Les mois se suivent et se ressemblent, et les vagues de chaleur de l'été avec eux. Voici ce que j'ai lu quand mon cerveau ne surchauffait pas :
- A la poursuite des Slans - A.E. Van Vogt
- Français (traduit de l'anglais par Jean Rosenthal)
- Papier
L'humanité vit dans la crainte et la haine des Slans, des mutants télépathes dotés de petites cornes et accusés des pires maux. Jommy Cross a survécu à l'assassinat de ses parents mais reste seul dans un monde hostile. Il part à la recherche de ses semblables mais se heurte à l'hostilité d'un autre peuple dont il ignorait l'existence : les Slans "sans cornes", dotés de pouvoirs limités et d'une haine sans bornes pour les "vrais" Slans. Pris entre deux feux, il aura besoin de tous ses "super-pouvoirs" de mutant pour s'en sortir, jusqu'à une conclusion finalement assez invraisemblable. On aurait pu s'attendre à mieux de la part d'un géant de la science-fiction comme Van Vogt.
- Alien People - John Coon
- Anglais
- Numérique - Téléchargé via le StoryBundle Undercover Aliens Bundle
Les habitants de la planète Lathos découvrent une très ancienne sonde de type Voyager, avec un appel de la part du peuple de la Terre de se rencontrer en paix. Bien que l'endroit soit réputé dangereux, une expédition est montée pour rencontrer les créateurs de la sonde. Cependant les choses ont changé sur Terre, et l'Earth Defense Bureau, sorte d'agence de "men in black", considère désormais toute arrivée extraterrestre comme hostile, et avec "l'aide" d'un traître à bord, ce qui devait être une mission d'esxploration pacifique se transforme en tragédie. Une histoire bien de notre époque, qui semble beaucoup plus pessimiste et méfiante par rapport aux espoirs portés par la conquête spatiale dans les années 1970.
- Brume / Paranoïa - Stephen King
- Français (traduit de l'anglais par Michèle Pressé & Serge Quadruppani)
- Papier
Stephen King a l'art de vous dissuader de mettre les pieds dans toute petite ville perdue du Maine ou du Massachusetts. Dans Brume (adapté au cinéma), l'une de ces petites villes est envahie par une brume peuplée de monstres sanguinaires, peut-être issus d'expériences militaires, mais pour le petit groupe coincé dans un supermarché, l'essentiel est de survivre malgré la poussée de la panique et de l'obscurantisme. D'autres nouvelles suivent la principale, avec des longueurs et des qualités plus inégales, mais qui font surgir la terreur de situations ou d'objets en apparence banals comme un vieux singe-jouet dont on se demande s'il est maléfique ou si son possesseur a bâti sa paranoïa autour d'un vieux traumatisme. Un rappel que tout est matière à des histoires, effrayantes ou non.
- Résurrections - Robert Silverberg
- Français (traduit de l'anglais par Gérard Colson)
- Papier
James Harker, ex-gouverneur poussé vers la sortie pour avoir tenté de défier le système, se reconvertit en avocat, puis se voit proposer de devenir conseiller juridique et porte-parole des laboratoires Beller, qui ont mis au point une technique de résurrection permettant de ranimer les morts s'ils sont morts depuis moins de vingt-quatre heures. Mais le climat politique, ainsi que des vengeances personnelles à son égard, vont rendre sa tâche quasi-impossible. Malgré son titre, le livre parle finalement assez peu de la résurrection elle-même, et beaucoup de ses implications politiques, juridiques et religieuses dans une civilisation, ce qui rend le récit très d'actualité, surtout à une époque où a lieu le débat inverse sur l'aide à mourir. Il aurait mérité un 5/5 si la fin n'avait pas été aussi abrupte.
- Le Voyageur imprudent - René Barjavel
- Français
- Papier
Après avoir subi la débâcle de 1940, Pierre Saint-Menoux renoue avec un étrange personnage, Noël Essaillon, qu'il avait rencontré avant de partir à la guerre, et qui est l'inventeur d'une substance permettant de voyager dans le temps ou de l'arrêter. A la recherche d'une époque où les humains sont parfaitement heureux et d'un moyen d'apporter ce bonheur à l'époque présente, il se rend jusqu'à l'an 100000 où un cerveau désincarné a pris le contrôle des humains réduits à de simples fonctions de base, puis tente d'éliminer Napoléon Bonaparte pour éviter des années de guerre en Europe, mais il découvre qu'on ne joue pas impunément avec le temps, au risque d'y créer des paradoxes. Sans doute l'un des premiers grands romans français sur le voyage dans le temps, il pêche cependant par une misogynie flagrante.





