jeudi 30 juillet 2026

Lectures de juillet 2026

Les mois se suivent et se ressemblent, et les vagues de chaleur de l'été avec eux. Voici ce que j'ai lu quand mon cerveau ne surchauffait pas :

  • A la poursuite des Slans - A.E. Van Vogt
    • Français (traduit de l'anglais par Jean Rosenthal)
    • Papier 

L'humanité vit dans la crainte et la haine des Slans, des mutants télépathes dotés de petites cornes et accusés des pires maux. Jommy Cross a survécu à l'assassinat de ses parents mais reste seul dans un monde hostile. Il part à la recherche de ses semblables mais se heurte à l'hostilité d'un autre peuple dont il ignorait l'existence : les Slans "sans cornes", dotés de pouvoirs limités et d'une haine sans bornes pour les "vrais" Slans. Pris entre deux feux, il aura besoin de tous ses "super-pouvoirs" de mutant pour s'en sortir, jusqu'à une conclusion finalement assez invraisemblable. On aurait pu s'attendre à mieux de la part d'un géant de la science-fiction comme Van Vogt.

  • Alien People - John Coon
    • Anglais
    • Numérique - Téléchargé via le StoryBundle Undercover Aliens Bundle 

Les habitants de la planète Lathos découvrent une très ancienne sonde de type Voyager, avec un appel de la part du peuple de la Terre de se rencontrer en paix. Bien que l'endroit soit réputé dangereux, une expédition est montée pour rencontrer les créateurs de la sonde. Cependant les choses ont changé sur Terre, et l'Earth Defense Bureau, sorte d'agence de "men in black", considère désormais toute arrivée extraterrestre comme hostile, et avec "l'aide" d'un traître à bord, ce qui devait être une mission d'esxploration pacifique se transforme en tragédie. Une histoire bien de notre époque, qui semble beaucoup plus pessimiste et méfiante par rapport aux espoirs portés par la conquête spatiale dans les années 1970.

  • Brume / Paranoïa - Stephen King
    • Français (traduit de l'anglais par Michèle Pressé & Serge Quadruppani)
    • Papier 

Stephen King a l'art de vous dissuader de mettre les pieds dans toute petite ville perdue du Maine ou du Massachusetts. Dans Brume (adapté au cinéma), l'une de ces petites villes est envahie par une brume peuplée de monstres sanguinaires, peut-être issus d'expériences militaires, mais pour le petit groupe coincé dans un supermarché, l'essentiel est de survivre malgré la poussée de la panique et de l'obscurantisme. D'autres nouvelles suivent la principale, avec des longueurs et des qualités plus inégales, mais qui font surgir la terreur de situations ou d'objets en apparence banals comme un vieux singe-jouet dont on se demande s'il est maléfique ou si son possesseur a bâti sa paranoïa autour d'un vieux traumatisme. Un rappel que tout est matière à des histoires, effrayantes ou non.

  • Résurrections - Robert Silverberg
    • Français (traduit de l'anglais par Gérard Colson)
    • Papier 

James Harker, ex-gouverneur poussé vers la sortie pour avoir tenté de défier le système, se reconvertit en avocat, puis se voit proposer de devenir conseiller juridique et porte-parole des laboratoires Beller, qui ont mis au point une technique de résurrection permettant de ranimer les morts s'ils sont morts depuis moins de vingt-quatre heures. Mais le climat politique, ainsi que des vengeances personnelles à son égard, vont rendre sa tâche quasi-impossible. Malgré son titre, le livre parle finalement assez peu de la résurrection elle-même, et beaucoup de ses implications politiques, juridiques et religieuses dans une civilisation, ce qui rend le récit très d'actualité, surtout à une époque où a lieu le débat inverse sur l'aide à mourir. Il aurait mérité un 5/5 si la fin n'avait pas été aussi abrupte.

  • Le Voyageur imprudent - René Barjavel
    • Français
    • Papier 

Après avoir subi la débâcle de 1940, Pierre Saint-Menoux renoue avec un étrange personnage, Noël Essaillon, qu'il avait rencontré avant de partir à la guerre, et qui est l'inventeur d'une substance permettant de voyager dans le temps ou de l'arrêter. A la recherche d'une époque où les humains sont parfaitement heureux et d'un moyen d'apporter ce bonheur à l'époque présente, il se rend jusqu'à l'an 100000 où un cerveau désincarné a pris le contrôle des humains réduits à de simples fonctions de base, puis tente d'éliminer Napoléon Bonaparte pour éviter des années de guerre en Europe, mais il découvre qu'on ne joue pas impunément avec le temps, au risque d'y créer des paradoxes. Sans doute l'un des premiers grands romans français sur le voyage dans le temps, il pêche cependant par une misogynie flagrante.

mercredi 15 juillet 2026

Gloriette, la bougie de massage anti-douleurs menstruelles

Bien que ce blog ne soit pas un blog bien-être (et ne le sera sans doute jamais), j'ai déjà ouvert la brèche avec la Sultane de Saba, alors autant continuer.

Comme beaucoup de femmes, je souffre de douleurs menstruelles, qui ne m'aident pas à travailler et encore moins à écrire quand elles surviennent. Elles sont heureusement limitées dans le temps (environ 48 heures, coïncidant à peu près avec le moment où le flux sanguin est le plus important) et en intensité, peu de risques que je souffre d'endométriose donc, mais ça fait quand même mal, et tous les moyens sont bons pour atténuer la douleur.

C'est pourquoi je n'ai pas hésité quand j'ai découvert la campagne Ulule concernant une bougie de massage censée lutter contre ces douleurs, créée par une femme pour des femmes, d'autant plus que la date de livraison était annoncée comme proche et pas dans 6 mois voire plus d'un an comme certaines campagnes. Il y a eu un léger retard dans l'expédition, sans doute dû aux multiples vagues de chaleur de mai et juin qui n'aidaient pas à s'occuper de logistique, mais j'ai reçu ma bougie à temps pour un premier test lors de mes menstruations de juillet.

Ces menstruations ont été un peu particulières, car elles ont tardé à réellement se "déclencher", il s'est passé quasiment une semaine avec seulement quelques gouttes de sang de temps en temps, alors que d'habitude cette phase ne dure pas plus de 2 ou 3 jours avant de passer à une phase de saignement plus abondant (et douloureux). C'est déjà arrivé au moins une fois, mais ce cycle étant un peu atypique, il faut le noter pour ce test. J'ai utilisé la bougie une fois au moment de ces "préliminaires" et une fois juste avant le déclenchement de la deuxième phase, celle du saignement abondant.

J'en retiens ceci :

  • Je n'ai pas l'habitude des bougies de massage. Maintenant, je vais l'avoir. Il n'est pas indiqué clairement qu'une fois un peu de "cire" fondue et la bougie éteinte, il faut laisser passer plusieurs minutes avant de prélever le produit, sous peine de se faire mal (et d'en mettre partout sous l'effet de la surprise).
  • L'odeur des huiles essentielles de la bougie est agréable, mais elle sent bizarrement quand elle brûle. Un effet constaté davantage par mon chéri que par moi-même, sans doute dû à sa composition qui n'est pas celle d'une bougie classique, mais d'une bougie de massage à base de beurre de karité et autres produits compatibles avec un étalage sur la peau.
  • Le massage en lui-même est agréable, bien que ce soit parfois difficile de s'étaler quelque chose de chaud quand on est déjà en période de canicule. Le produit laisse une pellicule grasse, cependant modérée et comparable à ce qui se passe quand j'utilise du beurre de karité classique. Avec la pellicule grasse, l'odeur des huiles essentielles reste sur la peau, ce qui est aussi agréable et permet de les respirer plus longtemps.
  •  L'essentiel, le but recherché : la douleur a été assez limitée pendant ce cycle. Je me suis réveillée pliée en deux la nuit suivante et j'ai dû prendre du paracétamol pour pouvoir me rendormir, comme souvent, mais je me suis limitée à 1,5 g de paracétamol pendant tout le cycle, ce qui est peu. Je note également qu'à la fin de la phase de saignement abondant, je n'ai pas ressenti le mal de tête qui arrive souvent à ce moment.

Le bilan est donc globalement positif mais il ne peut pas être concluant, s'agissant d'un seul cycle, un peu atypique de surcroît. J'attends donc de voir le prochain cycle, où mon utilisation de la bougie ne sera pas aussi balbutiante.

La bougie était livrée avec une tisane nommée "12 Lunes", également censée calmer les douleurs menstruelles en complément de la bougie. Je ne l'ai pas encore utilisée, rendez-vous au prochain cycle ?

En attendant, si vous voulez tester aussi, la bougie est disponible sur la toute nouvelle boutique de la créatrice. Cet article n'étant pas sponsorisé, il n'y a aucune réduction si vous venez de chez moi, mais elle ne coûte que 39,90€ pour un produit qui, au vu de sa taille et de la quantité d'huile prélevée en utilisation normale, peut durer de nombreux cycles.

La bougie de massage de Gloriette.

vendredi 10 juillet 2026

Maître et insoumis, et autres nouvelles d'écriture

Depuis quelque temps, je ne poste plus guère que des lectures ici, pour une raison très simple : l'écriture est fortement ralentie, même si j'essaie d'inverser la tendance. Et le fait de penser que personne ne me lit (au passage je n'ai pas tellement de preuves du contraire) ne m'aide pas non plus.

J'essaie de boucler des textes et de me motiver à écrire. La dernière aventure du Capitaine Quantum, La Loi des Thallions, avance tant bien que mal et elle est bien plus près de la fin qu'au début, mais je ne suis plus de la même humeur quand j'écris. Il n'y a pas si longtemps que ça, les punchlines du Capitaine me donnaient la pêche, maintenant elles ont du mal à sortir et j'ai l'impression de ne plus avoir le "feu sacré", comme si c'était une IA qui écrivait à ma place. (Ce qui est hors de question. Il faudra passer sur mon cadavre pour que des IA écrivent en mon nom, encore que je doute que qui que ce soit ait eu l'idée vu que personne ne lit déjà l'original.)

Je vais la terminer, mais j'ignore quand il y aura une nouvelle aventure du Capitaine, ni même s'il y en aura une. L'Alchimiste aussi attend la fin de sa dernière aventure en date, Un parfum d'éternité, et si tout est prêt ou presque, je n'arrive pas à l'écrire non plus. Peut-être que la chaleur ambiante fait aussi partie des coupables, à force de m'empêcher de dormir et de me couper l'envie de faire quoi que ce soit.

Pourtant, je ne me résouds toujours pas à laisser tomber. C'est peut-être une mauvaise idée, mais je mets en chantier un nouveau projet dans l'espoir de me remotiver. Baptisé Maître et insoumis, ce texte n'a rien à voir avec Jean-Luc Mélenchon, mais tout avec Stargate SG-1. La fameuse équipe y sera confronté à un Goa'uld que la série n'a pas pensé à exploiter : Medjed "le Frappeur", un des dieux les plus obscurs et les plus bizarres du panthéon égyptien. Redécouvert récemment par la culture manga, Medjed y est représenté sous la forme d'un gentil fantôme, alors que personnellement, je trouve ses représentations plutôt flippantes... mais c'est une bonne raison d'en faire un Goa'uld particulièrement tordu et dangereux. 

Un fantôme, un faucon à deux têtes... Vous les connaissiez, ces dieux égyptiens ? - [Domaine public], via Wikimedia Commons
L'avantage d'écrire dans l'univers de Stargate SG-1 est un peu le même que pour Agents provocateurs dans celui de Doctor Who : je connais tellement bien les décors et les personnages qu'il est très facile de me les représenter, même avec une fondue au fromage à la place du cerveau. Cela devrait rendre la chose plus simple, et peut-être même me remotiver pour le reste ? Oui, je sais bien que ce n'est pas la première fois que je dis ça, mais si c'était enfin la bonne...