dimanche 26 octobre 2014

Don d'Osiris et NaNoWriMo

Cela faisait longtemps que je n'étais plus venue publier ici, mais j'avais une bonne raison : j'étais très occupée d'abord par mon travail, mais aussi à retravailler Le Don d'Osiris qui devrait être publié en janvier 2015 par Le Peuple de Mü (qui sont d'ailleurs en ce moment même aux Intergalactiques de Lyon).
J'en donnerai des nouvelles plus tard, au fur et à mesure. Mais maintenant que le gros travail de réécriture est terminé et que novembre approche, je me prépare désormais à mon premier NaNoWriMo. Né aux États-Unis, le NaNoWriMo est un défi d'écriture consistant à écrire un roman d'au moins 50000 mots entre le 1er novembre à 0h et le 30 novembre à minuit. Le défi est de taille pour moi, quand on sait par exemple que L'étrange affaire Nottinger, que j'ai commencé à la fin de l'année dernière, n'a pour l'instant que péniblement dépassé les 40000 mots (mais il n'est pas terminé), et que Le Don d'Osiris qui m'a également pris beaucoup de temps n'en contient qu'environ 48000.
Je ne me lance pas les yeux fermés dans le NaNoWriMo : mon roman s'appellera De Charybde en Scylla et racontera les aventures terrifiantes... d'un groupe de jeune ladies dans un pensionnat victorien. Si l'histoire est terrifiante, c'est parce qu'elle flirte (tout comme L'étrange affaire Nottinger) avec les mondes de Lovecraft, et que des monstres millénaires vont très vite faire leur apparition dans cette antichambre de la bonne société polie et ennuyeuse.
De Charybde en Scylla se présentera sous la forme du journal de l'héroïne, journal dont j'ai déjà noté un aperçu du contenu pour 11 jours. Mes notes s'étofferont au fur et à mesure, mais novembre approche à grands pas.
Couverture de De Charybde en Scylla. Cliquez ici pour voir son avancement sur le NaNoWriMo.

jeudi 27 mars 2014

Story Bundle

Les gamers connaissent peut-être le "Humble Bundle", ce pack de jeux vidéo libres et multi-OS vendu en téléchargement exclusivement et à un prix fixé par l'acheteur.
Mais savez-vous que ce concept existe aussi pour les livres ?
De l'autre côté de l'Atlantique (mais disponible chez nous par la magie d'Internet) existe le "Story Bundle". Le principe est le même : un pack ("Bundle") de livres numériques d'auteurs indépendants est proposé à la vente pour un temps limité, et c'est l'acheteur qui décide non seulement du prix (de 3$ à 100$, il y en a vraiment pour toutes les bourses) mais aussi de la répartition de ce dernier entre les auteurs et les gérants du site, et éventuellement une œuvre de charité américaine liée à l'écriture ou au thème du Bundle en cours. A noter que 3$ est le prix minimum, mais les acheteurs sont incités à mettre au minimum une douzaine de dollars, car au-delà de ce seuil, ils ont droit à une version enrichie du Bundle avec des livres supplémentaires.
Autre avantage du Bundle, les livres ainsi obtenus sont tous sans DRM et peuvent être lus sur n'importe quel appareil (testé et approuvé sur mon toujours vaillant Cybook Orizon) ; ils peuvent aussi être passés à des amis, mais la souplesse et l'attractivité de la formule fait qu'on sera plutôt tenté de faire découvrir le Bundle en incitant à payer, personnellement je pense que si on me le demandait, je ne passerais qu'une partie des livres, avec le lien officiel http://storybundle.com/ qui même en l'absence de Bundle actif, permet de se renseigner sur les futures sorties.
Côté paiement, pas de problème, le site intègre plusieurs méthodes très répandues sur Internet : via un compte Amazon, un compte Paypal ou directement par carte (ce dernier étant peut-être limité aux USA, je n'ai pas essayé). Vous pouvez les utiliser pour payer le Bundle en cours, ou pour vous procurer une "carte-cadeau" qui vous permettra d'offrir un futur Bundle à l'un de vos amis.
La dernière offre, intitulée "Epic Fantasy Bundle", vient de se terminer et je suis encore loin d'avoir lu tout son contenu. The Immortals de Tracy Hickman est un très bon thriller politique sur la possibilité d'une pandémie, tandis que l'excellent Camelot Papers de Peter David offre une vision inédite de l'histoire du Roi Arthur et de la Table Ronde (et une mention spéciale pour sa couverture parodiant les journaux à scandale). Un peu moins d'enthousiasme pour Spirit Walker de David Farland, mais ce n'est que mon avis personnel, je n'ai pas réussi à bien accrocher à l'histoire. Et il m'en reste bien d'autres à lire, dont une novella de Neil Gaiman !

samedi 18 janvier 2014

J'ai testé pour vous : Les MOOCs

Alors que la France s'enorgueillit de mettre bientôt à disposition de tous des cours en lignes ou MOOCs (Massive Open Online Courses) issus des meilleures facs, et ce malgré la protestation de certains syndicats enseignants, les cours en ligne sont une réalité depuis longtemps dans les universités américaines et britanniques. D'importantes plate-formes regroupent ces cours en ligne pour en faciliter l'accès, dont l'une des principales est Coursera, qui accueille d'ailleurs depuis peu des cours en ligne issus de grandes écoles françaises comme HEC ou l'Ecole Polytechnique.
En l'occurrence, le cours qui m'intéressait n'était pas issu d'une université française mais américaine, University of Michigan, pour un cours intitulé Fantasy and Science-Fiction: The Human Mind, Our Modern World (les lecteurs réguliers de mon blog ne s'étonneront pas de reconnaître mes goûts...)
Pour ceux qui pensent que "cours en ligne" équivaut à se tourner les pouces, ce cours suffirait à vous détromper. Ce n'est pas le cas de tout ce qui est proposé sur la plate-forme, mais la page d'accueil du cours indique une charge de travail d'au moins 8 heures par semaine, et il y a effectivement du travail à fournir. Bien sûr, il reste possible de se contenter de regarder les explications en vidéo du professeur (et elles sont nombreuses, à elles seules elles occupaient facilement 3 ou 4 heures par semaine), mais cela ne suffira pas pour que le cours soit considéré comme réellement suivi. Les MOOCs ne sont pas forcément passifs, ils demandent de la participation, en l'occurrence lire le livre de la semaine et écrire un petit texte sur le sujet. Et le travail ne s'arrête pas là : une fois que l'on a envoyé son texte via l'interface de la classe, il faut évaluer ceux des autres participants. La note donnée par les autres étudiants ou peer review a beaucoup d'importance ; même si le professeur a la décision finale sur la note, dans la pratique (ou du moins pour mes textes) il y a très peu d'ajustements.
D'une manière générale, le cours accorde beaucoup d'importance aux interactions entre étudiants, non seulement avec cette peer review mais aussi par l'intermédiaire des forums de discussion. Cependant les forums en question contenaient beaucoup de questions des étudiants à l'équipe éducative et peu de réponses de cette dernière, ce qui générait un peu de frustration de leur part.
Globalement, le contenu du cours était très intéressant, et même si je connaissais certaines des oeuvres abordées, la méthode m'a permis de les aborder sous un angle inédit ; et pour d'autres, ça a été l'occasion de les découvrir. Cependant, malgré les avantages des contenus accessibles en ligne n'importe quand, un cours avec une telle charge de travail est difficilement compatible avec un emploi à plein temps, ce qui m'a conduite à rater deux semaines sur les onze : l'une où j'ai fait la lecture mais pas le texte, et l'autre où je n'ai même pas pu faire la lecture (mais j'ai lu le roman par la suite, c'était The Left Hand of Darkness par Ursula K. LeGuin).
J'ai quand même eu la joie de recevoir mon certificat de participation avec un score de 70,2%. Il n'a aucune valeur officielle, mais indiquer sa participation à des cours en ligne peut servir à démontrer un intérêt pour la formation continue. Et pour ceux qui sont vraiment motivés, Coursera propose également pour certains de ses cours une version Signature Track, payante et un peu plus contraignante, mais qui permet cette fois de recevoir un certificat officiel de l'université partenaire.
En tout cas, l'expérience a été bonne, et je pense suivre un nouveau cours en ligne parmi ceux de la liste de suivi, mais avec moins de charge de travail... et peut-être pas tout de suite.

Un ancêtre des MOOCs dans les années 1960 en Australie ? "Class Via Radio", Premier's Department, State Public Relations Bureau, Photographic Unit [Public domain], via Wikimedia Commons

samedi 4 janvier 2014

Deux romans de Gaston Leroux à lire

Gaston Leroux (1868 - 1927) est principalement connu pour son célèbre Fantôme de l'Opéra, et pour les aventures de Rouletabille qui commencent avec le Mystère de la chambre jaune. Mais ce ne sont pas les seuls romans de ce prolifique auteur français, et j'en ai lu récemment deux que j'aimerais faire partager, La Poupée sanglante et La Machine à assassiner. Deux romans qui n'en font en réalité qu'un seul, paru sous forme de feuilleton dans le journal Le Matin en 1923 avant d'être édité en 1924.
L'histoire commence dans un microcosme de quelques maisons de l'Île Saint-Louis à Paris, où on suit le relieur Bénédict Masson et ses voisins, en particulier le vieil horloger Norbert et sa famille qui semblent se livrer à d'étranges travaux ayant plus ou moins de rapport avec le mouvement perpétuel. Pour Bénédict, cependant, le principal intérêt de la famille Norbert est Christine, la fille de l'horloger, dont il est amoureux. Mais tout semble s'y opposer, d'abord parce que Bénédict est laid à faire peur (ce qui n'est pas sans rappeler le Fantôme de l'Opéra, qui était lui aussi amoureux d'une Christine...), ensuite parce que Christine est fiancée à son cousin Jacques, un brillant médecin, ce qui ne l'empêche pas de recevoir dans sa chambre un mystérieux jeune homme muet nommé Gabriel.
Mais ce qui pourrait de prime abord ressembler à un vaudeville parisien se charge vite de mystère, avec l'apparition du marquis de Coulteray qui engage Bénédict et Christine à son service : la rumeur dit que cet homme est un vampire, et sa femme affirme d'ailleurs en être la victime. Incapable de protéger cette femme ni d'obtenir Christine, Bénédict décide finalement de se retirer dans sa maison de campagne, proche des terres du marquis, où il est accusé de nombreux meurtres et condamné à mort sans qu'on sache s'il est coupable ou non.
C'est là que débute la seconde partie, La Machine à assassiner, où malgré un mélange de points de vue qui rend la narration un peu plus confuse (La Poupée sanglante, pour sa part, suivait de près le point de vue de Bénédict Masson), on assiste à une nouvelle aventure qui flirte avec la science-fiction, le personnage principal de cette partie étant un véritable cyborg avant l'heure. En même temps, le roman garde un style bien ancré dans celui des feuilletons du début du XXe siècle, avec des allusions à "la" technologie d'avant-garde du moment : la radiothérapie, et en particulier l'utilisation du radium que l'on croyait alors source de vie.
Si vous voulez vous aussi vous plonger dans l'aventure, les deux romans sont disponibles gratuitement et sans DRM aux adresses suivantes :

vendredi 27 décembre 2013

John, Edward, Duncan et les autres

Fin d'année chargée oblige, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire. J'ai quand même pu terminer une histoire courte dont l'idée m'était venue quelque part en décembre : L'ambassadeur. Malgré la période propice aux chocolats, John, notre ambassadeur, ne vous offrira pas de Ferrero Rocher comme dans la vieille pub, mais son étrange aventure ne vous laissera sûrement pas indifférents.
Couverture de "L'ambassadeur" sur Atramenta. Cliquez ici pour accéder au texte complet.
Ce texte court terminé, je me remets progressivement à L'étrange affaire Nottinger où ce cher Edward Nottinger a déjà réussi un exploit : se lever (oui, je vous jure que pour un mort, c'est un exploit). J'en profite pour relire du Lovecraft et me replonger ainsi dans l'ambiance du mythe de Cthulhu qui va imprégner tout ce roman (je n'hésite pas à risquer ma santé mentale pour mes lecteurs)... Au fait, saviez-vous qu'avant que je ne commence L'étrange affaire Nottinger, le nom d'Edward Nottinger est déjà apparu dans un de mes textes qui n'avait a priori pas grand-chose à voir avec le roman ? Cependant l'écriture de L'étrange affaire Nottinger a démarré peu après ce texte, et son personnage est brièvement évoqué sous le nom d'Edward Percy Nottinger. Vous pouvez voir le texte en question ici : http://blackberry-strawberry.blogspot.fr/2013/07/lavinia-le-2e-prix.html.
Et plus récemment, c'est Duncan Blackthorne qui s'est rappelé à mon bon souvenir pour me persuader de rajouter quelques paragraphes au troisième épisode (encore embryonnaire) de ses aventures : Duncan Blackthorne et l'Ombre du Rex Ka. Je n'ai pas encore la couverture de Duncan Blackthorne et la Venise des Glaces, mais j'en ai reçu un croquis représentant Duncan toutes griffes dehors au milieu du décor mystique de la Venise des Glaces. La version finale promet d'être impressionnante...

dimanche 6 octobre 2013

Get Loki

Et voilà, après de longs mois de remise en forme et de corrections diverses, Duncan Blackthorne et la Venise des Glaces, la seconde aventure de Duncan Blackthorne, est enfin en ligne sur Atramenta ! Il n'y a pas encore de couverture comme pour Duncan Blackthorne et l'Ange écarlate mais cela devrait arriver bientôt. En attendant, je vous propose cette petite chanson inspirée du dernier tube de Daft Punk, qui vous donnera peut-être envie d'aller voir les aventures de Duncan ! Attention, il y a aussi un peu (beaucoup ?) de spoiler dedans...

Like the legend of the Venice
Some things ain't easy to reach
But when Hatan got a message
From the pole through the Elements

I said:

I need to fly
To the pole, no matter why
If blizzard shows up
I'll turn round but won't give up

I yelled "Hatan", it opened
Grell'eyy'ann showed me the stone
In which slept the Child of Dawn
I have to protect against Loki
I came straight back to Europe
Gave him a body that rocks
But I couldn't figure out
That we would be trapped by Loki
In Ragnarok we met Loki
Oglyn was abducted by Loki
I really had to get Loki
At least free Oglyn from Loki

The Popess holds a traitor
We had to change our shelter
Then we met the Thunder-Pilgrim
In five minutes I hated him

It could have gone bad
But Helga came around
She made me feel good
Even love the House of God

And the next night we made love
Thought it was under control
Didn't hear the bad guys come
And once again I met Loki
Oglyn was caught once again
I had to make Loki pay
I called for Helga and friends
And we went out to get Loki
We're up all night to get Loki (x4)

Loki went away
Shenesha showed the way
With Kyle and Nissi
Sure no one can stop me

In an abandoned buiding
Was set the final meeting
I was the first one moving
I was eager to get Loki
Kyle and Nissi in a trap
Set free by me in a knack
Woke Oglyn up from his nap
While I got out to get Loki
On a condor to get Loki
Against a geisha to get Loki
Maybe was too hard to get Loki
Next time we meet, I'll get Loki (x3)
In my next novel, I'll get Loki...

samedi 21 septembre 2013

Le projet Bradbury

J'avais parlé il y a plusieurs mois déjà de l'initiative "Adopte un Auteur". Mais Neil Jomunsi n'est décidément jamais à court d'idées, puisqu'au début de ce mois de septembre, il a lancé un nouveau projet d'écriture très original nommé "Projet Bradbury".
Ce projet a pour origine une interview du regretté Ray Bradbury qui donnait ce conseil aux jeunes auteurs :

“Écrire un roman, c’est compliqué : vous pouvez passer une année, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes. Une par semaine. Il n’y a que comme ça que vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous serez alors heureux d’avoir vraiment accompli quelque chose. Vous aurez entre les mains 52 nouvelles. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises : c’est impossible.”

Neil a donc décidé de prendre ce conseil au mot et de se mettre au travail pour sortir chaque semaine, pendant un an, une nouvelle différente. Au moment où j'écris ces lignes, il y en a déjà 5 disponibles : Nouveau Message, Onkalo, Le dernier invité, Kukulkan et Le Grand-Hozirus. Afin de ne rien rater, j'ai souscrit un abonnement pour pouvoir profiter de tous ces textes en avant-première, et je dois avouer que je ne le regrette pas pour le moment.
  • Nouveau Message : La toute première de la série, où on sent qu'elle démarre en trombe avec cette intrigue à base de surveillance globale (thème ô combien d'actualité) et d'intelligences artificielles se révélant plus sentimentales que certains humains.
  • Onkalo : Celle-ci débute de façon un peu déconcertante, on en sait pas exactement où on met les pieds : sur une autre planète ou une Terre aux relents de post-apocalyptique ? La fin est tellement importante que je ne me risquerai pas à faire du spoil, sachez simplement qu'elle nous pose encore une fois une question d'actualité : que laisserons-nous à ceux qui chercheront nos traces ?
  • Le dernier invité : Celle que j'ai le moins aimée jusqu'à présent, c'est cependant une belle histoire poétique sur les êtres chers malheureusement disparus.
  • Kukulkan : (désolée pour les accents, je ne suis plus tout à fait sûre de leur emplacement) Un étonnant mélange entre l'angoisse et les dieux anciens qui m'a rappelé l'Appel de Cthulhu et ses mythes, et l'économie capitaliste moderne où, encore une fois, nagent des requins eux aussi dangereux, et les monstres ne sont pas forcément là où on les attend...
  • Le Grand-Hozirus : Au-delà du comique de l'histoire (qui m'a fait penser au clip de Sin Sin Sin de Robbie Williams, allez savoir pourquoi), une excellente réflexion sur les sectes et leur pouvoir d'endoctrinement, mais aussi sur les religions.
Bref, vous l'aurez compris : ma conclusion est que le Projet Bradbury est à suivre impérativement, et que si vous n'êtes pas déjà abonné à ce grand projet, il est urgent pour vous de le faire en vous rendant sur la page officielle !