Quelques mois seulement après sa sortie, Le Don d'Osiris va déjà avoir droit à une deuxième édition. En effet, mon éditeur a trouvé un nouveau diffuseur, ce qui a conduit à une refonte des couvertures et donc une réédition imminente de leurs livres déjà sortis.
La nouvelle couverture du Don d'Osiris reste très similaire à la première, en se basant sur la même image, mais inversée.
Si vous avez déjà un exemplaire de la première édition, je vous conseille de la garder précieusement. Cela pourrait devenir un jour un exemplaire collector ! :)
dimanche 19 avril 2015
mercredi 11 février 2015
"Orgueil et Préjugés et Zombies" de Seth Grahame-Smith et Jane Austen
Jane Austen ne m'est pourtant pas totalement inconnue, puisque j'ai lu au moins son grinçant Northanger Abbey (également connu en français sous le nom de Catherine Morland). Je l'ai d'ailleurs bien apprécié pour la naïveté aussi risible que touchante de l'héroïne, qui ne connaît le monde qu'à travers les romans.
| Portrait de Marcia Fox par William Beechey [domaine public] - Une version "zombifiée" de ce portrait illustre la couverture originale d'Orgueil et Préjugés et Zombies. |
Bien sûr, je connais un peu l'histoire d'Orgueil et Préjugés comme tout le monde. J'ai même découvert en discutant avec mes collègues que l'un d'entre eux, pourtant peu porté sur la lecture, a lu Orgueil et Préjugés ; raison de plus pour que je m'y mette après la version "zombifiée".
Orgueil et Préjugés et Zombies est donc une adaptation par Seth Grahame-Smith, dont l'originalité est de conserver une importante proportion du texte original d'Orgueil et Préjugés tout en y intégrant parfaitement l'épidémie de zombies qui menace en permanence la campagne anglaise. Mr Bennet, dont le principal souci est désormais de "maintenir ses filles en vie", les a envoyées quelques années plus tôt en Chine, où un sévère maître Shaolin leur a enseigné les arts martiaux. Le décor est donc planté dès le début de l'histoire : Elizabeth Bennet et ses sœurs sont des guerrières, ayant toutes juré de défendre leurs terres contre les morts-vivants.
Mais la persistance du texte original donne lieu à quelques associations étonnantes. Ainsi, quand Darcy et les Bingley font devant Elizabeth le portrait de la jeune fille idéalement "accomplie", ils ajoutent à la connaissance de la littérature et des ouvrages de dames celle des arts martiaux. Le mépris de Lady Catherine de Bourgh, la tante de Darcy, pour Elizabeth n'est pas seulement dû à sa condition ou à la réputation de sa famille, mais aussi à son style de combat chinois alors que Lady Catherine tient en très haute estime le style japonais de Kyoto. La confrontation entre les deux femmes se fait d'ailleurs sabre à la main, dans le dojo personnel de Lady Catherine et avec l'intervention de ninjas à son service.
De même, Darcy s'oppose à l'union de Jane Bennet et de son ami Bingley parce qu'en plus du comportement déplorable de sa mère et de ses plus jeunes sœurs, il croit que la maladie de Jane est le premier symptôme du mal qui fera d'elle une zombie à terme. Si cela se révèle faux pour Jane, ce ne sera pas le cas de Charlotte Lucas, qui décide de lutter jusqu'au dernier moment contre le mal en ne pensant qu'à vivre les derniers mois d'humanité qui lui restent aussi normalement et heureusement que possible avec son nouvel époux, Mr Collins.
Elizabeth elle-même, qui a déjà la langue assassine dans l’œuvre originale, joint le geste à la parole dans Orgueil et Préjugés et Zombies, parlant sérieusement de poignarder Darcy pour l'affront qu'il lui a fait ainsi qu'à sa sœur Jane. Lorsqu'elle découvre par la suite à quel point elle s'est trompée sur son compte, elle n'hésite pas à s'infliger des cicatrices pour se punir de ses fautes comme le lui a enseigné son maître.
En bref, Orgueil et Préjugés et Zombies est une lecture rafraîchissante, qui ne changera pas ma vie, mais qui m'a fait passer un bon moment à imaginer les héroïnes de Jane Austen, sans doute un peu irrévérencieuses mais peu portées sur la bagarre apocalyptique dans l'original, confrontées à une invasion de morts-vivants. Peut-être devrais-je aussi me mettre à un autre roman dans la même veine, Raison et Sentiments et Monstres marins (en anglais Sense and Sensitivity and Sea Monsters) ?
En attendant, un film adapté du livre est prévu pour une date encore indéterminée de 2015. Les zombies n'ont pas encore fini d'envahir nos écrans (de cinéma et de liseuse)...
| Matt Smith interprétera Mr Collins dans l'adaptation d'Orgueil et Préjugés et Zombies - Photo par Gage Skidmore from Peoria, AZ, United States of America [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons |
dimanche 8 février 2015
L'instant steampunk
Je viens de finir un StoryBundle à thème steampunk que j'avais
téléchargé il y a déjà un moment. (Il y a en ce moment d'autres
StoryBundles qui me font les yeux doux, mais j'en ai encore un autre à
lire avant de passer à la suite.)
Petit rappel : le steampunk, également qualifié en français de "futur à vapeur" voire de "rétro-futur", est un sous-genre de la science-fiction ou du fantastique (souvent à la croisée des chemins entre les deux) supposant que l'électricité et l'électronique telles qu'on les connaît ne se soient pas ou peu développées, et que la machine à vapeur, reine de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, soit toujours la technologie dominante.
Même si ce n'est pas toujours le cas, l'univers steampunk peut ajouter à l'uchronie une touche de "magie", ou une science ou une technologie improbable ayant émergé et éventuellement étouffé d'autres sciences qui auraient pu mener à un monde "normal". Ainsi, les Drifting Isle Chronicles ajoutent une île flottant au-dessus des nuages, et un mystérieux carburant surpuissant nommé "mercure noir" (black mercury) qui s'avère par la suite avoir des propriétés magiques. Dans Illumination Paradox de Jacqueline Garlick, des "illuminateurs" (illuminators), se rapprochant des premières machines de radioscopie, possèdent des propriétés bien plus extraordinaires que celles que l'on prêtait à la radioactivité au début du XXe siècle.
Le steampunk se caractérise également par une esthétique particulière et très reconnaissable, inspirée par Jules Verne et les auteurs de science-fiction de la même époque (comme le trop méconnu Albert Robida), où d'invraisemblables machines côtoient la mode et l'architecture de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Le steampunk pourra ainsi nous montrer une variante unchronique de l'exposition universelle de 1889 où aux pieds de la tour Eiffel, des dames en robe longue et des messieurs moustachus en smoking s'émerveilleront sur un "télectroscope" ou une "machine de Babbage" fonctionnelle... Le steampunk s'est même plus ou moins détaché de la littérature pour devenir une mode à part entière, proche du gothique et où prédominent des accessoires à base de laiton, de rouages d'horlogerie, de fluides colorés et d'énormes lunettes dignes des pionniers de l'aviation.
En bref, le steampunk est un monde à part, hors du temps, que tous les amateurs d'évasion devraient aller visiter... un peu plus qu'un instant.
Petit rappel : le steampunk, également qualifié en français de "futur à vapeur" voire de "rétro-futur", est un sous-genre de la science-fiction ou du fantastique (souvent à la croisée des chemins entre les deux) supposant que l'électricité et l'électronique telles qu'on les connaît ne se soient pas ou peu développées, et que la machine à vapeur, reine de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, soit toujours la technologie dominante.
Même si ce n'est pas toujours le cas, l'univers steampunk peut ajouter à l'uchronie une touche de "magie", ou une science ou une technologie improbable ayant émergé et éventuellement étouffé d'autres sciences qui auraient pu mener à un monde "normal". Ainsi, les Drifting Isle Chronicles ajoutent une île flottant au-dessus des nuages, et un mystérieux carburant surpuissant nommé "mercure noir" (black mercury) qui s'avère par la suite avoir des propriétés magiques. Dans Illumination Paradox de Jacqueline Garlick, des "illuminateurs" (illuminators), se rapprochant des premières machines de radioscopie, possèdent des propriétés bien plus extraordinaires que celles que l'on prêtait à la radioactivité au début du XXe siècle.
Le steampunk se caractérise également par une esthétique particulière et très reconnaissable, inspirée par Jules Verne et les auteurs de science-fiction de la même époque (comme le trop méconnu Albert Robida), où d'invraisemblables machines côtoient la mode et l'architecture de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Le steampunk pourra ainsi nous montrer une variante unchronique de l'exposition universelle de 1889 où aux pieds de la tour Eiffel, des dames en robe longue et des messieurs moustachus en smoking s'émerveilleront sur un "télectroscope" ou une "machine de Babbage" fonctionnelle... Le steampunk s'est même plus ou moins détaché de la littérature pour devenir une mode à part entière, proche du gothique et où prédominent des accessoires à base de laiton, de rouages d'horlogerie, de fluides colorés et d'énormes lunettes dignes des pionniers de l'aviation.
En bref, le steampunk est un monde à part, hors du temps, que tous les amateurs d'évasion devraient aller visiter... un peu plus qu'un instant.
| Ordinateur steampunk - Par Lassmiranja (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons - http://www.steampunker.de |
| Chien-robot steampunk - Par Loz Pycock [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons - J'ai un coup de cœur pour celui-là, puisque c'est une réinterpétation steampunk de K-9, le chien-robot de Doctor Who ;) |
samedi 17 janvier 2015
Le Don d'Osiris en librairie ! Et la suite..
Et voilà, c'est fait : comme je l'avais annoncé en fin d'année dernière, Le Don d'Osiris est disponible depuis le 15 janvier chez Le Peuple de Mü. Il peut être commandé soit directement sur le site de l'éditeur (qui vous proposera des "packs" papier + e-book au format de votre choix), soit dans toute librairie physique ou en ligne : j'ai déjà pu constater sa présence notamment sur Amazon, ainsi que sur d'autres librairies en ligne, où il est disponible également au format EPUB ou PDF. Vous pouvez retrouver le lien sur le menu de droite.
Cependant je ne m'arrête pas en si bon chemin. Pour fêter la sortie du Don d'Osiris, je viens de sortir la version 2.0 de mon BookPack, qui inclut la version corrigée de De Charybde en Scylla : après le NaNoWriMo, je n'avais pas touché au texte, et l'ayant écrit en un mois avec la vitesse qu'on imagine, j'y avais forcément laissé quelques erreurs, allant de la simple ponctuation à un mot carrément remplacé par un autre qui n'avait même pas une vague ressemblance de sens.
Et Le Don d'Osiris aura un jour des successeurs, puisque je travaille toujours à l'écriture de L'étrange affaire Nottinger. Je suis actuellement à un moment plutôt crucial, celui où l'écriture piétine. J'ignore encore si c'est mon travail qui siphonne toute ma concentration, ou si quelque chose dans l'histoire manque de fluidité, mais j'essaie de relancer le projet en y adjoignant autre chose sur le même thème, et qui me permettra de me plonger plus avant dans la complexe famille Nottinger : une série de nouvelles mettant en scène le représentant de chaque génération de la famille Nottinger ; et je commence par le fondateur Edward Percy, dont l'histoire explorera la face cachée de la bonne société victorienne, cependant avec moins de monstres que dans De Charybde en Scylla.
Cependant je ne m'arrête pas en si bon chemin. Pour fêter la sortie du Don d'Osiris, je viens de sortir la version 2.0 de mon BookPack, qui inclut la version corrigée de De Charybde en Scylla : après le NaNoWriMo, je n'avais pas touché au texte, et l'ayant écrit en un mois avec la vitesse qu'on imagine, j'y avais forcément laissé quelques erreurs, allant de la simple ponctuation à un mot carrément remplacé par un autre qui n'avait même pas une vague ressemblance de sens.
Et Le Don d'Osiris aura un jour des successeurs, puisque je travaille toujours à l'écriture de L'étrange affaire Nottinger. Je suis actuellement à un moment plutôt crucial, celui où l'écriture piétine. J'ignore encore si c'est mon travail qui siphonne toute ma concentration, ou si quelque chose dans l'histoire manque de fluidité, mais j'essaie de relancer le projet en y adjoignant autre chose sur le même thème, et qui me permettra de me plonger plus avant dans la complexe famille Nottinger : une série de nouvelles mettant en scène le représentant de chaque génération de la famille Nottinger ; et je commence par le fondateur Edward Percy, dont l'histoire explorera la face cachée de la bonne société victorienne, cependant avec moins de monstres que dans De Charybde en Scylla.
dimanche 26 octobre 2014
Don d'Osiris et NaNoWriMo
Cela faisait longtemps que je n'étais plus venue publier ici, mais j'avais une bonne raison : j'étais très occupée d'abord par mon travail, mais aussi à retravailler Le Don d'Osiris qui devrait être publié en janvier 2015 par Le Peuple de Mü (qui sont d'ailleurs en ce moment même aux Intergalactiques de Lyon).
J'en donnerai des nouvelles plus tard, au fur et à mesure. Mais maintenant que le gros travail de réécriture est terminé et que novembre approche, je me prépare désormais à mon premier NaNoWriMo. Né aux États-Unis, le NaNoWriMo est un défi d'écriture consistant à écrire un roman d'au moins 50000 mots entre le 1er novembre à 0h et le 30 novembre à minuit. Le défi est de taille pour moi, quand on sait par exemple que L'étrange affaire Nottinger, que j'ai commencé à la fin de l'année dernière, n'a pour l'instant que péniblement dépassé les 40000 mots (mais il n'est pas terminé), et que Le Don d'Osiris qui m'a également pris beaucoup de temps n'en contient qu'environ 48000.
Je ne me lance pas les yeux fermés dans le NaNoWriMo : mon roman s'appellera De Charybde en Scylla et racontera les aventures terrifiantes... d'un groupe de jeune ladies dans un pensionnat victorien. Si l'histoire est terrifiante, c'est parce qu'elle flirte (tout comme L'étrange affaire Nottinger) avec les mondes de Lovecraft, et que des monstres millénaires vont très vite faire leur apparition dans cette antichambre de la bonne société polie et ennuyeuse.
De Charybde en Scylla se présentera sous la forme du journal de l'héroïne, journal dont j'ai déjà noté un aperçu du contenu pour 11 jours. Mes notes s'étofferont au fur et à mesure, mais novembre approche à grands pas.
J'en donnerai des nouvelles plus tard, au fur et à mesure. Mais maintenant que le gros travail de réécriture est terminé et que novembre approche, je me prépare désormais à mon premier NaNoWriMo. Né aux États-Unis, le NaNoWriMo est un défi d'écriture consistant à écrire un roman d'au moins 50000 mots entre le 1er novembre à 0h et le 30 novembre à minuit. Le défi est de taille pour moi, quand on sait par exemple que L'étrange affaire Nottinger, que j'ai commencé à la fin de l'année dernière, n'a pour l'instant que péniblement dépassé les 40000 mots (mais il n'est pas terminé), et que Le Don d'Osiris qui m'a également pris beaucoup de temps n'en contient qu'environ 48000.
Je ne me lance pas les yeux fermés dans le NaNoWriMo : mon roman s'appellera De Charybde en Scylla et racontera les aventures terrifiantes... d'un groupe de jeune ladies dans un pensionnat victorien. Si l'histoire est terrifiante, c'est parce qu'elle flirte (tout comme L'étrange affaire Nottinger) avec les mondes de Lovecraft, et que des monstres millénaires vont très vite faire leur apparition dans cette antichambre de la bonne société polie et ennuyeuse.
De Charybde en Scylla se présentera sous la forme du journal de l'héroïne, journal dont j'ai déjà noté un aperçu du contenu pour 11 jours. Mes notes s'étofferont au fur et à mesure, mais novembre approche à grands pas.
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| Couverture de De Charybde en Scylla. Cliquez ici pour voir son avancement sur le NaNoWriMo. |
jeudi 27 mars 2014
Story Bundle
Les gamers connaissent peut-être le "Humble Bundle", ce pack de jeux vidéo libres et multi-OS vendu en téléchargement exclusivement et à un prix fixé par l'acheteur.
Mais savez-vous que ce concept existe aussi pour les livres ?
De l'autre côté de l'Atlantique (mais disponible chez nous par la magie d'Internet) existe le "Story Bundle". Le principe est le même : un pack ("Bundle") de livres numériques d'auteurs indépendants est proposé à la vente pour un temps limité, et c'est l'acheteur qui décide non seulement du prix (de 3$ à 100$, il y en a vraiment pour toutes les bourses) mais aussi de la répartition de ce dernier entre les auteurs et les gérants du site, et éventuellement une œuvre de charité américaine liée à l'écriture ou au thème du Bundle en cours. A noter que 3$ est le prix minimum, mais les acheteurs sont incités à mettre au minimum une douzaine de dollars, car au-delà de ce seuil, ils ont droit à une version enrichie du Bundle avec des livres supplémentaires.
Autre avantage du Bundle, les livres ainsi obtenus sont tous sans DRM et peuvent être lus sur n'importe quel appareil (testé et approuvé sur mon toujours vaillant Cybook Orizon) ; ils peuvent aussi être passés à des amis, mais la souplesse et l'attractivité de la formule fait qu'on sera plutôt tenté de faire découvrir le Bundle en incitant à payer, personnellement je pense que si on me le demandait, je ne passerais qu'une partie des livres, avec le lien officiel http://storybundle.com/ qui même en l'absence de Bundle actif, permet de se renseigner sur les futures sorties.
Côté paiement, pas de problème, le site intègre plusieurs méthodes très répandues sur Internet : via un compte Amazon, un compte Paypal ou directement par carte (ce dernier étant peut-être limité aux USA, je n'ai pas essayé). Vous pouvez les utiliser pour payer le Bundle en cours, ou pour vous procurer une "carte-cadeau" qui vous permettra d'offrir un futur Bundle à l'un de vos amis.
La dernière offre, intitulée "Epic Fantasy Bundle", vient de se terminer et je suis encore loin d'avoir lu tout son contenu. The Immortals de Tracy Hickman est un très bon thriller politique sur la possibilité d'une pandémie, tandis que l'excellent Camelot Papers de Peter David offre une vision inédite de l'histoire du Roi Arthur et de la Table Ronde (et une mention spéciale pour sa couverture parodiant les journaux à scandale). Un peu moins d'enthousiasme pour Spirit Walker de David Farland, mais ce n'est que mon avis personnel, je n'ai pas réussi à bien accrocher à l'histoire. Et il m'en reste bien d'autres à lire, dont une novella de Neil Gaiman !
Mais savez-vous que ce concept existe aussi pour les livres ?
De l'autre côté de l'Atlantique (mais disponible chez nous par la magie d'Internet) existe le "Story Bundle". Le principe est le même : un pack ("Bundle") de livres numériques d'auteurs indépendants est proposé à la vente pour un temps limité, et c'est l'acheteur qui décide non seulement du prix (de 3$ à 100$, il y en a vraiment pour toutes les bourses) mais aussi de la répartition de ce dernier entre les auteurs et les gérants du site, et éventuellement une œuvre de charité américaine liée à l'écriture ou au thème du Bundle en cours. A noter que 3$ est le prix minimum, mais les acheteurs sont incités à mettre au minimum une douzaine de dollars, car au-delà de ce seuil, ils ont droit à une version enrichie du Bundle avec des livres supplémentaires.
Autre avantage du Bundle, les livres ainsi obtenus sont tous sans DRM et peuvent être lus sur n'importe quel appareil (testé et approuvé sur mon toujours vaillant Cybook Orizon) ; ils peuvent aussi être passés à des amis, mais la souplesse et l'attractivité de la formule fait qu'on sera plutôt tenté de faire découvrir le Bundle en incitant à payer, personnellement je pense que si on me le demandait, je ne passerais qu'une partie des livres, avec le lien officiel http://storybundle.com/ qui même en l'absence de Bundle actif, permet de se renseigner sur les futures sorties.
Côté paiement, pas de problème, le site intègre plusieurs méthodes très répandues sur Internet : via un compte Amazon, un compte Paypal ou directement par carte (ce dernier étant peut-être limité aux USA, je n'ai pas essayé). Vous pouvez les utiliser pour payer le Bundle en cours, ou pour vous procurer une "carte-cadeau" qui vous permettra d'offrir un futur Bundle à l'un de vos amis.
La dernière offre, intitulée "Epic Fantasy Bundle", vient de se terminer et je suis encore loin d'avoir lu tout son contenu. The Immortals de Tracy Hickman est un très bon thriller politique sur la possibilité d'une pandémie, tandis que l'excellent Camelot Papers de Peter David offre une vision inédite de l'histoire du Roi Arthur et de la Table Ronde (et une mention spéciale pour sa couverture parodiant les journaux à scandale). Un peu moins d'enthousiasme pour Spirit Walker de David Farland, mais ce n'est que mon avis personnel, je n'ai pas réussi à bien accrocher à l'histoire. Et il m'en reste bien d'autres à lire, dont une novella de Neil Gaiman !
samedi 18 janvier 2014
J'ai testé pour vous : Les MOOCs
Alors que la France s'enorgueillit de mettre bientôt à disposition de tous des cours en lignes ou MOOCs (Massive Open Online Courses) issus des meilleures facs, et ce malgré la protestation de certains syndicats enseignants, les cours en ligne sont une réalité depuis longtemps dans les universités américaines et britanniques. D'importantes plate-formes regroupent ces cours en ligne pour en faciliter l'accès, dont l'une des principales est Coursera, qui accueille d'ailleurs depuis peu des cours en ligne issus de grandes écoles françaises comme HEC ou l'Ecole Polytechnique.
En l'occurrence, le cours qui m'intéressait n'était pas issu d'une université française mais américaine, University of Michigan, pour un cours intitulé Fantasy and Science-Fiction: The Human Mind, Our Modern World (les lecteurs réguliers de mon blog ne s'étonneront pas de reconnaître mes goûts...)
Pour ceux qui pensent que "cours en ligne" équivaut à se tourner les pouces, ce cours suffirait à vous détromper. Ce n'est pas le cas de tout ce qui est proposé sur la plate-forme, mais la page d'accueil du cours indique une charge de travail d'au moins 8 heures par semaine, et il y a effectivement du travail à fournir. Bien sûr, il reste possible de se contenter de regarder les explications en vidéo du professeur (et elles sont nombreuses, à elles seules elles occupaient facilement 3 ou 4 heures par semaine), mais cela ne suffira pas pour que le cours soit considéré comme réellement suivi. Les MOOCs ne sont pas forcément passifs, ils demandent de la participation, en l'occurrence lire le livre de la semaine et écrire un petit texte sur le sujet. Et le travail ne s'arrête pas là : une fois que l'on a envoyé son texte via l'interface de la classe, il faut évaluer ceux des autres participants. La note donnée par les autres étudiants ou peer review a beaucoup d'importance ; même si le professeur a la décision finale sur la note, dans la pratique (ou du moins pour mes textes) il y a très peu d'ajustements.
D'une manière générale, le cours accorde beaucoup d'importance aux interactions entre étudiants, non seulement avec cette peer review mais aussi par l'intermédiaire des forums de discussion. Cependant les forums en question contenaient beaucoup de questions des étudiants à l'équipe éducative et peu de réponses de cette dernière, ce qui générait un peu de frustration de leur part.
Globalement, le contenu du cours était très intéressant, et même si je connaissais certaines des oeuvres abordées, la méthode m'a permis de les aborder sous un angle inédit ; et pour d'autres, ça a été l'occasion de les découvrir. Cependant, malgré les avantages des contenus accessibles en ligne n'importe quand, un cours avec une telle charge de travail est difficilement compatible avec un emploi à plein temps, ce qui m'a conduite à rater deux semaines sur les onze : l'une où j'ai fait la lecture mais pas le texte, et l'autre où je n'ai même pas pu faire la lecture (mais j'ai lu le roman par la suite, c'était The Left Hand of Darkness par Ursula K. LeGuin).
J'ai quand même eu la joie de recevoir mon certificat de participation avec un score de 70,2%. Il n'a aucune valeur officielle, mais indiquer sa participation à des cours en ligne peut servir à démontrer un intérêt pour la formation continue. Et pour ceux qui sont vraiment motivés, Coursera propose également pour certains de ses cours une version Signature Track, payante et un peu plus contraignante, mais qui permet cette fois de recevoir un certificat officiel de l'université partenaire.
En tout cas, l'expérience a été bonne, et je pense suivre un nouveau cours en ligne parmi ceux de la liste de suivi, mais avec moins de charge de travail... et peut-être pas tout de suite.
En l'occurrence, le cours qui m'intéressait n'était pas issu d'une université française mais américaine, University of Michigan, pour un cours intitulé Fantasy and Science-Fiction: The Human Mind, Our Modern World (les lecteurs réguliers de mon blog ne s'étonneront pas de reconnaître mes goûts...)
Pour ceux qui pensent que "cours en ligne" équivaut à se tourner les pouces, ce cours suffirait à vous détromper. Ce n'est pas le cas de tout ce qui est proposé sur la plate-forme, mais la page d'accueil du cours indique une charge de travail d'au moins 8 heures par semaine, et il y a effectivement du travail à fournir. Bien sûr, il reste possible de se contenter de regarder les explications en vidéo du professeur (et elles sont nombreuses, à elles seules elles occupaient facilement 3 ou 4 heures par semaine), mais cela ne suffira pas pour que le cours soit considéré comme réellement suivi. Les MOOCs ne sont pas forcément passifs, ils demandent de la participation, en l'occurrence lire le livre de la semaine et écrire un petit texte sur le sujet. Et le travail ne s'arrête pas là : une fois que l'on a envoyé son texte via l'interface de la classe, il faut évaluer ceux des autres participants. La note donnée par les autres étudiants ou peer review a beaucoup d'importance ; même si le professeur a la décision finale sur la note, dans la pratique (ou du moins pour mes textes) il y a très peu d'ajustements.
D'une manière générale, le cours accorde beaucoup d'importance aux interactions entre étudiants, non seulement avec cette peer review mais aussi par l'intermédiaire des forums de discussion. Cependant les forums en question contenaient beaucoup de questions des étudiants à l'équipe éducative et peu de réponses de cette dernière, ce qui générait un peu de frustration de leur part.
Globalement, le contenu du cours était très intéressant, et même si je connaissais certaines des oeuvres abordées, la méthode m'a permis de les aborder sous un angle inédit ; et pour d'autres, ça a été l'occasion de les découvrir. Cependant, malgré les avantages des contenus accessibles en ligne n'importe quand, un cours avec une telle charge de travail est difficilement compatible avec un emploi à plein temps, ce qui m'a conduite à rater deux semaines sur les onze : l'une où j'ai fait la lecture mais pas le texte, et l'autre où je n'ai même pas pu faire la lecture (mais j'ai lu le roman par la suite, c'était The Left Hand of Darkness par Ursula K. LeGuin).
J'ai quand même eu la joie de recevoir mon certificat de participation avec un score de 70,2%. Il n'a aucune valeur officielle, mais indiquer sa participation à des cours en ligne peut servir à démontrer un intérêt pour la formation continue. Et pour ceux qui sont vraiment motivés, Coursera propose également pour certains de ses cours une version Signature Track, payante et un peu plus contraignante, mais qui permet cette fois de recevoir un certificat officiel de l'université partenaire.
En tout cas, l'expérience a été bonne, et je pense suivre un nouveau cours en ligne parmi ceux de la liste de suivi, mais avec moins de charge de travail... et peut-être pas tout de suite.
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| Un ancêtre des MOOCs dans les années 1960 en Australie ? "Class Via Radio", Premier's Department, State Public Relations Bureau, Photographic Unit [Public domain], via Wikimedia Commons |
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