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mardi 14 mai 2019

Imaginales 2019

Pour la deuxième fois, je serai avec Mü éditions pour les Imaginales de 2019 ! Attention, le stand sera, paraît-il, plus petit que l'année dernière (où il était déjà loin d'avoir beaucoup d'espace) ; mais pas de panique, il y a rarement la queue et vous devriez pouvoir y accéder sans problème. D'ailleurs, si vous êtes dans une file d'attente interminable et que vous en avez marre, n'hésitez pas à venir voir les auteurs et les éditeurs plus petits qui se feront un plaisir de vous accueillir !
Je serai en dédicaces pour L'étrange affaire Nottinger :
  • Vendredi 24 mai de 13h à 15h (mais les horaires de train étant ce qu'ils sont, il est probable que je ne serai pas là avant 14h) et de 17h à 19h ;
  • Samedi 25 mai de 13h à 15h et de 17h à 19h ;
  • Dimanche 26 mai de 10h à 11h.
Comme l'année dernière, en-dehors de ces périodes, je ne serai jamais très loin, en tout cas dans l'enceinte du festival. N'hésitez pas à venir, je ne mords pas et j'accepte avec plaisir les dédicaces, les photos ou juste un brin de causette.
Repérez les tentes et les gens bizarres au bord de la Moselle ! - Par Ville d'Epinal [CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons

jeudi 17 mai 2018

Rendez-vous aux Imaginales

Après le Salon du Livre de Paris, je serai aux Imaginales sur le stand de mon éditeur Mü éditions pendant 3 jours (en fait 2 jours et demie, travail et actualité ferroviaire un peu compliquée obligent) :
  • Vendredi 25 mai de 17h à 19h
  • Samedi 26 mai de 11h à 13h et de 15h à 17h
  • Dimanche 27 mai de 9h à 11h et de 13h à 15h
Je vous y attends nombreux pour vous dédicacer L'étrange affaire Nottinger et répondre à toutes vos questions !

dimanche 18 mars 2018

Bilan du Salon du Livre 2018

C'était mon premier Salon du Livre depuis 2015 et la sortie du Don d'Osiris, et autant dire que les choses ont beaucoup évolué depuis. Des deux tables de bar perdues au milieu d'un espace régional, on est passé à un véritable stand avec un présentoir rempli de livres devant (et une table basse et deux chaises encombrées de nourriture et de manteaux derrière). Le tout grâce à l'association de Mü éditions et d'autres petites maisons : l'union fait la force !
J'étais donc présente sur ce stand le vendredi après-midi ainsi que les journées de samedi et dimanche pour dédicacer L'étrange affaire Nottinger, et voici, tout à fait en vrac dans un inventaire à la Prévert, ce que j'ai pu retenir de ce Salon du Livre 2018 :
  • Une équipe au top chez Mü éditions, que ce soit Davy, les "vendeurs" ou les autres auteurs. Merci à tous !
  • 1 livre rapporté du Salon du Livre. Oui, un seul. J'ai été très raisonnable, mais il faut dire aussi que j'avais commandé et reçu des livres juste avant, et qu'en parallèle, Benoît en a aussi rapporté de son propre week-end aux Journées Figurines et Jeux de Sartrouville. Il s'agit de Lady Rudge de Sonia Quéméner que je remercie pour sa dédicace.
  • Pas mal de dédicaces aux autres auteurs et aux vendeurs, un peu moins aux visiteurs.
  • 1 journée qui a vraiment bien marché pour les dédicaces côté visiteurs, le samedi 17 mars.
  • Pas mal de gens qui se sont arrêtés devant le livre, qui l'ont regardé et qui ont posé des questions dessus (même sans le prendre, c'est déjà ça).
  • 1 vente/dédicace loupée de très peu car le prix du livre a fait fuir la (jeune) acheteuse. Dommage...
  • Beaucoup de gens distraits parce qu'il y avait juste derrière nous Conan le Barbare, Francis Lalanne, un Bogdanov ou Cobra (parfois même tout ça à la fois). Oui, ce stand était le lieu de distorsions spatio-temporelles. Quand on fait de l'imaginaire, il faut le faire jusqu'au bout.
  • 1 mini-interview vidéo qu'il va falloir que je cherche sur YouTube avec "Pourquoi écrivez-vous ?"
  • 10 exemplaires de L'étrange affaire Nottinger rapportés à la maison.
  • 1 promesse d'envoyer Moortopia très rapidement à Davy.
  • 1 constatation qui ne change pas avec le temps : j'ai l'air toujours aussi bizarre sur les photos.

  • Bonus : 1 petite fille qui est venue gratter les cheveux de ma figurine du Douzième Docteur, avant de repartir aussitôt. L'instant mignon du dimanche.

jeudi 8 mars 2018

Comment et pourquoi j'ai décidé de rester au Salon du Livre

Ceux qui suivent l'actualité littéraire ont sûrement vu passer le slogan "Paye Ton Auteur" apparu à la suite du tollé déclenché par le Salon du Livre en ne payant pas, puis en payant selon des critères obscurs que les organisateurs devaient être les seuls à comprendre, les auteurs intervenant dans des conférences et des tables rondes sur le salon.
Une décision difficile à comprendre, et encore plus à accepter, pour un salon privé dont l'entrée est payante (y compris, ne l'oublions pas, pour les exposants qui doivent dépenser une somme non négligeable pour avoir le droit d'y poser leurs stands), dont le principal intérêt est la présence des auteurs (il n'y a qu'à voir les files d'attente de dizaines de personnes devant les têtes d'affiche du festival pour s'en persuader), et qui a prévu un budget pour tout, de la restauration aux plantes vertes en passant par la sécurité, mais apparemment pas pour les auteurs des livres dont il tire son nom.
S'ensuit donc le mouvement "Paye Ton Auteur", lancé par les auteurs et leurs syndicats, pour que soit reconnu comme temps de travail, et donc payé en conséquence, le temps qu'ils passent dans les salons et festivals. En effet, ce temps, c'est du temps en moins pour leurs loisirs, mais aussi du temps en moins pour écrire, sans parler des frais de transport et de bouche qui se trouvent eux aussi pour leur poche. Autant de choses qui ne donnent pas envie de donner ce temps et cet argent sans aucune contrepartie que du mépris, pour une profession souvent précaire qui n'a pas besoin de contraintes supplémentaires.
Plusieurs auteurs, connus ou non, ont déjà annoncé leur intention de se retirer du Salon du Livre en réaction. Et face à la mauvaise publicité qui leur a été faite au passage sur les réseaux sociaux et dans certains médias spécialisés, le Salon du Livre a annoncé le 7 mars sa décision de payer tous les auteurs en conférence et en table ronde sans aucune condition, une décision qui nécessite d'être accompagnée de preuves concrètes mais qui va au moins dans le bon sens.
Pour ma part, n'étant pas en conférence mais seulement en dédicace, donc hors de ce dispositif, après quelques hésitations, j'ai décidé de maintenir ma présence au Salon du Livre.
Parce que grâce à mon "autre" travail, j'ai la chance d'avoir largement de quoi payer les transports et les repas. C'est évidemment loin d'être la raison principale, et ça va peut-être m'attirer les foudres des auteurs précaires, mais c'est la vérité et il n'y a aucune raison de la cacher.
Mais aussi et surtout parce que j'y vais, pas pour le Salon du Livre, pas entièrement pour mon éditeur (même si lui aussi investit du temps, de l'argent et du matériel pour venir au Salon du Livre depuis Lyon), mais avant tout pour ce sur quoi nous avons travaillé et qui se trouve dans le titre du salon : le livre, mon livre. Après un processus de publication long, dur, qui a failli capoter à plusieurs reprises, il ne manquerait plus que je prenne encore une part supplémentaire à son sabotage en ne venant pas pour les dédicaces alors que j'y étais annoncée.
Pour mes confrères et consœurs,  les autres auteurs et autrices de la maison, que j'ai déjà eu, pour certain.e.s, l'occasion de rencontrer, et avec qui je veux partager quelques moments littéraires, et probablement aussi un gâteau.
Et enfin, last but not least, pour les lecteurs et lectrices. On a trop peu d'occasions de se rencontrer pour se permettre le luxe d'en rater une. Je serai donc à mon poste aux heures annoncées pour les dédicaces et pour discuter tant que vous voudrez (je ne suis pas Amélie Nothomb ou Guillaume Musso, vu le nombre de personnes qui devraient venir me voir je peux accorder autant de temps qu'on veut à chacun.e), et pourquoi pas de cette question ?
Quoi qu'il en soit, une chose est à ne jamais perdre de vue : la meilleure façon de soutenir les auteurs et autrices, c'est avant tout d'acheter et de lire leurs livres. C'est de ça que tout dépend : leurs revenus, leur visibilité, leur importance aux yeux des éditeurs et des salons... et c'est aussi et surtout leur meilleur encouragement pour continuer d'écrire.
On se voit pour une dédicace ? - Par Twice25 [CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons