dimanche 23 septembre 2018

"La Légende de Thaalia" : ça continue !

Je n'avais pas donné de nouvelles de mes projets d'écriture depuis quelque temps, et c'est en partie parce que certains n'ont pas exactement pris la tournure que je pensais.
La Légende de Thaalia, qui était censé être un petit conte sans prétention à écrire entre deux gros projets (comme la réécriture de Moortopia avant que cela ne tourne court), est en train de devenir une véritable novella avec à ce jour 26000 mots au compteur, et ce n'est pas encore terminé (même si cette fois, la fin est vraiment proche), un peu comme si cette histoire était une sorte de monstre doté d'une vie propre et qui décide de sa croissance, légèrement supérieure à ce que j'avais en tête. Le tout pour mon plus grand plaisir, car je constate ainsi que je n'ai aucune envie d'arrêter d'écrire, et c'est aussi ce qui me plaît dans l'écriture : ce moment où il n'y a plus besoin de "pousser" l'histoire et qu'elle commence à s'animer et à se mettre en place toute seule. Je souffre en ce moment d'un certain manque de temps qui me fatigue et m'empêche de me remettre tous les jours à La Légende de Thaalia, et c'est un soulagement de voir qu'elle avance aussi naturellement quand je m'y mets, c'est aussi un moyen de conserver ma motivation.
Évidemment, avec le nombre de mots, c'est aussi le fond de l'intrigue qui s'est développé. Là où mon "plan" de départ se concentrait sur trois personnages principaux et pas grand-monde autour, les personnages secondaires ont pris progressivement de l'importance, comme la famille de Rubis ou le chef des gardes Zahir, qui a vu son passé et ses états d'âme s'étaler sur plus d'une page, alors qu'au début, il n'était guère qu'un nom et une silhouette.
Sorun de Thaalia, le "méchant" de l'histoire, sans dévier d'un principe un peu basique du "neveu ambitieux et cruel", profite également de l'étoffement de l'histoire pour mieux détailler ses rapports conflictuels avec son oncle et sa volonté de le détruire complètement à son profit. Il y a vraiment peu de subtilité dans ce "méchant"-là, quand on le compare à d'autres que j'ai créés récemment, comme Jack Taylor dans Moortopia qui cherche à protéger la fortune et la réputation de sa famille mais finit par perdre l'une et l'autre, ou "Butch" Cassady dans Dernière Course qui est persuadé de combattre les injustices même s'il se trompe de combat. Mais peu de subtilité ne signifie pas peu d'intérêt, parfois les personnages simplement méchants sont exactement ce qu'il faut à un conte où la justice et l'amour finissent toujours par triompher.
Une seule chose ne changera pas avec cette croissance imprévue : La Légende de Thaalia est une histoire sans prétention, que je ne compte pas proposer à un éditeur et qui sera publiée directement sur Atramenta. La date de cette publication est encore à déterminer et dépendra de quand j'écrirai enfin la fin de cette histoire. En attendant et faute d'avoir la fin, pour les impatient.e.s, voici comment ça commence, avec la participation de Quozio :

samedi 15 septembre 2018

Concours des 500 followers : encore 15 jours !

Petit rappel : le concours des 500 followers, lancé à la fin du mois d'août, est toujours actif jusqu'au 30 septembre ! (et ce même si mon nombre d'abonnés a un peu fluctué au-dessous de 500 depuis l'annonce, mais je suis de nouveau au-dessus...)
Il vous reste encore deux semaines pour tenter votre chance et peut-être gagner un exemplaire dédicacé de L'étrange affaire Nottinger rien qu'en me le demandant gentiment. Consultez l'article du concours pour en savoir plus, et n'hésitez pas à participer, il n'y a pas de mauvaise réponse même s'il n'y aura qu'un seul gagnant ! (j'aurais voulu qu'il y en ait plusieurs, mais je n'ai plus qu'un seul exemplaire à offrir...)
Ma boîte à lettres n'est pas le TARDIS, mais elle devrait quand même pouvoir contenir tous vos messages ! - Par Flickr: https://www.flickr.com/photos/4nitsirk/ (https://www.flickr.com/photos/4nitsirk/4817957250/) [CC BY-SA 2.0  (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons

mercredi 5 septembre 2018

Face aux pirates, faudrait-il s'inspirer des jeux vidéo ?

A l'ère d'Internet, des réseaux sociaux, du Wi-Fi et de la fibre qui se déploient un peu partout, le partage des fichiers se fait de plus en plus vite et il n'y a aucun média ni aucun artiste qui peut prétendre être à l'abri du piratage. Les livres et les auteurs pas plus que les autres avec la généralisation des livres numériques et des audiobooks.

Face au piratage des livres numériques, il y a autant de manières de réagir qu'il y a d'auteurs et d'éditeurs, généralement plutôt négatives : n'oublions pas que pour les uns comme pour les autres, le livre est un gagne-pain. Certains tentent de s'en protéger en multipliant les DRM, solution dont je ne suis pas fan (et qui n'est pas le choix de mon propre éditeur) parce qu'elle pénalise surtout les utilisateurs de bonne foi, à la manière des messages anti-piratage culpabilisants sur les DVD qui manquent complètement leur cible puisque seuls les acheteurs du DVD vont le voir.
Mais cette absence bienvenue des DRM ne signifie pas pour autant que j'ai une bonne opinion du piratage, au contraire. Plus on essaie de faire confiance aux gens, plus, en réaction, on est déçu s'ils trahissent cette confiance.
Beaucoup défendent le piratage en disant qu'il s'agit de partage, moi j'ai plutôt l'impression qu'il s'agit d'être généreux avec les livres des autres. Oui, quelqu'un qui télécharge un livre dit à l'auteur "j'aimerais lire ton livre et que plus de personnes le lisent". Oui, mais il y a aussi une deuxième partie au message : "par contre on n'a pas envie de dépenser de la trésorerie pour ça". Pour l'auteur qui a investi des mois voire des années de travail dans un livre, et qui n'en tire souvent déjà pas beaucoup de revenus, cette partie-là est très difficile à bien prendre.
J'entends que les lecteurs ne disposent pas d'un budget illimité, et on rêve tous (moi la première) d'un monde idéal où la culture serait disponible gratuitement pour tous, mais ce monde n'existe pas encore, et en l'attendant, pirater a peu de chances de le faire arriver plus vite. Au contraire, cela peut décourager les auteurs et éditeurs de continuer de travailler si leurs livres se téléchargent gratuitement plus qu'ils ne se vendent : j'ai déjà vu l'annonce d'une saga littéraire interrompue par l'éditeur car les piratages des premiers tomes étaient bien trop nombreux par rapport aux ventes.
Sans vouloir faire culpabiliser les pirates (enfin, un peu quand même), il existe d'autres moyens d'accéder à des livres gratuitement ou à moindre coût, comme le marché de l'occasion, les prêts entre amis ou les bibliothèques (il y a d'ailleurs un exemplaire de L'étrange affaire Nottinger à la médiathèque de Sartrouville, c'est peut-être la seule bibliothèque à en avoir un mais je vous encourage à le consulter ou à l'emprunter là-bas si vous en avez l'occasion, en n'oubliant pas de le rendre, merci).

Maintenant, que faire ?
De tout ce que j'ai lu ou vu concernant le piratage, il y a une approche issue du monde vidéoludique que je n'ai jamais vue appliquée aux livres et qui, pourtant, à mon avis, aurait du potentiel : troller les pirates.
La méthode n'est pas nouvelle : remontons en 1992, époque où le marché des ordinateurs se partageait entre PC DOS, Amiga et Atari et où, alors qu'Internet n'était pas entré dans les foyers, les disquettes copiées (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître...) se multipliaient allègrement pour distribuer des jeux aux amis, collègues et membres de la famille équipés.
Les éditeurs de jeux le savaient, et beaucoup de jeux intégraient une "protection anticopie", qui consistait souvent en un écran où il fallait indiquer à quelle page du manuel du jeu se trouvait une image, un mot, un code (les manuels ne se diffusaient pas aussi vite que les disquettes, et si l'image était en couleurs et qu'il fallait distinguer des couleurs différentes, c'était encore mieux, la photocopie couleur n'étant pas disponible partout à l'époque). Selon le jeu, soit tout s'arrêtait après une mauvaise réponse, soit l'écran reposait des questions encore et encore jusqu'à ce qu'une bonne réponse soit donnée ou que l'utilisateur lâche l'affaire.
Le jeu KGB sorti cette année-là par les Français de Cryo avait une tactique un peu différente destinée à piéger les pirates : en cas de mauvaise réponse, le jeu se lançait comme si tout était normal, on voyait apparaître la cinématique de début et les premiers écrans et dialogues. Sauf qu'au moment où le protagoniste rencontrait pour la première fois son supérieur, celui-ci, au lieu de lui expliquer sa mission, déclarait : "Vous êtes un espion, vous avez échoué aux tests de vérification d'identité du KGB !"
... et c'était le game over. Le seul moyen d'aller plus loin dans le jeu était de disposer du manuel, et tant pis pour les pirates qui espéraient jouer à moindres frais.

Plus près de nous, les Australiens de Greenheart Games ont trollé beaucoup plus explicitement les utilisateurs ayant piraté leur jeu Game Dev Tycoon sorti en 2013. Personnellement, j'ai acheté ce jeu, et je recommande de le faire : pour la modique somme de 9.99$, le jeu est disponible sur toutes les plate-formes y compris Linux, contient pas mal de références vidéoludiques et d'easter eggs, et permet de se prendre pour un créateur de jeux vidéo (il n'y a pas de vrai développement, mais je suis sûre que vous prendrez du plaisir à créer des jeux aux noms évocateurs et à imaginer ce que donneraient des Brutal Kombat et autres Fatal Fantasy...).
Pourtant, malgré cet excellent rapport qualité-prix, le jeu a été piraté massivement. Sauf que ses créateurs avaient prévu le coup et ont eux-mêmes organisé la fuite du jeu sur les sites spécialisés. Comme pour KGB, la version "pirate" de Game Dev Tycoon donne l'impression d'avoir le jeu en entier, tout se lance normalement et le jeu est exactement le même que la version payante...
... à un détail près.
Quoi que fasse le joueur, à un moment donné le jeu commence à afficher des messages alarmants indiquant que les ventes baissent à cause du piratage, et ce jusqu'à ce que le studio fasse faillite faute de ventes. Et là encore, c'est le game over.
Si certains pirates ont probablement compris le message et admis de s'être fait prendre, d'autres, en revanche, ont poussé le vice jusqu'à aller demander sur les forums du jeu comment éviter le problème du piratage, et même... s'il est possible de développer des DRM pour arranger cela ! Hé oui, il y a sans doute des partisans du partage au profit de tous chez les pirates, mais apparemment il y a aussi pas mal de petits égoïstes dont la devise est "j'arnaque mais je ne veux pas être arnaqué". La réponse des modérateurs à base de "si vous n'utilisiez pas vous-même une copie pirate de notre jeu, ça ne vous arriverait pas" a dû en faire rougir certains... L'histoire est disponible ici (en anglais).

Bien sûr, les développeurs de jeux vidéo sont par définition plus versés en Internet et en piratage que la moyenne, mais pourquoi ne pas appliquer un principe similaire aux livres numériques ? Organiser une "fuite" qui couperait l'herbe sous le pied des vrais pirates et mettre en ligne sur les plate-formes habituées à la pratique une version truquée du livre ?
Par exemple, de préférence au moment du plot twist de l'histoire, ou au beau milieu du passage le plus riche en suspense du livre, ou au début de la scène de sexe que tout le monde attendait (selon le type de livre), on pourrait imaginer une coupure brutale avec la mention "la suite est réservée à ceux qui achètent le livre et font vivre les auteurs", ou, en plus créatif, un personnage brisant le quatrième mur et demandant au lecteur de bien vouloir acheter le livre s'il veut que l'intrigue continue, ou un enchaînement abrupt sur une scène où l'éditeur doit annoncer à l'auteur que la publication doit cesser parce que les gens préfèrent télécharger illégalement le livre et qu'il n'est plus rentable. Pour un auteur, les possibilités sont infinies et ne requièrent pas beaucoup plus de travail. Et s'il venait à l'idée des pirates de s'en plaindre, ils seraient à peu près aussi crédibles (et bien vus) que des cambrioleurs reprochant à leurs victimes d'avoir remplacé la PlayStation rangée dans le salon par une coquille vide...

C'est peut-être ma double casquette d'informaticienne et d'autrice qui m'influence ici, mais alors qu'on sait que le tout répressif ne fonctionne pas, je pense vraiment qu'il y a du potentiel dans cette approche plus ludique et plus originale que seulement brandir des menaces de sanctions qui tombent rarement dans la réalité. Dire "vous êtes libres de ne pas vouloir payer, mais dans ce cas attendez-vous à ne pas avoir l’œuvre complète et même un petit troll à la place" peut inciter les pirates (du moins ceux qui sont vraiment sensibles au discours sur le partage) à un peu plus de fair-play. Greenheart Games a eu les honneurs de la presse spécialisée pour sa méthode du "pirate piraté", et c'est en partie grâce à ce "buzz" que mon attention a été attirée sur Game Dev Tycoon et que j'ai fini par l'acheter.
Dans le même ordre d'idées, la première maison d'édition qui trollera ouvertement les pirates de ses livres avec des copies trafiquées a toutes les chances d'y gagner l'attention du public et des médias. J'offre l'idée gratuitement, profitez-en. Pour la mise en place, je suis toute prête à discuter des modalités.
Et n'oubliez pas, comme l'indiquait un autre jeu dans un avertissement au niveau de l'écran de chargement : "SPREAD THE WORD, NOT THE DISK" ("diffusez le message, pas la disquette") !
Pirates à l'assaut des livres numériques, allégorie - Illustration de The Illustrated Sporting and Dramatic News, 1880 [Domaine public], via Wikimedia Commons

Bonus : D'autres trolls anti-pirate dans les jeux vidéo (en anglais)

samedi 1 septembre 2018

BookPack 3.2

Vous vous en doutiez peut-être, une nouvelle sortie c'est l'occasion de mettre à jour mon BookPack ! La version 3.2 contient ainsi En attendant demain dans tous les formats d'e-book habituels, ainsi qu'un petit changement dans les liens pour acheter mes livres. En effet, fin de contrat chez Atramenta oblige, Alva & Eini ne sera bientôt plus disponible en version papier (qui ne se vendait plus depuis 2014 de toute façon) mais uniquement en version numérique.
Retrouvez-le dans les liens de la colonne de droite, ou directement ici !
Et si vous voulez acheter Alva & Eini dans sa version papier avant qu'il ne devienne définitivement introuvable, faites-le vite, bientôt il sera trop tard !
Bonne lecture, numérique ou non ! - Par Pink Sherbet Photography from USA [CC BY 2.0  (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0)], via Wikimedia Commons

vendredi 31 août 2018

Lectures d'août 2018

Août, le mois où une bonne partie de la France part en vacances et se repose. Et quoi de mieux pour se reposer que se plonger dans la lecture d'un bon livre ? Voici ce que j'ai lu en août :
  • David Copperfield - Charles Dickens
    • Français (traduit de l'anglais par P. Lorain)
    • Numérique
Considéré comme le chef-d'œuvre de Charles Dickens, David Copperfield raconte la vie d'un garçon naïf qui semble destiné à être maltraité ou roulé par tous ceux qu'il rencontre. Heureusement pour lui, il peut aussi compter sur quelques amis sûrs comme le marin Peggotty et sa sœur, le simple et honnête Thomas Traddles ou le bon M. Micawber, aussi joyeux et volubile qu'éternellement endetté. Au milieu de tous ces personnages hauts en couleurs, David Copperfield parvient à triompher des obstacles, y compris ceux qui résultent de ses propres faiblesses, et finit non seulement par réussir mais aussi par aider ceux de ses amis qui en ont besoin. Malgré un côté un peu moralisateur propre aux romans de l'époque, on se prend à suivre les aventures de ce héros qui n'en est pas tout à fait un.
  • Les sosies de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Une nouvelle aventure de Bob Morane contre l'Ombre Jaune en forme d'enquête angoissante dans les brouillards de Londres. Des savants et des explorateurs ayant des renseignements sur l'Ombre Jaune se font tuer par leurs propres sosies, et le "vrai héros de tous les temps" manque lui-même plusieurs fois de succomber aux pièges mortels de son ennemi en étant poursuivi d'abord par son ami de toujours Bill Ballantine, puis par lui-même. L'histoire est un peu courte, mais à la fin, on a surtout envie de savoir quelle sera la prochaine trouvaille de l'Ombre Jaune pour mener la vie dure à Bob Morane et ses alliés.
  • Les yeux de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Bob Morane repart en chasse contre l'insaisissable Ombre Jaune. Cette fois, Bob Morane et l'ami Bill Ballantine passent de Londres à la campagne française, dans un château bâti sur une ancienne commanderie de Templiers. Propice aux mystères, le cadre aurait quand même quelque chose de bucolique s'il n'était pas aux mains de l'Ombre Jaune et des nouveaux assassins de son invention, les "hommes aux yeux qui tuent", exploitant cette fois les lasers, sans oublier de rappeler les avancées de l'Ombre Jaune en matière de cybernétique. Rien de révolutionnaire dans l'histoire, mais une bonne continuation des affrontements entre "l'aventurier" et son plus fidèle ennemi.
  • L'héritage de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Coup de théâtre : Monsieur Ming "l'Ombre Jaune" fait parvenir à Bob Morane un message dans lequel il affirme être bientôt mort et faire de son meilleur ennemi l'héritier de ses découvertes scientifiques de sinistre mémoire. Bien qu'ils ne croient qu'à moitié à la disparition de celui qui a souvent réussi à déjouer la mort, l'occasion est trop belle pour Bob Morane et l'ami Bill Ballantine de mettre la main sur l'héritage de l'Ombre Jaune. Jungle indienne, demoiselle en détresse, pièges mortels et retournements de situation seront au rendez-vous pour l'aventurier pas si solitaire.
  • La cité de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Bob Morane est encore une fois "à la recherche de l'Ombre Jaune", cette fois en plein cœur de Chinatown où, selon les rumeurs, il existerait une ville sous la ville dans laquelle l'Ombre Jaune aurait installé une base secrète. L'exploration de la cité souterraine ne va finalement pas aussi loin qu'on pourrait l'espérer, mais l'intervention des services "secrets" américains à grands renforts militaires donne à cette aventure particulière un petit côté hollywoodien, tout en n'oubliant pas de lorgner encore un peu plus loin vers la science-fiction.
  • Les guerriers de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Lu par erreur après La cité de l'Ombre Jaune, ce volume explique la présence de certains ennemis dans le suivant : l'Ombre Jaune, encore et toujours de retour pour jouer de mauvais tours, expérimente cette fois une nouvelle "race" de guerriers, utilisant des mourants congelés par une mystérieuse technique ancestrale chinoise. Proches des zombies, les guerriers ont leurs avantages mais aussi leurs défauts, et l'idée est intéressante bien qu'elle soit assez mal exploitée avec le schéma classique de l'Ombre Jaune qui révèle ses plans et disparaît à la fin.
  • Wreck of the Frost Finch (Aetherium Book 0) - Joseph Robert Lewis
    • Anglais
    • Numérique - Bonus du StoryBundle Summer Steampunk Bundle
Dans une Afrique et une Europe alternatives aux accents steampunk, Omar Bakhoum est une légende discrète. Il maîtrise les armes en "acier-soleil" (sun-steel en VO) qui lui permettent d'emprisonner les âmes des défunts, et grâce à une autre mystérieuse propriété de ce métal, il est immortel et vit depuis plusieurs siècles. Mais le désir d'en savoir plus le ronge et il veut s'embarquer pour l'Ysland, une île quasi-légendaire qui n'est pas touchée par la glaciation comme le reste de l'Europe et qui serait l'origine de tout l'acier-soleil. Cette aventure courte n'est que le prélude au reste d'une saga, mais elle se suffit presque à elle-même bien qu'elle laisse beaucoup de questions en suspens.
  • Assassins of the Steam Age (Aetherium Book 1) - Joseph Robert Lewis
    • Anglais
    • Numérique - Bonus du StoryBundle Summer Steampunk Bundle
Le monde alternatif steampunk de Wreck of the Frost Finch se détaille davantage ici : une Europe gelée et peuplée de tribus semi-barbares, et une Afrique du Nord abritant des civilisations prospères dont celle de Marrakesh, en pleine révolution industrielle et dominée principalement par des femmes. La pilote-conceptrice d'aérostats Taziri Ohana croise la route du major Syfax Zidane (rien à voir avec notre Zizou national) et se retrouve confrontée malgré elle à une machination aux multiples rouages, dont le rôle n'est rien moins que d'assassiner la reine de Marrakech avec toute sa famille. Malgré une histoire très riche avec des rebondissements, j'ai eu du mal à accrocher à la narration et aux personnages, ce qui est bien dommage dans un univers avec autant de potentiel.
  • Legend of the Skyfire Stone (Aetherium Book 2) - Joseph Robert Lewis
    • Anglais
    • Numérique - Téléchargé via le StoryBundle Summer Steampunk Bundle
Le même monde steampunk hors du temps que le tome précédent, et les mêmes personnages principaux, dont Taziri Ohana et le major Syfax Zidane. Cette fois, c'est à cause d'un amiral va-t-en-guerre que Taziri Ohana doit faire un atterrissage forcé et demander l'aide de Don Lorenzo, un hidalgo qui est malheureusement au même moment en pleine quête pour retrouver la "pierre du feu céleste" (skyfire stone en VO), un objet mystérieux qui peut devenir une arme redoutable. L'union faisant la force, tout le monde se retrouve, chacun à sa manière et pour ses propres raisons, à la poursuite de l'étrange pierre. L'histoire se déroule de manière plus fluide que dans le tome précédent en se raccrochant même aux mystères évoqués dans le tome 0, et on y a davantage la sensation d'un ensemble complet.

    jeudi 23 août 2018

    Concours des 500 followers !

    Ce sont des choses qui arrivent à force de persévérance : après 300, c'est maintenant 500 followers que je compte sur Twitter, peut-être le début de la gloire, mais je suis sûre que beaucoup ne sont là que pour mes blagues sur Doctor Who.
    Quoi qu'il en soit, il se trouve qu'il me reste un exemplaire de L'étrange affaire Nottinger, je le mets donc en jeu pour ce nouveau concours, avec bien entendu une dédicace.
    A la suite du concours précédent qui a eu 0 participation, on m'a laissé entendre que ce que je demandais était peut-être trop ambitieux et compliqué, mais je ne veux toujours pas faire un énième concours à base de "RT + follow" comme on en trouve tous les jours.
    Je pose donc un principe tout simple pour ce nouveau concours : pour avoir cet exemplaire dédicacé de L'étrange affaire Nottinger, il suffit de me le demander gentiment.
    Autrement dit, envoyez-moi un message par e-mail à cl.billaud@gmail.com (avec pour sujet "Concours des 500 followers" pour que je m'y retrouve), où vous m'indiquerez en quelques phrases pourquoi vous voulez cet exemplaire, en n'oubliant pas d'indiquer aussi votre adresse. La demande la plus touchante, la plus drôle ou la plus originale décrochera la timbale, les autres recevront des lots de consolation.
    Mois d'août, vacances et rentrée oblige, je laisse jusqu'au 30 septembre pour envoyer les participations. Venez nombreux, je n'ai pas envie de me sentir seule encore une fois...
    J'attends vos messages ! - Par birdy [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html), CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) ou CC BY-SA 2.5  (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5)], via Wikimedia Commons

    mercredi 22 août 2018

    En attendant demain

    Je ne sais toujours pas encore si je vais continuer de me faire publier, mais une chose est certaine et le sera encore pour un moment, c'est que je ne vais pas m'arrêter d'écrire.
    Et quoi de mieux pour reprendre l'écriture que profiter du Ray's Day, la journée pour fêter la lecture et par extension l'écriture sans laquelle aucune lecture n'est possible ? J'y avais déjà participé en 2016 avec Les Licornes, puis, avec quelques péripéties, en 2017 avec Alter Ego.
    Pour être franche, j'ai bien failli faire l'impasse en 2018, d'autant plus que je n'avais pas d'idée. C'était compter sans la magie de Twitter qui est venu me souffler une idée à l'oreille. Attention, le tweet est un spoiler à lui tout seul, ne le lisez pas si vous voulez garder la surprise. Je le mets en fin d'article pour vous laisser le choix.
    Je dois avouer que je me suis surprise moi-même en écrivant cette nouvelle en une journée. Tous les éléments sont arrivés très clairement et très rapidement. En hommage à l'autrice du tweet original, le nom de l'héroïne, Océane, s'est imposé tout de suite. Le reste est venu de diverses anecdotes, mais il y a aussi beaucoup de vécu et même de vécu récent (ceux qui ont lu l'article précédent comprendront) dans l'histoire et les réactions de l'héroïne.
    Je dois dire que depuis la fin de l'écriture de Dernière Course, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas "plongée" dans l'écriture comme ça. Il n'y a peut-être eu qu'une seule journée de travail, mais pendant cette journée qui a filé très vite, j'ai souri, ri, été au bord des larmes avec mes personnages.
    Le résultat, c'est En attendant demain, une nouvelle de romance feel good (même si ça n'en a pas l'air au début) avec une petite touche de SF assez légère pour ne pas rebuter celles et ceux qui y seraient allergiques. Au passage, je laisse les habitués deviner qui m'a inspiré le personnage de Monsieur Mercier...
    Bonne lecture, en espérant que vous aurez autant de plaisir à le lire que j'en ai eu à l'écrire !
    Couverture de "En attendant demain". Cliquez ici pour accéder à l’œuvre.