Et voilà, après de longs mois de remise en forme et de corrections diverses, Duncan Blackthorne et la Venise des Glaces, la seconde aventure de Duncan Blackthorne, est enfin en ligne sur Atramenta ! Il n'y a pas encore de couverture comme pour Duncan Blackthorne et l'Ange écarlate mais cela devrait arriver bientôt. En attendant, je vous propose cette petite chanson inspirée du dernier tube de Daft Punk, qui vous donnera peut-être envie d'aller voir les aventures de Duncan ! Attention, il y a aussi un peu (beaucoup ?) de spoiler dedans...
Like the legend of the Venice
Some things ain't easy to reach
But when Hatan got a message
From the pole through the Elements
I said:
I need to fly
To the pole, no matter why
If blizzard shows up
I'll turn round but won't give up
I yelled "Hatan", it opened
Grell'eyy'ann showed me the stone
In which slept the Child of Dawn
I have to protect against Loki
I came straight back to Europe
Gave him a body that rocks
But I couldn't figure out
That we would be trapped by Loki
In Ragnarok we met Loki
Oglyn was abducted by Loki
I really had to get Loki
At least free Oglyn from Loki
The Popess holds a traitor
We had to change our shelter
Then we met the Thunder-Pilgrim
In five minutes I hated him
It could have gone bad
But Helga came around
She made me feel good
Even love the House of God
And the next night we made love
Thought it was under control
Didn't hear the bad guys come
And once again I met Loki
Oglyn was caught once again
I had to make Loki pay
I called for Helga and friends
And we went out to get Loki
We're up all night to get Loki (x4)
Loki went away
Shenesha showed the way
With Kyle and Nissi
Sure no one can stop me
In an abandoned buiding
Was set the final meeting
I was the first one moving
I was eager to get Loki
Kyle and Nissi in a trap
Set free by me in a knack
Woke Oglyn up from his nap
While I got out to get Loki
On a condor to get Loki
Against a geisha to get Loki
Maybe was too hard to get Loki
Next time we meet, I'll get Loki (x3)
In my next novel, I'll get Loki...
dimanche 6 octobre 2013
samedi 21 septembre 2013
Le projet Bradbury
J'avais parlé il y a plusieurs mois déjà de l'initiative "Adopte un Auteur". Mais Neil Jomunsi n'est décidément jamais à court d'idées, puisqu'au début de ce mois de septembre, il a lancé un nouveau projet d'écriture très original nommé "Projet Bradbury".
Ce projet a pour origine une interview du regretté Ray Bradbury qui donnait ce conseil aux jeunes auteurs :
“Écrire un roman, c’est compliqué : vous pouvez passer une année, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes. Une par semaine. Il n’y a que comme ça que vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous serez alors heureux d’avoir vraiment accompli quelque chose. Vous aurez entre les mains 52 nouvelles. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises : c’est impossible.”
Neil a donc décidé de prendre ce conseil au mot et de se mettre au travail pour sortir chaque semaine, pendant un an, une nouvelle différente. Au moment où j'écris ces lignes, il y en a déjà 5 disponibles : Nouveau Message, Onkalo, Le dernier invité, Kukulkan et Le Grand-Hozirus. Afin de ne rien rater, j'ai souscrit un abonnement pour pouvoir profiter de tous ces textes en avant-première, et je dois avouer que je ne le regrette pas pour le moment.
Ce projet a pour origine une interview du regretté Ray Bradbury qui donnait ce conseil aux jeunes auteurs :
“Écrire un roman, c’est compliqué : vous pouvez passer une année, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes. Une par semaine. Il n’y a que comme ça que vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous serez alors heureux d’avoir vraiment accompli quelque chose. Vous aurez entre les mains 52 nouvelles. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises : c’est impossible.”
Neil a donc décidé de prendre ce conseil au mot et de se mettre au travail pour sortir chaque semaine, pendant un an, une nouvelle différente. Au moment où j'écris ces lignes, il y en a déjà 5 disponibles : Nouveau Message, Onkalo, Le dernier invité, Kukulkan et Le Grand-Hozirus. Afin de ne rien rater, j'ai souscrit un abonnement pour pouvoir profiter de tous ces textes en avant-première, et je dois avouer que je ne le regrette pas pour le moment.
- Nouveau Message : La toute première de la série, où on sent qu'elle démarre en trombe avec cette intrigue à base de surveillance globale (thème ô combien d'actualité) et d'intelligences artificielles se révélant plus sentimentales que certains humains.
- Onkalo : Celle-ci débute de façon un peu déconcertante, on en sait pas exactement où on met les pieds : sur une autre planète ou une Terre aux relents de post-apocalyptique ? La fin est tellement importante que je ne me risquerai pas à faire du spoil, sachez simplement qu'elle nous pose encore une fois une question d'actualité : que laisserons-nous à ceux qui chercheront nos traces ?
- Le dernier invité : Celle que j'ai le moins aimée jusqu'à présent, c'est cependant une belle histoire poétique sur les êtres chers malheureusement disparus.
- Kukulkan : (désolée pour les accents, je ne suis plus tout à fait sûre de leur emplacement) Un étonnant mélange entre l'angoisse et les dieux anciens qui m'a rappelé l'Appel de Cthulhu et ses mythes, et l'économie capitaliste moderne où, encore une fois, nagent des requins eux aussi dangereux, et les monstres ne sont pas forcément là où on les attend...
- Le Grand-Hozirus : Au-delà du comique de l'histoire (qui m'a fait penser au clip de Sin Sin Sin de Robbie Williams, allez savoir pourquoi), une excellente réflexion sur les sectes et leur pouvoir d'endoctrinement, mais aussi sur les religions.
vendredi 9 août 2013
Travaux en cours
Quand ce n'est pas mon travail (hé oui, il faut bien vivre, j'ai vendu à peine 20 exemplaires d'Alva & Eini, ce qui ne rembourse même pas les frais que j'ai engagés pour la publication), ce sont les vacances à l'autre bout du monde qui m'empêchent de prendre du temps pour écrire. Pourtant, j'ai toujours des projets en cours.
| Under Construction Icon - Par Dsmurat [LGPL (http://www.gnu.org/licenses/lgpl.html)], via Wikimedia Commons |
Le second est plus confidentiel, je ne pense pas en avoir parlé jusque-là (peut-être que j'ai glissé quelques mots à son sujet sur Twitter, mais les tweets c'est comme les paroles, ça s'envole), et son titre est L'étrange affaire Nottinger. Un polar, vu son nom ? Oui, mais un polar qui va rapidement basculer au-delà de toute logique. Le premier chapitre (déjà écrit) annonce la couleur : la détective Nadia Leigh reçoit une lettre lui demandant de ré-enquêter sur la mort d'Edward Nottinger, que la police aurait trop vite classée comme un simple suicide. Seul hic : la lettre est signée par Edward Nottinger (le mort, donc)... Croyant d'abord à un canular, Nadia va vite découvrir que cette lettre n'est que la clé vers un monde où les certitudes des gens "ordinaires" n'ont plus cours. Edward Nottinger s'est-il suicidé ? S'il est mort, comment a-t-il pu la contacter ? Et surtout, qui est-il vraiment ? Il y a des questions qu'il vaudrait mieux ne pas poser... de peur qu'on n'y réponde !
lundi 1 juillet 2013
Alva & Eini - Premières critiques
Suite à la mise à disposition d'Alva & Eini sur Adopte Un Auteur, les critiques commencent à fleurir doucement (le printemps est en retard) sur le livre.
Voici la première en date qui nous vient du site "L'étagère (critiques de films et de livres)" et disponible sur ce lien :
Voici la première en date qui nous vient du site "L'étagère (critiques de films et de livres)" et disponible sur ce lien :
C’est un premier roman qui le cache bien, un récit surprenant de maîtrise, qui démarre en petite balade inter-étoiles pour finir en véritable space opéra…Un autre ? Je ne sais pas encore, mais ce n'est pas exclu quoique pas non plus à l'ordre du jour pour le moment. Même si le final avec Myllarca (pas plus de détails là-dessus pour ne pas faire de spoiler) appelle effectivement une suite, je pense que dans un premier temps, le monde d'Alva & Eini reviendra progressivement sous une autre forme, je n'en dis pas plus pour laisser la surprise et parce que je dois encore régler certains détails avant de me lancer dans cette nouvelle aventure. En attendant, c'est Duncan Blackthorne qui devrait revenir sur le devant de la scène avec la sortie, bientôt peut-être, de Duncan Blackthorne et la Venise des Glaces en lecture libre sur Atramenta...
Alva et Eini sont deux nomades, n’ayant d’autre foyer que leur “Coeur en Exil”, vaisseau interstellaire, et vivant au jour le jour, guidé par la recherche d’un ami disparu, Sven. De cette situation de départ assez simple, Claire Billaud construit son roman en cercles concentriques, les effets d’un petit caillou jeté dans une marre. Chaque nouvelle partie du récit élargit en effet le cadre et les enjeux, de fait qu’on passe d’une histoire presque intimiste à quasi apocalyptique de manière très graduée, et très naturelle. La structure est ainsi le point fort de l’histoire, très ingénieusement pensée, même si j’ai pu regretter un ou deux raccourcis scénaristiques un peu plus faibles que le reste.
Le word building participe également d’un bon équilibre, suivant cette structure par paliers : l’auteur ne se sent jamais obligée de nous abreuver de détails qui ne seraient pas utiles à l’histoire, pourtant, ce qu’elle donne est suffisant à créer un univers cohérent, et assez riche pour se dégage une réelle ambiance, d’un espace et d’un futur un peu poussiéreux, franchement sauvage, et très prenant pour le lecteur. Les descriptions et les informations sont intégrées de façon organique, moyennant (rarement) un monologue un peu lourd ça et là.
En revanche, certaines relations entre les personnages me sont apparues comme bien trop rapide (notamment les amourettes d’Eini qui parlent d’aimer en dix minutes chrono) mais chaque protagoniste à le mérite de donner un sens à l’histoire… Ainsi le “twist” quant au trio originel est à la fois inattendu et très bien amené, et le “doute” laissé par Dexter à Alva fonctionne parfaitement. Scénaristiquement, rien à redire sur leur utilisation. Leur psychologie, prise individuellement, se tient bien, et si les questions éthiques “oubliées” en cours de route ont pu me gêner sur ma lecture, le final rattrape plutôt bien le discours sur la légitimité des prédateurs à se nourrir (de créatures pensantes ? Quand même, merde…)
De même, la toute fin choisie par le trio m’a un peu crispée, mais est formidablement contrebalancée par le tout dernier chapitre, qui souligne à merveille la dualité du récit et l’importance du personnage de Myllarca. Au final, passé quelques petites faiblesses de fond, une certaine naïveté parfois dans les dialogues, la forme très soignée et surtout la mécanique très bien huilée font d’Avla & Eini une lecture intelligente comme dépaysante.
Un autre ?
lundi 10 juin 2013
"Plongée sur R'lyeh" par Loïc Richard
Cthulhu Nazis must die !
Entre les livres dont vous êtes le héros, mon chéri et moi, c'est toute une histoire... Tous les deux, nous avons côtoyé ces livres-jeux durant notre adolescence, et c'est ce qui nous a fait "basculer" vers les jeux de rôle par la suite.
Alors, quand j'ai découvert, via AdopteUnAuteur, un livre dont vous êtes le héros inédit publié par le sympathique Studio Walrus, j'ai été évidemment intéressée. Quand j'ai appris (très vite, avec l'aspect de la couverture) que ce livre se déroulait dans l'univers de l'excellent et terrifiant Mythe de Cthulhu de Lovecraft, j'ai été irrésistiblement attirée. Et quand j'ai compris que l'auteur était Loïc Richard que j'avais découvert sur Atramenta avec l'excellente nouvelle Les trois portes, j'ai évidemment craqué !...
Plongée sur R'lyeh nous fait remonter au "bon" vieux temps de l'Allemagne nazie, dans la peau de Dieter Neuer, jeune lieutenant qui se retrouve embarqué un peu malgré lui dans une mission très spéciale. Officiellement, il s'agit de tester les nouveaux modèles de sous-marin et de scaphandres mis au point par le professeur Niebel. Officieusement, les "Veilleurs de l'Ombre", une organisation secrète dont Dieter fait partie, le met en garde : ce que recherchent ses supérieurs, ce n'est rien de moins que la cité perdue de R'lyeh où, selon la légende, le terrible Cthulhu dort depuis des millénaires...
C'est donc dans la peau de Dieter Neuer que le lecteur-joueur va devoir affronter ses supérieurs SS et les maléfices de Cthulhu et ses serviteurs, et croyez-moi, vous allez vous demander plus d'une fois lesquels sont les plus dangereux dans cette sombre affaire.
Contrairement à certains anciens livres dont vous êtes le héros, il n'y a aucun besoin de dés, de fiche de personnage ou d'inventaire à tenir, une pièce pour faire pile ou face de temps en temps suffit ; en revanche, le jeu est plutôt difficile, attendez-vous à mourir plusieurs fois avant de trouver le bon chemin, c'est-à-dire qui vous mènera à une fin où vous en sortez vivant. D'un autre côté, on sait à quoi on s'attend quand on s'engage dans un "Cthulhu"...
Inutile de dire que de ce côté-là, l'ambiance est très bien rendue. L'atmosphère est oppressante du début à la fin, et le fait de passer une importante partie de l'intrigue dans un sous-marin y est sûrement pour quelque chose. Trust no one, pourrait-on dire avec l'agent Mulder si le lieu et l'époque s'y prêtaient : des personnages vont vous réserver quelques surprises. L'histoire est très prenante et on jongle en permanence avec l'envie d'en savoir plus et la peur de tomber dans un piège tendu aux espions trop curieux.
Il sera également nécessaire de prêter attention aux détails car pour voir la fin de l'histoire, le livre vous en demandera certains à des moments où vous ne vous y attendiez pas forcément, et il ne faudra pas vous tromper. Autant d'aspects qui font de Plongée sur R'lyeh un challenge à la difficulté bien pesée, et doté d'une bonne durée de vie (comme disent les testeurs de jeux vidéo) grâce à ses multiples fins plus ou moins glorieuses.
Cerise sur le gâteau, le livre est bien fait, très bien fait (merci au Studio Walrus). Malgré ses 4 Mo au compteur, peut-être le plus gros e-book que j'ai téléchargé jusque-là, ses illustrations (très bien faites) et ses multiples liens, il tourne de manière fluide et sans accrocs sur ma liseuse qui commence à avoir quelques années. Quelques petites fautes d'orthographe ont échappé au correcteur mais c'est un détail, j'ai dû en voir deux ou trois en recommençant un scénario 20 fois.
En bref, Plongée sur R'lyeh est un excellent livre, qui malgré son ambiance horrifique se révèle très plaisant, et que je conseille à tous les amateurs de livres dont vous êtes le héros en quête de nouveautés.
Entre les livres dont vous êtes le héros, mon chéri et moi, c'est toute une histoire... Tous les deux, nous avons côtoyé ces livres-jeux durant notre adolescence, et c'est ce qui nous a fait "basculer" vers les jeux de rôle par la suite.
Alors, quand j'ai découvert, via AdopteUnAuteur, un livre dont vous êtes le héros inédit publié par le sympathique Studio Walrus, j'ai été évidemment intéressée. Quand j'ai appris (très vite, avec l'aspect de la couverture) que ce livre se déroulait dans l'univers de l'excellent et terrifiant Mythe de Cthulhu de Lovecraft, j'ai été irrésistiblement attirée. Et quand j'ai compris que l'auteur était Loïc Richard que j'avais découvert sur Atramenta avec l'excellente nouvelle Les trois portes, j'ai évidemment craqué !...
![]() |
| Couverture de Plongée sur R'lyeh sur Walrus Bookstore. Cliquez ici pour accéder à la page du livre. |
C'est donc dans la peau de Dieter Neuer que le lecteur-joueur va devoir affronter ses supérieurs SS et les maléfices de Cthulhu et ses serviteurs, et croyez-moi, vous allez vous demander plus d'une fois lesquels sont les plus dangereux dans cette sombre affaire.
Contrairement à certains anciens livres dont vous êtes le héros, il n'y a aucun besoin de dés, de fiche de personnage ou d'inventaire à tenir, une pièce pour faire pile ou face de temps en temps suffit ; en revanche, le jeu est plutôt difficile, attendez-vous à mourir plusieurs fois avant de trouver le bon chemin, c'est-à-dire qui vous mènera à une fin où vous en sortez vivant. D'un autre côté, on sait à quoi on s'attend quand on s'engage dans un "Cthulhu"...
Inutile de dire que de ce côté-là, l'ambiance est très bien rendue. L'atmosphère est oppressante du début à la fin, et le fait de passer une importante partie de l'intrigue dans un sous-marin y est sûrement pour quelque chose. Trust no one, pourrait-on dire avec l'agent Mulder si le lieu et l'époque s'y prêtaient : des personnages vont vous réserver quelques surprises. L'histoire est très prenante et on jongle en permanence avec l'envie d'en savoir plus et la peur de tomber dans un piège tendu aux espions trop curieux.
Il sera également nécessaire de prêter attention aux détails car pour voir la fin de l'histoire, le livre vous en demandera certains à des moments où vous ne vous y attendiez pas forcément, et il ne faudra pas vous tromper. Autant d'aspects qui font de Plongée sur R'lyeh un challenge à la difficulté bien pesée, et doté d'une bonne durée de vie (comme disent les testeurs de jeux vidéo) grâce à ses multiples fins plus ou moins glorieuses.
Cerise sur le gâteau, le livre est bien fait, très bien fait (merci au Studio Walrus). Malgré ses 4 Mo au compteur, peut-être le plus gros e-book que j'ai téléchargé jusque-là, ses illustrations (très bien faites) et ses multiples liens, il tourne de manière fluide et sans accrocs sur ma liseuse qui commence à avoir quelques années. Quelques petites fautes d'orthographe ont échappé au correcteur mais c'est un détail, j'ai dû en voir deux ou trois en recommençant un scénario 20 fois.
En bref, Plongée sur R'lyeh est un excellent livre, qui malgré son ambiance horrifique se révèle très plaisant, et que je conseille à tous les amateurs de livres dont vous êtes le héros en quête de nouveautés.
vendredi 17 mai 2013
Alva & Eini - Disponible !
![]() |
| Couverture d'Alva & Eini en e-book et livre papier sur Atramenta |
- Le livre papier, imprimé sur papier bouffant par un imprimeur certifié Imprim'Vert, est au prix de 10,50€
- L'e-book, disponible en format PDF, ePub et Mobi sans DRM, est au prix de 3,99€
Soyez nombreux à venir faire un tour sur Atramenta, que ce soit pour ce livre ou pour un autre ! Et une dernière chose : la lecture en ligne (et uniquement la lecture) reste gratuite sur le site !
Et si vous ne jurez que par votre librairie en ligne habituelle, l'e-book est déjà disponible sur Amazon, et sachez que dans les prochains jours, le téléchargement sera possible également sur Apple iBookStore, Fnac.com ainsi que les stores de vos liseuses préférées ! Attention cependant : les librairies en ligne ayant tendance à faire un peu ce qu'elles veulent, et Atramenta étant un trop petit éditeur pour leur imposer ses conditions, il est possible que des DRM se rajoutent au passage si vous téléchargez l'e-book sur certaines d'entre elles.
mardi 7 mai 2013
Ecrivain, ce n'est pas un "vrai" métier...
Qui, en côtoyant de près ou de loin l'écriture, n'a jamais entendu cette phrase ?
Dès le XVIIe siècle, La Bruyère écrivait pourtant : "C'est un métier de faire un livre comme de faire une pendule". Mais rien n'y faisait, à cette époque comme maintenant, les fabricants de pendules gagnaient quand même en moyenne plus que les auteurs. Les droits d'auteurs n'existaient même pas encore tels qu'on les connaît aujourd'hui : les auteurs devaient vendre leur manuscrit avec ses droits au libraire-imprimeur (les grands groupes d'édition n'existaient pas et les libraires de l'époque cumulaient donc souvent les deux fonctions) qui empochait alors tous les bénéfices de la vente du livre. N'échappaient à ce régime que quelques privilégiés au sens propre du terme, comme Molière qui, grâce à l'appui du roi Louis XIV, voyait ses ouvrages imprimés avec privilège du Roy, ce qui lui garantissait une part des revenus de ses pièces imprimées. C'est de ce privilège que vient le terme de royalties encore bien connu de nos jours.
Cependant le métier d'écrivain était peu considéré, et à cause des faibles revenus qu'il générait, il valait mieux être déjà riche et oisif pour se lancer dans l'aventure. Car vendre les droits de son manuscrit à un imprimeur pouvait être risqué, et même des auteurs célèbres en ont connu les affres : ainsi Jane Austen, à ses débuts dans l'écriture, avait vendu à l'éditeur Benjamin Crosby les droits d'un manuscrit qui devait devenir par la suite Northanger Abbey. Mais malgré la promesse de l'imprimeur de publier rapidement le livre, celui-ci dormit ensuite dans ses tiroirs, sans être publié. Quand Jane Austen commença à connaître le succès avec Raison et Sentiments ou Orgueil et Préjugés, elle voulut republier également ce livre, mais en ayant vendu les droits, elle ne pouvait plus les utiliser même si l'imprimeur n'en faisait pas non plus usage. Elle ne put se sortir de l'affaire qu'en rachetant les droits, avec l'aide financière de ses frères Edward et Henry car elle n'en avait pas elle-même les moyens - elle cumulait deux traits considérés comme des tares à l'époque, celui d'être écrivain et celui d'être une femme seule...
On pourrait croire que les améliorations de la loi sur les droits d'auteur, qui reconnaissent aux auteurs des droits inaliénables sur leurs œuvres et donnent désormais aux éditeurs certaines obligations, notamment verser une part des revenus d'un livre à l'auteur, auraient dû entraîner plus de considération envers le travail de l'écrivain. Et pourtant, à part quelques vedettes qui vivent de leur plume et qu'on accuse régulièrement - à tort ou à raison, là n'est pas le propos - de produire de la mauvaise qualité industrielle, être un écrivain relève presque toujours d'une activité "annexe", qui ne rapporte pas grand-chose quand elle a la chance de rapporter de l'argent, mais attire en revanche inéluctablement la remarque "et sinon, ton vrai métier ?..."
Notons qu'il y a de nombreux métiers en lien avec la littérature, mais que seul l'auteur a droit à ce traitement particulier. Chez les éditeurs, tout le monde, du grand patron à l'ouvrier qui graisse les rotatives, est considéré comme ayant un "vrai" métier. Mais pas l'auteur.
Il y a forcément un lien entre ce manque de considération et le fait que le travail d'auteur rapporte aussi peu. Mais lequel est la cause de l'autre ? Qui est arrivé en premier, l’œuf ou la poule, la poule ou l’œuf ? Difficile de le déterminer.
Toujours est-il que malgré toutes les évolutions du statut d'auteur et des droits associés, il règne toujours dans l'opinion courante un certain mépris pour les auteurs et leurs gains. Il n'est pas rare de voir fleurir dans des commentaires de blogs ou sur des forums des remarques du genre "les auteurs devraient s'estimer heureux de toucher quelque chose", sans doute exacerbées par certaines affaires de réclamations abusives de droits d'auteur. Sauf que ces réclamations abusives sont rarement le fait des auteurs eux-mêmes, mais plutôt des éditeurs ; logique, au fond, puisque ce sont ces derniers qui gagnent le plus d'argent sur une œuvre...
Et s'il n'y avait que l'aspect financier, ce ne serait peut-être pas si grave. Mais le qualificatif d'écrivain, n'étant pas un "vrai" métier, se décline à toutes les sauces, n'importe qui se présentant comme écrivain pour avoir rédigé quelques lignes mal écrites. Si vous ne me croyez pas, essayez de le faire, puis essayez de vous prétendre comptable après avoir fait les comptes personnels d'un ami sur Excel... Dans quelle situation serez-vous le plus cru ?
Vous l'aurez compris, cette situation m'énerve. Et pourtant, il y a peu, j'y ai au moins trouvé une fois un aspect positif. Mon contrat de travail, en effet, m'interdit d'avoir une autre activité professionnelle que celle pour laquelle j'ai été engagée. Mais comme écrivain n'est pas un "vrai" métier, cette clause ne m'empêche pas de publier mes livres...
Dès le XVIIe siècle, La Bruyère écrivait pourtant : "C'est un métier de faire un livre comme de faire une pendule". Mais rien n'y faisait, à cette époque comme maintenant, les fabricants de pendules gagnaient quand même en moyenne plus que les auteurs. Les droits d'auteurs n'existaient même pas encore tels qu'on les connaît aujourd'hui : les auteurs devaient vendre leur manuscrit avec ses droits au libraire-imprimeur (les grands groupes d'édition n'existaient pas et les libraires de l'époque cumulaient donc souvent les deux fonctions) qui empochait alors tous les bénéfices de la vente du livre. N'échappaient à ce régime que quelques privilégiés au sens propre du terme, comme Molière qui, grâce à l'appui du roi Louis XIV, voyait ses ouvrages imprimés avec privilège du Roy, ce qui lui garantissait une part des revenus de ses pièces imprimées. C'est de ce privilège que vient le terme de royalties encore bien connu de nos jours.
Cependant le métier d'écrivain était peu considéré, et à cause des faibles revenus qu'il générait, il valait mieux être déjà riche et oisif pour se lancer dans l'aventure. Car vendre les droits de son manuscrit à un imprimeur pouvait être risqué, et même des auteurs célèbres en ont connu les affres : ainsi Jane Austen, à ses débuts dans l'écriture, avait vendu à l'éditeur Benjamin Crosby les droits d'un manuscrit qui devait devenir par la suite Northanger Abbey. Mais malgré la promesse de l'imprimeur de publier rapidement le livre, celui-ci dormit ensuite dans ses tiroirs, sans être publié. Quand Jane Austen commença à connaître le succès avec Raison et Sentiments ou Orgueil et Préjugés, elle voulut republier également ce livre, mais en ayant vendu les droits, elle ne pouvait plus les utiliser même si l'imprimeur n'en faisait pas non plus usage. Elle ne put se sortir de l'affaire qu'en rachetant les droits, avec l'aide financière de ses frères Edward et Henry car elle n'en avait pas elle-même les moyens - elle cumulait deux traits considérés comme des tares à l'époque, celui d'être écrivain et celui d'être une femme seule...
On pourrait croire que les améliorations de la loi sur les droits d'auteur, qui reconnaissent aux auteurs des droits inaliénables sur leurs œuvres et donnent désormais aux éditeurs certaines obligations, notamment verser une part des revenus d'un livre à l'auteur, auraient dû entraîner plus de considération envers le travail de l'écrivain. Et pourtant, à part quelques vedettes qui vivent de leur plume et qu'on accuse régulièrement - à tort ou à raison, là n'est pas le propos - de produire de la mauvaise qualité industrielle, être un écrivain relève presque toujours d'une activité "annexe", qui ne rapporte pas grand-chose quand elle a la chance de rapporter de l'argent, mais attire en revanche inéluctablement la remarque "et sinon, ton vrai métier ?..."
Notons qu'il y a de nombreux métiers en lien avec la littérature, mais que seul l'auteur a droit à ce traitement particulier. Chez les éditeurs, tout le monde, du grand patron à l'ouvrier qui graisse les rotatives, est considéré comme ayant un "vrai" métier. Mais pas l'auteur.
Il y a forcément un lien entre ce manque de considération et le fait que le travail d'auteur rapporte aussi peu. Mais lequel est la cause de l'autre ? Qui est arrivé en premier, l’œuf ou la poule, la poule ou l’œuf ? Difficile de le déterminer.
Toujours est-il que malgré toutes les évolutions du statut d'auteur et des droits associés, il règne toujours dans l'opinion courante un certain mépris pour les auteurs et leurs gains. Il n'est pas rare de voir fleurir dans des commentaires de blogs ou sur des forums des remarques du genre "les auteurs devraient s'estimer heureux de toucher quelque chose", sans doute exacerbées par certaines affaires de réclamations abusives de droits d'auteur. Sauf que ces réclamations abusives sont rarement le fait des auteurs eux-mêmes, mais plutôt des éditeurs ; logique, au fond, puisque ce sont ces derniers qui gagnent le plus d'argent sur une œuvre...
Et s'il n'y avait que l'aspect financier, ce ne serait peut-être pas si grave. Mais le qualificatif d'écrivain, n'étant pas un "vrai" métier, se décline à toutes les sauces, n'importe qui se présentant comme écrivain pour avoir rédigé quelques lignes mal écrites. Si vous ne me croyez pas, essayez de le faire, puis essayez de vous prétendre comptable après avoir fait les comptes personnels d'un ami sur Excel... Dans quelle situation serez-vous le plus cru ?
Vous l'aurez compris, cette situation m'énerve. Et pourtant, il y a peu, j'y ai au moins trouvé une fois un aspect positif. Mon contrat de travail, en effet, m'interdit d'avoir une autre activité professionnelle que celle pour laquelle j'ai été engagée. Mais comme écrivain n'est pas un "vrai" métier, cette clause ne m'empêche pas de publier mes livres...
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