samedi 28 février 2026

Lectures de février 2026

Février a beau être le mois le plus court de l'année, il reste toujours un peu de temps pour se poser avec un livre, surtout avec la pluie qui a régné pendant une bonne partie du mois. Voici les livres que j'ai lus :

  • Minuit 2 - Stephen King
    • Français (traduit de l'anglais par William Olivier Desmond)
    • Papier 

Deux histoires courtes devenues des classiques de l'œuvre de Stephen King sont réunies dans ce livre. Que ce soient les passagers d'un avion perdu dans l'espace-temps des Langoliers ou l'écrivain confronté aux démons du passé dans Vue imprenable sur jardin secret, ces histoires font toujours mouche même en étant relues et revues en adaptation télé ou ciné pour la Xième fois. Il est difficile d'en dire quelque chose de nouveau tellement elles font partie des chefs-d'œuvre incontournables du genre, mais il est toujours possible de les redécouvrir toujours avec le même plaisir.

  • La nuit du mal - Eric Giacometti & Jacques Ravenne
    • Français
    • Papier 

Après Le triomphe des ténèbres, la quête des mystérieuses swastikas dispersées aux quatre coins du globe continue pour les nazis et les Alliés. Du côté des nazis, l'archéologue Erika van Essling et ses travaux sont surveillés de près par l'agent double français Tristan Marcas, et du côté des Alliés, on cherche à comprendre ces reliques en recrutant des occultistes comme le célèbre Aleister Crowley. La troisième swastika les mène à une course entre la Crète et Venise, mais les Alliés pensent pouvoir profiter de l'occasion pour tuer Hitler avec l'aide d'Ian Fleming, qui ne sait pas encore qu'il a déjà tous les ingrédients pour créer son futur James Bond... L'action ne ralentit pas une seule seconde dans ce second tome de la Saga du Soleil Noir, en attendant le prochain.

  • La relique du chaos - Eric Giacometti & Jacques Ravenne 
    • Français
    • Papier 

Les forces en présence semblent enfin équilibrées avec une relique entre les mains des nazis, une autre entre celles des Alliés (même si Himmler croit le contraire) et une troisième apparemment perdue pour toujours au fond de la lagune de Venise. Aucune information n'a pu être retrouvée sur la quatrième swastika, jusqu'au moment où on retrouve sa trace en Russie, où elle a été protégée par la famille du tsar jusqu'à sa chute. Et même si les Soviétiques disent que la religion est l'opium du peuple, ils ne veulent pas prendre le risque de perdre cette relique entre les mains des nazis qui se sont retournés contre eux. Avec de nouveaux adversaires, Tristan Marcas voit son double jeu devenir de plus en plus dangereux, et quitte à être démasqué, il envisage d'assassiner le chef des SS. La tension est palpable, les ennemis et les intrigues se multiplient sans laisser un instant de répit.

  • Résurrection - Eric Giacometti & Jacques Ravenne
    • Français
    • Papier 

La chasse aux swastikas est terminée mais les ambitions de Himmler, chef des SS obsédé par l'occultisme, ne s'arrêtent pas pour autant. Il convoite désormais le Saint-Suaire de Turin, à un moment où l'alliance entre Hitler et Mussolini vacille, d'autant plus que bien que jamais authentifié par l’Église, le suaire dispose d'un ordre héritier des Templiers et prêt à tout pour protéger son existence. Toujours suivi de près par les SS, Tristan Marcas se voit offrir la liberté s'il récupère le suaire, mais au milieu d'êtres tous aussi déterminés les uns que les autres à tuer pour arriver à leurs fins, la question de sa survie se pose à chaque instant. A noter que ce livre contient une allusion à Indiana Jones et les aventuriers de l'Arche perdue...

mardi 24 février 2026

Person of Interest

Contrairement à The Expanse dont j'ai déjà parlé en 2024, Person of Interest n'est pas une série de livres à l'origine, mais c'est une série télévisée des années 2010 qui m'a suffisamment tenue en haleine pour mériter que j'en parle. Découverte à l'origine sur la chaîne AB1, puis poursuivie sur Prime Video quand AB1 a décidé de changer sa programmation pour l'été, la série est actuellement rediffusée sur la nouvelle chaîne T18, et je suis tellement accro que j'y retourne.

Il faut dire que Person of Interest est de ces séries qui cachent bien leur jeu. Partant d'une situation initiale assez simple, elle s'enrichit progressivement de nouveaux personnages amenant leur part de l'intrigue, le tout à coup de flashbacks savamment calculés, présentés sous forme d'archives, qui apportent des explications et de la profondeur aux protagonistes en dévoilant progressivement leur passé et leurs secrets. Difficile, dans ces conditions, de ne pas avoir envie de connaître la suite...

La situation initiale, donc, est la suivante : Harold Finch (même si on comprend assez vite que ce n'est pas son vrai nom), un génie de l'informatique milliardaire mais aussi handicapé et reclus, embauche John Reese, un ex-agent spécial de la CIA porté disparu et vivant à l'état d'épave humaine dans les bas-fonds de New York. En effet, "M. Finch" est l'inventeur d'une IA révolutionnaire, "La Machine", capable de prédire les meurtres, mais n'étant pas capable d'arrêter lui-même les meurtriers, il lui faut quelqu'un comme "M. Reese", rompu à toutes les techniques de combat, pour agir à sa place. Leur association porte ses fruits, mais très vite, elle attire l'attention de la police, qui se pose des questions sur ce nouveau justicier insaisissable, surnommé "l'homme en costume", et qui semble avoir une longueur d'avance sur les criminels comme sur les policiers.

Jim Caviezel (John Reese) et Michael Emerson (Harold Finch) en 2012, au début de la série - Par Genevieve, CC BY 2.0 [https://creativecommons.org/licenses/by/2.0], via Wikimedia Commons

Par la suite, beaucoup d'autres personnages et intrigues s'ajoutent au fil des saisons, jusqu'à ce que la série ne se "ressemble" plus, et pourtant, il reste toujours le même noyau malgré toutes ces couches supplémentaires qui s'accumulent : le duo de choc formé par Harold Finch et John Reese. Présenté au départ comme un classique "la tête et les jambes" entre Harold le génie solitaire handicapé et John l'homme d'action quasi-invincible (un autre personnage le surnomme régulièrement "Superman"), ce duo évolue au fil de l'histoire et des interactions entre les protagonistes. John, qui n'avait plus de but dans la vie, s'en redécouvre un en sauvant des gens, tandis que Harold, qui vivait reclus dans une ancienne bibliothèque et craignait de s'attacher à quelqu'un (il faut dire que toutes les personnes à qui il s'est attaché ont eu des ennuis...), parvient à s'ouvrir progressivement. Cela permet, malgré quelques nécessaires frictions, d'agrandir leur équipe, ce qui ne sera pas de trop face à des adversaires qui se multiplient.

Person of Interest fait aussi réfléchir sans en avoir l'air aux questions liées à la surveillance de masse et à l'intelligence artificielle. J'ai le souvenir de conversations avec des amis ne connaissant pas la série qui ne se posaient absolument pas la question des faux positifs, de l'intrusion dans la vie privée (cette série devrait être déclarée d'utilité publique vu le contexte actuel)...

Côté intelligence artificielle, même si la série présente des IA autonomes dotées d'une conscience, et que depuis ChatGPT on sait que ce n'est pas possible, la réflexion porte aussi et surtout sur le rapport entretenu par les humains avec l'IA, la confiance qu'on peut (ou pas) avoir en elles et ce qu'on projette de notre inconscient dessus. Par exemple, si une IA appelle son créateur "Père", le considère-t-elle vraiment comme tel, ou est-ce pour provoquer chez lui la réaction de protection d'un père envers son enfant ?

Le tout est servi par une réalisation impeccable et un jeu d'acteurs qui ne l'est pas moins. Person of Interest se paye le luxe d'un casting quatre étoiles où tout le monde est extrêmement bon dans son rôle. Je n'hésite pas à décerner une mention spéciale à Michael Emerson, qui joue un Harold Finch étonnant et plein de surprises, tour à tour sévère, touchant et parfois franchement inquiétant. Habitué à jouer les méchants, notamment dans Lost (série produite par J.J. Abrams tout comme Person of Interest), il est parfait dans ce rôle tout en subtilités, attachant mais avec un côté sombre et un passé tortueux.

Bref, il n'y a vraiment rien à jeter dans Person of Interest, et si vous ne l'avez pas encore vue, tout ce que je peux vous dire, c'est d'y remédier de toute urgence. La seule chose que je pourrais lui reprocher, outre une fin un peu rapide (baisse des audiences oblige), c'est de mettre la barre très haut pour la série qui voudra devenir ma prochaine série coup de coeur. Mais c'était déjà le cas avec The Expanse, alors qui sait quelle série me surprendra à l'avenir ?

vendredi 6 février 2026

BookPack 12.6

Qui dit nouvelles sorties dit nouveau BookPack, et ce BookPack 12.6 est le premier de 2026.

Suivant les publications du début de l'année et de la fin de l'année dernière, il ajoute le dernier épisode des aventures de l'Alchimiste, Face à l'homme d'acier, ainsi que Micronouvelles XII et Micronouvelles XIII. A la faveur d'une mise à jour d'Ubuntu et de son éditeur de texte, la page d'accueil qui donne la liste des livres et l'historique du BookPack passe en UTF-8 et abandonne les vieux encodages.

Il n'y a plus qu'à découvrir ce nouveau BookPack, dans le menu de droite ou directement ici, et profiter de tous les textes qui sont disponibles ! 

Avec autant de lectures dans autant de mondes différents, la perspective risque de ne plus être la même... - Par Lauri Veerde, CC BY-SA 4.0 [https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0], via Wikimedia Commons

dimanche 1 février 2026

Micronouvelles XIII

Attention ! Ces nouvelles Micronouvelles portent le nombre maudit, le nombre 13 !...

En réalité, il n'y a pas de malédiction sur ce nouveau recueil. Au contraire, il s'est vraiment très bien déroulé, compte tenu de mon lancement tout à fait improvisé dans l'aventure (comme souvent), d'une certaine difficulté des mots présentés et de la contrainte supplémentaire d'en faire une histoire qui se suit. Je n'ai pas eu de difficulté à trouver chaque épisode, et je n'ai pratiquement raté aucun jour, seul un des textes a eu un jour de retard.

La liste pas piquée des hannetons du Writever de janvier 2026...

Ce Writever de janvier, le premier de l'année 2026, a aussi été l'occasion de nouvelles expériences. Pour la première fois, j'ai posté mes textes en parallèle (et automatiquement grâce à la magie de la fédération) sur https://feddit.fr/c/microfictions. Feddit est un nouveau concurrent libre et fédéré de Reddit, et, étonnamment, alors qu'il est récent et pas forcément très connu, il a déjà été bloqué sur le réseau de mon entreprise... En tout cas, il n'y a pas eu de retour là-bas (il est vrai qu'il n'y en a pas tellement sur Mastodon non plus), je ne sais pas encore si je renouvèlerai l'expérience pour un prochain Writever.

C'est aussi la première fois que je parle explicitement de Gedonia, qui est en fait l'endroit imaginaire où vivent mes poupées et mes personnages quand ils ne sont pas en train de vivre des aventures dans mes histoires, ou quand ils n'ont pas encore été incorporés dans l'une d'elles. Je n'ai malheureusement pas le pouvoir d'y aller physiquement et encore moins d'y déplacer des personnages dans la réalité, mais que se passerait-il si c'était le cas ? On n'est d'ailleurs pas très loin de la réalité, puisque depuis peu, on sait qu'Elon Musk a réellement l'intention de noyer le monde sous ses robots humanoïdes, qui sont présents dans ce Writever...

Finalement, même si l'histoire s'est bien déroulée, je me suis sentie un peu à l'étroit dans ce Writever. Gedonia mériterait clairement un texte plus long, mais ce serait plus difficile à écrire. Peut-être plus tard, quand j'aurai démêlé un peu plus mes autres projets d'écriture ?

En attendant, les nouvelles Micronouvelles sont disponibles sur Atramenta, et elles feront bientôt partie du prochain BookPack, avec Micronouvelles XII qui attendent leur tour depuis la fin de l'année dernière. Je ne sais pas encore quand auront lieu les prochaines Micronouvelles, mais ce sera sûrement dans pas longtemps.

Toujours la même couverture pour ces nouvelles Micronouvelles, on ne change pas une équipe qui gagne.