vendredi 31 août 2018

Lectures d'août 2018

Août, le mois où une bonne partie de la France part en vacances et se repose. Et quoi de mieux pour se reposer que se plonger dans la lecture d'un bon livre ? Voici ce que j'ai lu en août :
  • David Copperfield - Charles Dickens
    • Français (traduit de l'anglais par P. Lorain)
    • Numérique
Considéré comme le chef-d'œuvre de Charles Dickens, David Copperfield raconte la vie d'un garçon naïf qui semble destiné à être maltraité ou roulé par tous ceux qu'il rencontre. Heureusement pour lui, il peut aussi compter sur quelques amis sûrs comme le marin Peggotty et sa sœur, le simple et honnête Thomas Traddles ou le bon M. Micawber, aussi joyeux et volubile qu'éternellement endetté. Au milieu de tous ces personnages hauts en couleurs, David Copperfield parvient à triompher des obstacles, y compris ceux qui résultent de ses propres faiblesses, et finit non seulement par réussir mais aussi par aider ceux de ses amis qui en ont besoin. Malgré un côté un peu moralisateur propre aux romans de l'époque, on se prend à suivre les aventures de ce héros qui n'en est pas tout à fait un.
  • Les sosies de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Une nouvelle aventure de Bob Morane contre l'Ombre Jaune en forme d'enquête angoissante dans les brouillards de Londres. Des savants et des explorateurs ayant des renseignements sur l'Ombre Jaune se font tuer par leurs propres sosies, et le "vrai héros de tous les temps" manque lui-même plusieurs fois de succomber aux pièges mortels de son ennemi en étant poursuivi d'abord par son ami de toujours Bill Ballantine, puis par lui-même. L'histoire est un peu courte, mais à la fin, on a surtout envie de savoir quelle sera la prochaine trouvaille de l'Ombre Jaune pour mener la vie dure à Bob Morane et ses alliés.
  • Les yeux de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Bob Morane repart en chasse contre l'insaisissable Ombre Jaune. Cette fois, Bob Morane et l'ami Bill Ballantine passent de Londres à la campagne française, dans un château bâti sur une ancienne commanderie de Templiers. Propice aux mystères, le cadre aurait quand même quelque chose de bucolique s'il n'était pas aux mains de l'Ombre Jaune et des nouveaux assassins de son invention, les "hommes aux yeux qui tuent", exploitant cette fois les lasers, sans oublier de rappeler les avancées de l'Ombre Jaune en matière de cybernétique. Rien de révolutionnaire dans l'histoire, mais une bonne continuation des affrontements entre "l'aventurier" et son plus fidèle ennemi.
  • L'héritage de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Coup de théâtre : Monsieur Ming "l'Ombre Jaune" fait parvenir à Bob Morane un message dans lequel il affirme être bientôt mort et faire de son meilleur ennemi l'héritier de ses découvertes scientifiques de sinistre mémoire. Bien qu'ils ne croient qu'à moitié à la disparition de celui qui a souvent réussi à déjouer la mort, l'occasion est trop belle pour Bob Morane et l'ami Bill Ballantine de mettre la main sur l'héritage de l'Ombre Jaune. Jungle indienne, demoiselle en détresse, pièges mortels et retournements de situation seront au rendez-vous pour l'aventurier pas si solitaire.
  • La cité de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Bob Morane est encore une fois "à la recherche de l'Ombre Jaune", cette fois en plein cœur de Chinatown où, selon les rumeurs, il existerait une ville sous la ville dans laquelle l'Ombre Jaune aurait installé une base secrète. L'exploration de la cité souterraine ne va finalement pas aussi loin qu'on pourrait l'espérer, mais l'intervention des services "secrets" américains à grands renforts militaires donne à cette aventure particulière un petit côté hollywoodien, tout en n'oubliant pas de lorgner encore un peu plus loin vers la science-fiction.
  • Les guerriers de l'Ombre Jaune - Henri Vernes
    • Français
    • Papier
Lu par erreur après La cité de l'Ombre Jaune, ce volume explique la présence de certains ennemis dans le suivant : l'Ombre Jaune, encore et toujours de retour pour jouer de mauvais tours, expérimente cette fois une nouvelle "race" de guerriers, utilisant des mourants congelés par une mystérieuse technique ancestrale chinoise. Proches des zombies, les guerriers ont leurs avantages mais aussi leurs défauts, et l'idée est intéressante bien qu'elle soit assez mal exploitée avec le schéma classique de l'Ombre Jaune qui révèle ses plans et disparaît à la fin.
  • Wreck of the Frost Finch (Aetherium Book 0) - Joseph Robert Lewis
    • Anglais
    • Numérique - Bonus du StoryBundle Summer Steampunk Bundle
Dans une Afrique et une Europe alternatives aux accents steampunk, Omar Bakhoum est une légende discrète. Il maîtrise les armes en "acier-soleil" (sun-steel en VO) qui lui permettent d'emprisonner les âmes des défunts, et grâce à une autre mystérieuse propriété de ce métal, il est immortel et vit depuis plusieurs siècles. Mais le désir d'en savoir plus le ronge et il veut s'embarquer pour l'Ysland, une île quasi-légendaire qui n'est pas touchée par la glaciation comme le reste de l'Europe et qui serait l'origine de tout l'acier-soleil. Cette aventure courte n'est que le prélude au reste d'une saga, mais elle se suffit presque à elle-même bien qu'elle laisse beaucoup de questions en suspens.
  • Assassins of the Steam Age (Aetherium Book 1) - Joseph Robert Lewis
    • Anglais
    • Numérique - Bonus du StoryBundle Summer Steampunk Bundle
Le monde alternatif steampunk de Wreck of the Frost Finch se détaille davantage ici : une Europe gelée et peuplée de tribus semi-barbares, et une Afrique du Nord abritant des civilisations prospères dont celle de Marrakesh, en pleine révolution industrielle et dominée principalement par des femmes. La pilote-conceptrice d'aérostats Taziri Ohana croise la route du major Syfax Zidane (rien à voir avec notre Zizou national) et se retrouve confrontée malgré elle à une machination aux multiples rouages, dont le rôle n'est rien moins que d'assassiner la reine de Marrakech avec toute sa famille. Malgré une histoire très riche avec des rebondissements, j'ai eu du mal à accrocher à la narration et aux personnages, ce qui est bien dommage dans un univers avec autant de potentiel.
  • Legend of the Skyfire Stone (Aetherium Book 2) - Joseph Robert Lewis
    • Anglais
    • Numérique - Téléchargé via le StoryBundle Summer Steampunk Bundle
Le même monde steampunk hors du temps que le tome précédent, et les mêmes personnages principaux, dont Taziri Ohana et le major Syfax Zidane. Cette fois, c'est à cause d'un amiral va-t-en-guerre que Taziri Ohana doit faire un atterrissage forcé et demander l'aide de Don Lorenzo, un hidalgo qui est malheureusement au même moment en pleine quête pour retrouver la "pierre du feu céleste" (skyfire stone en VO), un objet mystérieux qui peut devenir une arme redoutable. L'union faisant la force, tout le monde se retrouve, chacun à sa manière et pour ses propres raisons, à la poursuite de l'étrange pierre. L'histoire se déroule de manière plus fluide que dans le tome précédent en se raccrochant même aux mystères évoqués dans le tome 0, et on y a davantage la sensation d'un ensemble complet.

    jeudi 23 août 2018

    Concours des 500 followers !

    Ce sont des choses qui arrivent à force de persévérance : après 300, c'est maintenant 500 followers que je compte sur Twitter, peut-être le début de la gloire, mais je suis sûre que beaucoup ne sont là que pour mes blagues sur Doctor Who.
    Quoi qu'il en soit, il se trouve qu'il me reste un exemplaire de L'étrange affaire Nottinger, je le mets donc en jeu pour ce nouveau concours, avec bien entendu une dédicace.
    A la suite du concours précédent qui a eu 0 participation, on m'a laissé entendre que ce que je demandais était peut-être trop ambitieux et compliqué, mais je ne veux toujours pas faire un énième concours à base de "RT + follow" comme on en trouve tous les jours.
    Je pose donc un principe tout simple pour ce nouveau concours : pour avoir cet exemplaire dédicacé de L'étrange affaire Nottinger, il suffit de me le demander gentiment.
    Autrement dit, envoyez-moi un message par e-mail à cl.billaud@gmail.com (avec pour sujet "Concours des 500 followers" pour que je m'y retrouve), où vous m'indiquerez en quelques phrases pourquoi vous voulez cet exemplaire, en n'oubliant pas d'indiquer aussi votre adresse. La demande la plus touchante, la plus drôle ou la plus originale décrochera la timbale, les autres recevront des lots de consolation.
    Mois d'août, vacances et rentrée oblige, je laisse jusqu'au 30 septembre pour envoyer les participations. Venez nombreux, je n'ai pas envie de me sentir seule encore une fois...
    J'attends vos messages ! - Par birdy [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html), CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) ou CC BY-SA 2.5  (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5)], via Wikimedia Commons

    mercredi 22 août 2018

    En attendant demain

    Je ne sais toujours pas encore si je vais continuer de me faire publier, mais une chose est certaine et le sera encore pour un moment, c'est que je ne vais pas m'arrêter d'écrire.
    Et quoi de mieux pour reprendre l'écriture que profiter du Ray's Day, la journée pour fêter la lecture et par extension l'écriture sans laquelle aucune lecture n'est possible ? J'y avais déjà participé en 2016 avec Les Licornes, puis, avec quelques péripéties, en 2017 avec Alter Ego.
    Pour être franche, j'ai bien failli faire l'impasse en 2018, d'autant plus que je n'avais pas d'idée. C'était compter sans la magie de Twitter qui est venu me souffler une idée à l'oreille. Attention, le tweet est un spoiler à lui tout seul, ne le lisez pas si vous voulez garder la surprise. Je le mets en fin d'article pour vous laisser le choix.
    Je dois avouer que je me suis surprise moi-même en écrivant cette nouvelle en une journée. Tous les éléments sont arrivés très clairement et très rapidement. En hommage à l'autrice du tweet original, le nom de l'héroïne, Océane, s'est imposé tout de suite. Le reste est venu de diverses anecdotes, mais il y a aussi beaucoup de vécu et même de vécu récent (ceux qui ont lu l'article précédent comprendront) dans l'histoire et les réactions de l'héroïne.
    Je dois dire que depuis la fin de l'écriture de Dernière Course, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas "plongée" dans l'écriture comme ça. Il n'y a peut-être eu qu'une seule journée de travail, mais pendant cette journée qui a filé très vite, j'ai souri, ri, été au bord des larmes avec mes personnages.
    Le résultat, c'est En attendant demain, une nouvelle de romance feel good (même si ça n'en a pas l'air au début) avec une petite touche de SF assez légère pour ne pas rebuter celles et ceux qui y seraient allergiques. Au passage, je laisse les habitués deviner qui m'a inspiré le personnage de Monsieur Mercier...
    Bonne lecture, en espérant que vous aurez autant de plaisir à le lire que j'en ai eu à l'écrire !
    Couverture de "En attendant demain". Cliquez ici pour accéder à l’œuvre.

    samedi 11 août 2018

    Le blues de l'écrivain, le retour

    Content warning : il est possible que je sois amère et/ou que je m'apitoie sur moi-même dans cet article. A vous de voir si vous avez envie de subir ça ou pas...

    Tous les auteurs ont sans doute connu ce genre de moment, mais il se trouve que cette fois c'est mon tour : je viens de subir mon premier refus de manuscrit. Ici, je ne compte volontairement pas les anciens refus, il y a quelques années, de maisons d'édition à qui j'avais envoyé des manuscrits un peu au hasard comme bien des auteurs débutants. Ils n'étaient pas agréables, évidemment, mais ici c'est bien pire, puisque c'est Mü éditions qui, après avoir publié Le don d'Osiris et L'étrange affaire Nottinger, annonce, après de longs mois d'attente, devoir refuser Moortopia.
    Même si je pense que la sentence aurait pu tomber bien plus tôt, je remercie quand même Davy d'avoir attendu que mon anniversaire soit passé histoire de ne pas le gâcher. Lui-même, il faut bien le dire, était clairement gêné de devoir m'annoncer ce refus, et insistait sur le fait qu'il ne ferme pas complètement la porte à Moortopia ou au reste, à condition que j'améliore mon écriture.
    Une nouvelle difficile à encaisser après avoir publié deux romans, même au succès relatif, sans parler du fait qu'elle coïncide apparemment avec une critique peu élogieuse de L'étrange affaire Nottinger (si vous voyez de quoi il s'agit, merci de ne pas m'en envoyer ni le lien ni le contenu, je n'en ai pas besoin, et ceux qui l'ont publiée sont d'ores et déjà dans ma liste noire personnelle comme tous les rares auteurs de critiques négatives de mes livres). Je ne sais pas dans quelle mesure cette critique a influencé le refus de Moortopia et je crois que je préfère ne pas savoir.
    La principale question sous-jacente est de savoir si je suis prête (je laisse pour l'instant de côté la question d'en être capable) à améliorer en profondeur mon écriture ? Elle est au cœur du problème pour une raison toute simple : pour moi, écrire est avant tout un plaisir et j'entends que cela reste ainsi. S'il s'agit de refaire toujours les mêmes choses, parfois jusqu'à l'ennui ou à l’écœurement, avec des gens insatisfaits face à moi, j'ai mon autre travail, et quoi qu'on puisse dire dessus, il a l'avantage d'être payé des milles et des cents. Quoi qu'il arrive, je ne veux pas que mon activité d'autrice finisse par ressembler à ça alors qu'elle n'aura probablement jamais la même compensation.
    A partir de là, deux choix s'offrent à moi : soit tenter effectivement de m'améliorer en espérant que cela ne finira pas comme je le décris plus haut, soit me concentrer sur ce qui me plaît et me plaira toujours, à savoir écrire sans me soucier plus que cela de la qualité, et retourner quelque temps dans le "circuit" amateur avec Atramenta.
    Après avoir goûté à la publication, aucun des deux ne me satisfait tout à fait. J'ai cependant tenté de reprendre l'écriture de La Légende de Thaalia en gardant bien à l'esprit qu'il n'y a aucun objectif en jeu et que ce n'est pas grave si le scénario s'écrit un peu au fur et à mesure.
    Et histoire de bien enfoncer le clou, coup de théâtre : le contrat de publication d'Alva & Eini sur Atramenta, dont j'avais un peu oublié la date de début et la durée, se termine dans 3 mois. J'ai la possibilité de le renouveler, et contrairement à l'autre, cela ne me coûtera a priori qu'un peu d'argent, mais là aussi se pose la question du "à quoi bon". La dernière vente d'Alva & Eini en version papier remonte à 2014, la version e-book (moins chère) résiste un peu mieux avec quelques ventes début 2018, mais là encore on ne peut pas dire que le succès a été au rendez-vous. (D'ailleurs, si vous voulez acheter Alva & Eini mais que vous hésitez, je vous conseille de le faire maintenant, dans 3 mois ce sera peut-être trop tard.)
    Je n'arrive pas à me décider sur aucune des deux questions pour le moment, tout ce que je sais c'est que j'ai déjà versé des larmes à cause de tout cela parce que l'écriture me tient à cœur, et que ce n'est peut-être pas encore terminé (il n'y a pas que Churchill pour promettre du sang et des larmes). Tous les messages de soutien, conseils avisés que ce soit dans n'importe quelle direction sont les bienvenus, et pour ceux qui voudraient profiter de cette période de doutes pour m'attaquer, sachez que ma liste noire personnelle est extensible.
    "Mélancolie", Edgar Degas [Domaine public], via Wikimedia Commons

    mardi 31 juillet 2018

    Lectures de juillet 2018

    Ce n'est pas en juillet que j'ai pris mes vacances, mais ça ne m'empêche pas de lire régulièrement. Comme il n'y a pas de saison pour la lecture, voici ce que j'ai lu :
    • The Last Orphans - N.W. Harris
      • Anglais
      • Numérique - Bonus du StoryBundle Young Adult Variety Bundle
    Entre son père alcoolique et sa mère trop tôt disparue, Shane pensait qu'il avait une vie pourrie, jusqu'à ce qu'une catastrophe cause la mort de tous les adultes sur Terre. Shane se découvre alors des talents de leader, indispensables pour prendre la tête d'un groupe de lycéens et collégiens livrés à eux-mêmes, avec deux objectifs : survivre, et arrêter l'arme qui a déclenché la catastrophe et qui menace d'étendre ses effets aux adolescents de plus en plus jeunes jusqu'à l'extinction totale. Le post-apocalyptique est décrit ici du point de vue d'un adolescent perdu qui doit grandir très vite pour survivre, mais si sa quête est bien décrite et tient en haleine, en revanche, la fin de type "tome 1" laisse bien des questions sans réponses.
    • Qualify (The Atlantis Grail #1) - Vera Nazarian
      • Anglais
      • Numérique - Bonus du StoryBundle 2018 SFWA Science-Fiction Bundle
    Un astéroïde va bientôt s'écraser sur la Terre et marquer la fin de l'humanité, mais un peuple a décidé de changer la donne : les Atlantes, exilés de la Terre depuis des millénaires et revenus de l'espace pour sauver leurs "cousins" terriens. Mais ce peuple combattant et élitiste n'aide pas n'importe qui et les places sont limitées : seuls les adolescents seront sauvés, et encore, seulement ceux qui passeront les épreuves imposées par leurs sauveteurs. Pour Gwen Lark et ses frères et sœurs, comme tous les adolescents de la Terre, le mot d'ordre devient "se Qualifier ou mourir", et la jeune fille va devoir dépasser ses limites (en particulier physiques) pour faire partie des élus. Ni la cruauté de ses semblables ni les exigences des Atlantes ne l'épargneront, et même l'amour du beau Logan Sangre ne lui sera que d'un réconfort relatif quand l'élite de l'élite de l'Atlantide viendra s'en mêler en la personne du troublant Aeson Kass. Au début, on pourrait penser à une pâle copie de Hunger Games ou Divergente, mais c'est bien plus que cela et on se laisse prendre à suivre les tribulations d'une adolescente (presque) ordinaire soudainement confrontée à la nécessité de comprendre très vite le nouveau monde qui s'impose à elle afin d'y survivre. Cerise sur le gâteau, pour une fois la fin de ce tome 1 parvient à ménager le suspense sans trop laisser sur sa faim.
    • The Green Woman - Peter Straub & Michael Easton
      • Anglais
      • Papier - Roman graphique (illustré par John Bolton)
    Peter Straub, co-auteur de Black House avec Stephen King, signe ici un autre polar occulte et horrifique, dont le protagoniste est Fielding "Fee" Bandolier (bien qu'il ait porté d'autres noms), un tueur en série schizophrène et torturé qui s'en prend uniquement aux femmes. Bob Steele, inspecteur de police au nom de cow-boy de cinéma, est à la poursuite de Fielding Bandolier et d'autres tueurs en série, car il y en a d'autres, qui tentent d'imiter le "maître" voire de le remplacer. Ajoutez à cela des images presque photo-réalistes passant du quotidien au cauchemar, des flash-backs sanglants (à moins que ce ne soient des flash-forwards ?), des visions érotico-gores, et l'histoire d'un ancien galion dont tout l'équipage se serait entre-tué et dont la figure de proue murmurerait toujours à l'oreille des égarés pour les pousser vers la folie meurtrière, et vous obtiendrez une alchimie envoûtante et dérangeante, une œuvre au noir qui hantera vos nuits, avec en bonus le visage omniprésent de Peter Capaldi dans le rôle du tueur.
        Et comme ça faisait longtemps que je ne l'avais plus indiqué, un petit rappel des impressions qui se cachant derrière mes notes de lecture...

        mercredi 18 juillet 2018

        "L'étrange affaire Nottinger" : le casting de rêve

        Je sais, il n'y a pratiquement aucune chance que L'étrange affaire Nottinger soit adapté un jour au cinéma. Mais je suis autrice de fantasy et de science-fiction, rêver est mon métier, sinon ma raison d'être. Voici donc une petite liste de ceux que je rêverais de voir apparaître dans le film L'étrange affaire Nottinger s'il pouvait voir le jour :

        Edward Matthew Nottinger : Matt Smith
        Ceux et celles qui suivent mon blog et ont notamment vu le making-of de L'étrange affaire Nottinger ne seront pas surpris par ce choix, puisque Matt Smith y est pour beaucoup dans l'inspiration d'Edward Nottinger. Qui serait donc mieux placé pour lui donner vie ? Si Matt a été un sympathique Docteur, il a aussi été le froid et calculateur Skynet dans Terminator Genisys : interpréter un méchant comme Edward est un défi à sa portée.
        Photo : Par Gage Skidmore from Peoria, AZ, United States of America (Matt Smith) [CC BY-SA 2.0  (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons

        Edward Roger Nottinger : Mads Mikkelsen
        Sans trop en révéler sur la famille Nottinger, Edward Roger Nottinger, le père d'Edward Matthew, joue un rôle suffisamment important pour apparaître à un moment ou un autre dans le film ; et pour un psychopathe aussi implanté dans le monde des ténèbres lovecraftiennes, je ne vois pas de meilleur candidat que l'interprète de Hannibal Lecter dans la série Hannibal.
        Photo : Par Olivier Strecker [CC BY-SA 3.0  (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

        Nadia Leigh : Georgia Moffett
        Après avoir présenté la famille Nottinger, il est temps de mettre un peu de fraîcheur dans le casting, avec Georgia Moffett dans le rôle de la blonde détective Nadia Leigh. Je n'avais pas de modèle particulier en tête quand j'ai créé Nadia, mais avec du recul sur le personnage, je trouve qu'elle correspond plutôt bien. Sa pétillance et son enthousiasme sont exactement ce qu'il faut pour interpréter Nadia.
        Photo : Par Mick (star-fighter) [CC BY-SA 2.0  (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons

        Oliver Lloyd : David Tennant
        Avec Georgia Moffett en Nadia, qui serait mieux placé pour jouer Oliver Lloyd, l'inspecteur amoureux de la détective, que son mari David Tennant ? Après avoir été le capitaine Hardy dans Broadchurch, il se retrouverait confronté dans L'étrange affaire Nottinger à une enquête tout aussi dérangeante mais beaucoup plus surnaturelle, et dont, là aussi, personne ne ressort intact. Il serait excellent dans ce rôle même si je ne pensais pas à lui en le créant.
        Photo : Par Rach from Tadcaster, York, Englandderivative work: Cirt (2009_07_31_David_Tennant_smile_09.jpg) [CC BY 2.0  (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0)], via Wikimedia Commons

        Walter Easton : David Suchet
        On continue avec un autre David après David Tennant : l'impénétrable majordome de la famille Nottinger, sûrement détenteur d'un certain nombre de secrets de famille, est un rôle qui conviendrait parfaitement à David Suchet, l'inoubliable Hercule Poirot, sauf que contrairement au célèbre détective, il n'aura pas l'occasion de tout révéler à la fin. Son flegme apportera quand même la petite touche typiquement british qu'il faut à L'étrange affaire Nottinger.
        Photo : Par Phil Chambers from Hamburg, Germany, edited by --Richard Bartz 20:50, 9 October 2007 (UTC) (IMG_6979.JPG) [CC BY-SA 2.0  (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons

        Curtis Roberts : Peter Capaldi
        On reste dans Doctor Who pour le dernier rôle important à distribuer : "l'homme de la Royal Golden Academy" (savez-vous qu'il n'est nommé qu'une seule fois au début ?). Simple pion ou maître dépassé par sa création, c'est un personnage qui a gardé ses mystères pendant son écriture, et dont je suis sûre qu'il a subi l'influence de la "passation de flambeau" de Matt Smith à Peter Capaldi dans Doctor Who à peu près au même moment. Ses yeux pourraient hypnotiser n'importe quel humain ou monstre... à l'exception notable d'Edward Nottinger.
        Photo : Par Gage Skidmore [CC BY-SA 3.0  (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

        Et vous, si vous avez lu L'étrange affaire Nottinger ou simplement si vous avez suivi mes élucubrations sur le sujet, quel serait votre casting ?

        samedi 14 juillet 2018

        La Légende de Thaalia

        Parce que j'en parle depuis quelque temps et que j'ai commencé à l'écrire (et que c'est sûrement mon occupation principale en matière d'écriture jusqu'à ce que j'aie des nouvelles de Moortopia), quelques mots sur le conte fantasy La Légende de Thaalia.
        Avant toute chose, je ne compte pas publier "officiellement" ce conte, ce devrait rester un texte relativement court qui finira sûrement sur Atramenta et dans une future version de mon BookPack. Cependant il faut bien l'avouer, je ne sais pas du tout quelle longueur ce texte aura à la fin (pas plus que je n'avais réussi à évaluer correctement la longueur de Dernière Course), et il s'agira bien d'une histoire complète avec voyage initiatique, trahisons, complots et une idylle à la clé.
        Né comme une tentative de me distraire pendant l'écriture de Dernière Course (avec un autre projet de fantasy, humoristique cette fois, mais qui n'a pas dépassé quelques pages, Conan le détective barbare), La Légende de Thaalia tire une partie de son inspiration (et de son titre) d'un livre d'inspiration de jeu de rôle acquis par Benoît à l'occasion d'une campagne Kickstarter, Tahala la cité des aigles (actuellement disponible sur le site de son créateur). Cependant j'ai assez vite dévié de l'original, en faisant de Thaalia une presqu'île au lieu d'une île et en faisant plus généralement ma propre cuisine au niveau du gouvernement de la cité. Gouvernement qui occupe le centre du récit puisque dès le départ, on va suivre Richard, gouverneur-duc de Thaalia et "despote éclairé" qui s'inquiète pour l'avenir de sa cité, alors qu'il sent que son règne et sa vie sont plus proches de la fin que du début, et que son premier héritier ne lui apparaît pas digne de confiance.
        Richard a cependant quelques ressources insoupçonnées, dont une en particulier : à l'insu de tous, il a le pouvoir de se changer en aigle, et sous cette forme, de parler aux oiseaux. C'est un hibou, symbole de la sagesse, qui lui révèle de façon sibylline qu'une femme pourrait être la réponse à toutes ses questions, mais pour la trouver, il ne lui suffira pas de claquer des doigts et d'ordonner comme il a l'habitude de le faire... Et c'est là que commence son voyage initiatique où il trouvera à peu près tout, sauf ce qu'il s'attend à trouver.
        Pour l'instant, dans le texte, ce voyage vient tout juste de démarrer... Il est temps que le récit prenne son essor.
        Le duc de Thaalia sous sa forme d'aigle ? - Par Artemy Voikhansky [CC BY-SA 4.0  (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons