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dimanche 5 janvier 2025

2024 en écriture

Comme tous les ans, il est temps de faire le bilan, et je le trouve plus qu'en demi-teinte cette année.

Bien entendu, il s'est passé des choses en 2024. Après la publication d'Agents provocateurs au tout début de l'année, l'Alchimiste a tiré son épingle du jeu avec plusieurs nouveaux épisodes pour la saison 2 de ses aventures : le diptyque La croisière abuse / La planète menace, arrivé rapidement en mars et très important dans l'histoire, suivi par L'horizon d'un voyage en mai puis Les deux faces du bonheur en août. Mais depuis, il semble plus difficile de trouver de nouvelles aventures pour l'Alchimiste.

J'ai pourtant bénéficié de deux Camps NaNoWriMo, bien qu'un peu réduits pour s'adapter au ralentissement de mon rythme, un en avril et un en juillet (mes JO d'écriture à moi), et leur bilan est plutôt bon, mais rien n'y fait : en-dehors de ces défis, je n'arrive pas à reprendre le rythme d'avant. Plusieurs Writever ont aussi jalonné cette année, donnant lieu chacun à un recueil de Micronouvelles, en janvier/février, en mars, en octobre et pour finir en décembre, le dernier qui vient d'être publié.

Il y a aussi des projets inachevés qui s'accumulent, Le chef des gardes fumait trop (une nouvelle aventure de Conan le détective barbare), la saison 2 de Capitaine Quantum, et aussi et surtout La Vierge de métal, toujours au point mort malgré diverses tentatives de le remettre en route. Il a pourtant été au programme des deux Camps NaNoWriMo sus-mentionnés, et je suis même allée jusqu'à passer quelques jours à Avignon et ses environs pour m'imprégner des lieux où se déroule l'histoire. J'ai vu le Palais des Papes, les routes et les fleuves, et même les falaises où pourraient se cacher Adam Lumière et l'Hérésie Électrique, mais je n'ai toujours pas réussi à faire une avancée significative dans l'écriture de La Vierge de métal.

Est-ce qu'il me faudrait une meilleure encre pour écrire ? (Le problème, c'est que sur ordinateur, ça ne fonctionne pas bien...) - Par Eugène Grasset [Domaine public], via Wikimedia Commons
Peut-être que je suis tout simplement freinée par le fait que la publication et le lectorat ne suivent pas. Côté édition, la seule grande nouvelle de l'année 2024 est la publication d'Orgone Tour en e-book sur Vivlio Studio, et encore, elle ne me satisfait qu'à moitié, à cause des circonstances chaotiques dans lesquelles elle a été faite : annoncée au dernier moment, rétractée puis re-confirmée, et accompagnée d'un raté technique puisqu'il a fallu plusieurs jours pour que le livre soit enfin visible sur le site. J'espère que ce sera mieux quand ce sera enfin le tour de Capitaine Quantum de sortir en e-book, mais je n'ai toujours pas de date pour cette sortie.

Je ne suis pas restée inactive cette année vis-à-vis des éditeurs, j'ai même envoyé Celle qui règne sur les crotales à un nouvel éditeur (la nouvelle avait été refusée par ceux pour qui elle avait été écrite) et Moortopia est chez pas moins de deux éditeurs différents. Malheureusement, je ne vais pas pouvoir tenter de faire monter les enchères entre les deux, vu que ni l'un ni l'autre n'a jusque-là manifesté son intérêt.

2024 a aussi vu l'extinction de deux sites sur lesquels je publiais, InLibroVeritas et Muple, ce qui n'a pas aidé à ma visibilité. La suppression de mon compte Twitter non plus, même si je l'ai fait volontairement et pour de très bonnes raisons. J'essaie cependant de renforcer les liens avec les communautés d'auteurs sur Mastodon, mais c'est encore très dispersé et la promotion n'y est pas toujours bien vue. Ça ne me plaît pas plus que cela non plus, mais vu que personne ne semble disposé à me mettre en avant, il faut bien que je le fasse moi-même...

Enfin, m'apitoyer sur mon sort n'y changera rien. Il faut que je reprenne l'écriture de La Vierge de métal, il commence à y avoir urgence, ce projet traîne depuis trop longtemps. S'il entraîne l'Alchimiste ou le Capitaine Quantum dans son sillage, ou s'il se fait traîner par eux, peu importe, il faut que je fasse quelque chose si je ne veux pas que tout cela se tarisse définitivement. Ce serait vraiment dommage de cesser d'être un écrivain alors que je ne suis pas sûre d'avoir vraiment commencé à en être un...

dimanche 10 novembre 2024

BookPack 11.0

Le nouveau BookPack change à nouveau de version majeure puisqu'il inclut désormais le lien d'Orgone Tour sur Vivlio Studio. Un peu de ménage a aussi été fait, notamment pour retirer le lien vers mon compte Twitter/X désormais mort, enterré et inutile.

Ce BookPack ajoute aussi le 8e recueil des Micronouvelles élaboré au cours du mois d'octobre et publié début novembre. Deux textes sont actuellement absents car en cours d'examen chez des éditeurs : le roman Moortopia et la nouvelle Celle qui règne sur les crotales. Ils reviendront peut-être, mais le but que j'espère est qu'ils soient acceptés et qu'ils quittent donc définitivement le BookPack...

Encore et toujours des livres... - Attribué à William Notman [CC0], via Wikimedia Commons
Comme d'habitude, le BookPack version 11.0 est à retrouver dans le menu de droite, ou directement ici. A bientôt pour une future nouvelle version !

samedi 17 août 2024

Les deux faces du bonheur

Élaboré en grande partie pendant le dernier Camp NaNoWriMo, le nouvel épisode de l'Alchimiste, Les deux faces du bonheur (ex-Un bonheur illimité, le titre qu'il portait pendant le Camp NaNoWriMo), est enfin prêt à être publié.

On aurait pu penser qu'à la fin de L'horizon d'un voyage, ayant retrouvé Tommasino ainsi que des alliés prêts à arrêter Egon Mack avec elle, l'Alchimiste ne pouvait qu'aller mieux. Malheureusement, des pièges se dressent toujours sur sa route, et celui-ci va se révéler particulièrement subtil et tordu. Sa situation peut avoir, à première vue, l'apparence du bonheur, mais le bonheur a parfois une face cachée à laquelle personne ne s'attend, surtout si cette face cachée ne peut se découvrir que dans une autre dimension...

Couverture de Les deux faces du bonheur.
Cette nouvelle aventure de l'Alchimiste est disponible dès à présent sur Atramenta. En parallèle, je profite de l'ouverture du dépôt des manuscrits d'un nouvel éditeur pour lui envoyer Moortopia. C'est peut-être désespéré, mais il paraît que certaines personnes ont essuyé 12 refus avant de voir leur livre devenir un succès. Et pour une fois, Moortopia est également en cours d'examen chez un autre éditeur auquel je l'ai envoyé il y a quelques mois. C'est donc pour une fois mon tour de mettre des éditeurs en concurrence pour me publier... si le premier n'a pas déjà jeté mon manuscrit à la corbeille.

dimanche 27 août 2023

BookPack 8.6 - Soutenez mon écriture !

Avec l'arrivée du nouvel épisode de l'Alchimiste La nuit des masques, vient logiquement un nouveau BookPack. Un BookPack qui voit également le retour de Moortopia qui, après de longues tergiversations, n'a finalement pas été retenu par l'éditeur à qui je l'avais envoyé. Et heureusement que je l'ai relancé, car il ne semblait pas pressé d'avouer que c'était mort... L'avantage, c'est que ce roman comparé à du Dickens par certains lecteurs est de nouveau disponible pour tout le monde.

Vous pouvez télécharger le nouveau BookPack à partir du menu à votre droite ou directement ici !

J'en profite pour attirer votre attention sur un petit ajout à mon blog. L'inconvénient de voir mes textes refusés par des éditeurs, c'est que je ne gagne pas d'argent dessus (eux non plus... mais moi non plus), et bien que je sois d'accord pour les mettre à disposition gratuitement, une petite participation financière ne me ferait pas de mal et m'aiderait à me convaincre qu'ils valent quelque chose. Alors si vous voulez exprimer votre soutien, un lien Paypal est disponible dans le menu de droite ou directement ici. Même un euro est apprécié, chaque geste compte. Et si vous ne vous pouvez pas vous permettre de dépenser un euro, un commentaire gentil ici ou sur Atramenta sera toujours le bienvenu.

Bonnes lectures !

Bien que sans alcool, ce BookPack 8.6 devrait étancher votre soif... de lecture. - Par Pleasme, CC BY-SA 4.0 [https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0], via Wikimedia Commons

dimanche 15 janvier 2023

La Vierge de métal et autres projets : nouvelles de janvier

2022 a laissé la place à 2023, mais il n'y a pas beaucoup d'évolution depuis décembre dernier dans mes projets d'écriture, surtout la routine habituelle. La plus "grande" (avec beaucoup de guillemets...) nouvelle est que pour Celle qui règne sur les crotales, c'est mort : le texte n'a pas été accepté pour l'anthologie. Pourtant, l'éditeur n'avait a priori rien à lui reprocher : le thème était respecté, le style au niveau attendu, l'ambiance efficace... mais d'autres textes étaient visiblement meilleurs. L'histoire de ma vie (et pas seulement en termes d'écriture d'ailleurs) résumée en un message : je suis bien, il n'y a pas de problème avec moi, mais on préfère s'intéresser à quelqu'un d'autre. Enfin, ils ont plus perdu que moi : Celle qui règne sur les crotales sera publiée sur Atramenta sous peu à disposition de tout le monde, et il y a un nouvel éditeur sur la liste de ceux dont je ne risque pas d'acheter les publications.

Pour Moortopia, toujours pas de nouvelles mais il faut plus de temps pour évaluer un roman qu'un texte court. Au moins je sais qu'ils le font sérieusement, j'espère juste que le résultat ne sera pas un refus ferme, mais au pire une demande de réviser certaines choses comme cela a été le cas pour d'autres.

En attendant, je continue mes projets d'écriture en cours, à commencer par La Vierge de métal, qui a été le premier texte auquel j'ai touché le 1er janvier 2023, et que je continue lentement mais sûrement : il dépasse désormais les 50 000 mots, et un nouveau personnage qui n'a l'air de rien mais qu'on va revoir vient d'entrer à son tour dans l'histoire. (Pour les gens qui suivent mes tribulations, ce n'est pas "Gavin" comme dans "Gavin Bellini", cette fois c'en est un autre qui porte le même prénom, mais ce prénom peut encore changer comme celui d'Oliver Lloyd dans L'étrange affaire Nottinger...)

Les aventures de l'Alchimiste, elles, attendent toujours une fin pour la saison 1 et je n'en ai pas encore fini avec Les Anges du futur même si je note de nouvelles idées pour le terminer avec son double Le démon du passé. Et cependant, la saison 2 s'enrichit encore de quelques lignes dans le 2e épisode La nuit des masques, qui se paie en plus le luxe de mettre en scène de très anciens personnages dont vous n'avez jamais entendu parler, et que je ressuscite juste pour l'occasion et pour le plaisir. Ils auront une seconde vie de cette manière, même si elle risque d'être un peu courte.

Quels personnages se cachent derrière les masques ? - Par Wanblee~commonswiki, CC BY-SA 3.0 [http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/], via Wikimedia Commons

mardi 3 janvier 2023

2022 en écriture

Même si j'aurais voulu en faire plus (ou en avoir plus), 2022 n'a pas été une mauvaise année en matière d'écriture. Déjà, c'est l'année de la sortie de Capitaine Quantum sur Doors en janvier, et bien que l'application ait connu quelques changements depuis, je garde l'espoir d'en publier une nouvelle saison un jour, même si ce ne sera pas avant 2023. Capitaine Quantum a également été lu en février sur le Discord du Triskaïdékaphilit, et bien que l'activité principale prenne fin en 2023, ça reste une excellente découverte et l'occasion de rencontrer d'autres autrices et auteurs.

J'ai aussi profité de la fin de la première saison de Capitaine Quantum pour me réentraîner à écrire, notamment en février avec la publication d'un troisième recueil de micronouvelles, et avec le Writober en octobre. Essayer de prendre un rythme d'écriture régulier est primordial, même si je n'arriverai sûrement jamais à écrire réellement tous les jours, travail oblige. J'ai aussi été inspirée à l'occasion par la mythologie grecque, avec la nouvelle La flèche et la rame publiée en mars après y avoir cogité assez longuement.

L'Alchimiste a également été à l'honneur cette année, même si tout cela a été très erratique. Deux épisodes ont été publiés avec succès, Les docteurs aliens en janvier et Retour sur Ardentia en avril, mais ensuite, je me suis dispersée entre les deux derniers épisodes de la saison 1 qui n'avancent pas encore très bien (même si j'ai les idées de plus en plus claires sur ce qui devrait s'y passer) et l'amorce d'une saison 2 mettant en scène une nouvelle Alchimiste post-régénération et un tout nouveau compagnon bien différent des précédents. J'espérais que les importantes différences entre les deux saisons empêcheraient l'une d'empiéter sur l'autre, mais cela n'a pas vraiment été le cas. Il va désormais falloir que je me consacre à ce double épisode Les anges du futur / Le démon du passé qui doit conclure la première saison.

Il faut dire aussi qu'un autre gros projet a absorbé une bonne partie de mon temps et de ma motivation pour l'écriture, il s'agit bien entendu de mon projet de roman La Vierge de métal, dont l'écriture a commencé en mai : on voit bien qu'à partir de là, il n'y a plus eu de place pour les textes courts. L'écriture s'est plus ou moins bien déroulée selon les périodes (je vous renvoie aux articles mensuels sur "La Vierge de métal et autres projets" pour les détails), mais j'ai dépassé les 40000 mots et je m'approche doucement des 50000. Le roman est prévu en trois parties, et la deuxième a commencé, avec l'arrivée de nouveaux personnages qui auront tous un rôle important à jouer dans l'histoire. Je compte bien continuer sur ma lancée en 2023, si du moins je ne suis pas interrompue par la nouvelle saison de Capitaine Quantum, ou peut-être par Moortopia que j'ai envoyé à Elder Craft et dont j'attends toujours des nouvelles. Quoi qu'il arrive, je ne serai pas à court de projets d'écriture pour cette nouvelle année qui commence.

Il est temps d'explorer la matrice de nouveaux mondes par l'écriture... - Par Akhlispurnomo, CC BY-SA 3.0 [https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0], via Wikimedia Commons

jeudi 15 décembre 2022

La Vierge de métal et autres projets : nouvelles de décembre

En décembre, avec les fêtes de fin d'année qui arrivent et les préparatifs qui vont avec, j'ai un peu moins de temps pour écrire, mais j'ai bénéficié d'un regain de motivation après quelques hésitations post-Writober et post-Covid en novembre.

Après un peu de temps mort, La Vierge de métal reprend de plus belle, et cette fois, c'est officiel : les 40000 mots sont atteints, et la seconde partie du roman (qui doit en comporter trois) a commencé ! Elle met en vedette Adam Lumière, Grand Ordonnateur de l'Union Electrique, du moins c'est le nom et le titre que lui donnent l'Union Electrique... Quant au reste du monde...

Après Fleur et Spectre dans la première partie qui leur est consacrée, Adam Lumière va jouer à son tour un rôle important dans la destinée de Stanislas de Laurage. Pour le meilleur ou pour le pire ? La vérité, c'est qu'Adam lui-même n'est pas au courant de tout (un comble pour un adepte de l'électricité, de ne pas être au courant)... Ce qui ne l'empêchera pas de faire prendre un nouveau tournant à l'histoire, en y apportant le point de vue de l'Union Electrique jusque-là rejeté comme étant celui de "Satan en personne", ainsi que ses propres enjeux de pouvoir.

Du côté de l'Alchimiste, j'ai terminé un des épisodes en chantier, Les eaux rouges. Problème : comme je l'indiquais en novembre, il s'agit là du premier épisode de la saison 2 des aventures de l'Alchimiste, et je n'ai pas encore terminé la saison 1, je ne peux donc pas encore le publier. Il faut d'abord que je finisse d'écrire le dernier épisode double Les anges du futur et Le démon du passé avant de songer à cette nouvelle saison ; il va donc falloir attendre un peu avant de faire la connaissance de la nouvelle Alchimiste, de son nouveau compagnon Tony Jazzy, et bien entendu de son nouvel adversaire, héritier d'Omnicron d'une certaine manière et en phase avec l'actualité. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de commencer aussi un deuxième épisode de la saison 2, intitulé La nuit des masques et qui va permettre d'explorer plus avant la relation qui se dessine entre l'Alchimiste et Tony Jazzy. J'ai déjà 1000 mots sur cet épisode, autant dire qu'il avance plus vite que Les anges du futur, que j'essaie pourtant de faire bouger. Il faut dire aussi qu'il y a un côté plus drôle et décalé qui se met en place dans cette future nouvelle saison, malgré les circonstances...

Du côté des textes que j'ai envoyés à des éditeurs, Moortopia et Celle qui règne sur les crotales, pour le moment c'est le silence radio, mais je sais qu'Elder Craft lit les textes et fait des retours car quelqu'un que je connais en a eu un très complet. Plus qu'à attendre que ce soit le tour de Moortopia, en espérant que le retour ne sera pas trop mauvais.

dimanche 30 octobre 2022

BookPack 8.2

Avec pas mal de retard, le nouveau BookPack est arrivé avec deux changements : l'ajout de la dernière aventure de l'Alchimiste en date, Retour sur Ardentia, et le retrait de Moortopia que j'ai envoyé ce mois-ci à un éditeur. Retrait provisoire ou définitif ? Personnellement, je préférerais qu'il soit définitif car cela signifierait que j'aurai enfin réussi à faire éditer Moortopia.

En attendant de futures nouvelles aventures de l'Alchimiste (il y aura une saison 2, je ne sais pas encore quand, mais elle finira par arriver), mettez donc à jour votre BookPack dans le menu de droite ou directement ici ! Bonne lecture !

Toujours plus de livres dans le BookPack... - Par Martin Vorel, CC BY-SA 4.0 [https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0], via Wikimedia Commons

jeudi 13 octobre 2022

La Vierge de métal et autres projets : nouvelles d'octobre

Je poste ce billet un peu en avance car je risque de ne pas être disponible le 15 comme les mois précédents pour cause de départ en vacances, et j'ai des choses à dire car il y a du nouveau dans mes projets d'écriture.

Concernant La Vierge de métal, les choses continuent d'avancer lentement. Je n'en suis encore qu'à la première partie, mais l'intervention de l'Hérésie Electrique, qui doit ouvrir la seconde partie de l'histoire, est imminente, et même les personnages commencent à s'en douter. En revanche, ils ne soupçonnent pas encore qu'un autre loup est déjà dans la bergerie et attend de sortir ses griffes quand ils auront relâché leur vigilance...

Ce sont les autres projets qui ont le plus avancé. Celle qui règne sur les crotales, c'est terminé, et envoyé à Livr'S en espérant que la créature du désert régnera aussi sur l'appel à textes de western-horreur. Entretemps, j'ai découvert un autre appel à manuscrits, celui d'Elder Craft, une maison d'édition qui monte et qui publie des jeux de rôle et de l'imaginaire. Je leur ai envoyé Moortopia, qui mérite une nouvelle chance après tout le temps que j'ai passé dessus. J'ai redécouvert au passage que j'avais envoyé Moortopia à une autre maison d'édition en 2019 et que j'avais complètement oublié que je l'avais fait, puisque je n'ai... jamais eu de retour. Au moins, Elder Craft m'a déjà envoyé un accusé de réception très sympathique, j'espère que leur réponse définitive le sera tout autant (elle le sera forcément si elle est positive).

Après un été plein de doutes, j'ai aussi reçu des nouvelles de Doors. L'appli qui publie Orgone Tour et Capitaine Quantum est sauvée, elle a été rachetée par un gros éditeur numérique. Alors que je pensais devoir chanter "Ohé, ohé, capitaine (Quantum) abandonné...", il y a encore un espoir que la série connaisse une nouvelle saison. Il est encore trop tôt pour savoir quelles seront les nouvelles priorités éditoriales de Doors, mais à l'heure où j'écris ces lignes, Capitaine Quantum est de retour dans le Top 10 du moment, bien que seulement à la 9e place. Ce sera peut-être suffisant pour qu'une deuxième saison voie le jour...

Même si le Capitaine Quantum ne repart pas tout de suite dans les étoiles, cela pourrait être le cas de l'Alchimiste. J'avais laissé un temps ses aventures en pause après Retour sur Ardentia, mais j'ai repris l'écriture du futur nouvel épisode, Les anges du futur, qui doit former un diptyque avec Le démon du passé qui, comme son nom l'indique, marquera l'affrontement final entre l'Alchimiste et Omnicron.

Et tout comme pour Capitaine Quantum, j'envisage désormais une nouvelle saison pour l'Alchimiste. A nouvelle incarnation de l'Alchimiste, nouveau compagnon : si Crystaléa, l'âme du vaisseau, peut difficilement donner sa démission, exit Sean et bonjour à un nouveau compagnon au style très différent. Considérant que ses sentiments pour Sean étaient sa faiblesse et qu'Omnicron a pu l'exploiter sans vergogne, la nouvelle Alchimiste décide que si elle reprend un passager, il faudra qu'il n'y ait aucun sentiment dans leur relation. Et c'est très opportunément que dans une station spatiale miteuse que le Capitaine Quantum fréquenterait sans hésiter, elle tombe sur Tony Jazzy, strip-teaseur et escort patenté qui aimerait bien voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Elle acceptera de le prendre à son bord en échange de la garantie que ça restera strictement professionnel... et évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu, sans compter qu'un ennemi qu'on croyait disparu va refaire surface.

Bien que la saison actuelle ne soit pas terminée, je pense pouvoir commencer la deuxième en parallèle, le changement d'Alchimiste et de compagnon induisant un changement d'ambiance qui ne devrait pas parasiter le reste. Et j'ai hâte de faire apparaître ce nouveau compagnon inédit.

Mais... qui a inspiré le personnage de Tony Jazzy ? La réponse au prochain numéro peut-être, tout ce que je peux vous dire, c'est que ce ne sont pas les Capaldi cette fois... - Par Khaydock, CC BY-SA 3.0 [https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0], via Wikimedia Commons

dimanche 24 mai 2020

Muple et anniversaire des micronouvelles

Quelques nouvelles en bref pour ce mois de mai déconfiné mais pas tant que ça.

Tout d'abord, Moortopia est maintenant disponible sur une nouvelle plate-forme d'écriture, Muple. C'est le premier texte que je publie sur cette plate-forme, à titre expérimental, et si les lecteurs sont au rendez-vous, je publierai d'autres textes, à commencer sûrement par les aventures de l'Alchimiste dont je suis en train de terminer le 6e épisode, Renaissance en enfer. Concernant Moortopia, une petite différence par rapport à la version sur Atramenta est à noter : en raison des limitations de Muple concernant les titres des chapitres, les chapitres intitulés "???" dans la version originale sont intitulés "Peter" dans la version Muple, ce qui, je l'espère, ne changera pas grand-chose.
Couverture de "Moortopia" sur Atramenta et Muple.

Ensuite, le 16 mai dernier, j'ai participé à l'anniversaire des Micronouvelles de @KeoTauteur, qui avaient déjà été l'occasion de sortir deux recueils, sobrement intitulés Micronouvelles et Micronouvelles II. Le principe était un peu différent cette fois, puisqu'il était possible de proposer sa propre image et de faire gagner des lots aux participants.
Je vous laisse retrouver où j'ai proposé mes micronouvelles, je ne sais pas encore si je vais en faire un recueil dédié mais cela me semble peu probable. J'ai proposé ma propre image (inspirée par le fait que le même jour avait lieu un concert acoustique en streaming de Lewis Capaldi, pour l'anniversaire de son premier album Divinely Uninspired to a Hellish Extent) et quelques micronouvelles en ont découlé.
Je n'ai pas gagné de lot, mais j'ai quand même été gagnante dans l'affaire puisque le concours m'a permis d'offrir les Chroniques Nottinger et peut-être de donner l'envie de découvrir L'étrange affaire Nottinger !

lundi 6 avril 2020

Moortopia

On peut dire que c'est la fin d'une longue aventure, mais aussi le début d'une nouvelle puisque pour la toute première fois, Moortopia arrive enfin à la rencontre de ses lecteurs. J'aurais aimé que ce soit via un éditeur, mais ce sera finalement sur Atramenta (depuis Micronouvelles II je n'arrive plus à publier sur InLibroVeritas, il va falloir que je regarde de quoi il retourne...) que vous allez pouvoir découvrir ce roman dont voici le résumé :
La famille Taylor a tout réussi : le mariage de leur fils Andrew avec la riche héritière Victoria Moore, et la découverte du radianium, une substance nouvelle et miraculeuse dont personne ne soupçonne l'étendue des applications. Une jeune femme, pourtant, commence à s'intéresser de près aux affaires des Taylor, au risque de découvrir de terribles secrets et d'y perdre ce qu'elle a de plus précieux.
 Vous l'avez peut-être deviné, vous n'allez pas être au bout de vos surprises avec ce roman dont le début a l'air gentillet mais qui va vous entraîner dans des endroits insoupçonnés, hommages à la fois au gothique victorien et à l'histoire bien réelle de la découverte du radium et de quelques dérapages qui ont suivi.
Couverture de Moortopia
Afin que tout le monde puisse en profiter et le distribuer le plus facilement possible, Moortopia a déjà été ajouté à la toute nouvelle version 4.3 de mon BookPack, que vous pouvez retrouver dans le menu à droite ou directement ici.
Bonne lecture, et surtout restez chez vous et n'avalez pas n'importe quoi ! De mon coté, je me remets à mes projets d'écriture en cours.

jeudi 2 avril 2020

Moortopia arrive bientôt !

Moortopia est un roman qui a déjà une très longue histoire derrière lui. Commencé il y a déjà plusieurs années, arrêté puis repris en 2017, refusé une première fois en 2018 puis envoyé à un autre éditeur début 2019, il est maintenant clair qu'il a été refusé par ce second éditeur, sans que je puisse savoir s'il a réellement été lu.
Il est maintenant temps d'arrêter d'espérer quoi que ce soit des éditeurs avec qui, de toute façon, je ne compte plus travailler dans l'immédiat. Après tout, j'ai d'autres endroits pour publier mes romans bien plus rapidement, et après tous les rebondissements qui ont eu lieu dans l'écriture et la tentative de publication de Moortopia, j'ai décidé d'y mettre fin de la meilleure manière possible, puisqu'après ces refus je n'ai plus de raison de ne pas faire ce que je veux de ce roman qui m'a occupé aussi longtemps, et je peux donc le mettre enfin à disposition de mes lecteurs et lectrices (peut-être surtout les lectrices, puisque dans Moortopia, ce sont des femmes qui tiennent les premiers rôles).
Dans les jours qui viennent, Moortopia sera donc publié en ligne et gratuitement sur Atramenta et InLibroVeritas, ce qui permettra à tous et à toutes de découvrir enfin cette histoire d'un monde victorien alternatif où la découverte d'un produit miracle va faire et défaire des fortunes et parfois même des vies.
En cette période de confinement général qui va durer jusqu'au 15 avril (et sans doute au-delà) en France, et avec la fermeture des librairies physiques et les sorties repoussées chez la plupart des éditeurs, je suis sûre que beaucoup auront besoin de lecture, et cette histoire de produit miracle et de bouleversements de la société fait, quelque part, écho à l'actualité. En attendant, restez bien chez vous, et surtout n'avalez pas n'importe quoi.
En avant-première, la future couverture de Moortopia.

lundi 15 juillet 2019

Pourquoi je ne continue plus l'édition à compte d'éditeur

Ceux qui me connaissent le savent, je suis éditée à compte d'éditeur pour deux de mes romans, Le don d'Osiris et L'étrange affaire Nottinger. L'édition à compte d'éditeur, c'est une chose dont beaucoup d'écrivains rêvent, et qui dans mon cas, est arrivée un peu par hasard, au gré des rencontres sur Twitter qui ont fini par me mettre en contact avec quelqu'un qui cherchait des manuscrits. C'est ainsi qu'a été publié en 2015 Le don d'Osiris, et trois ans plus tard, L'étrange affaire Nottinger.

Autant le dire tout de suite, je ne regrette absolument pas de m'être engagée là-dedans. Il y a eu des hauts et des bas, de longues périodes d'attente, des moments d'angoisse et de doute, mais aussi beaucoup de bons moments, des rencontres sympathiques, des brunchs improvisés en parlant de films très particuliers et des défis sur des coins de table pour savoir si la poésie de SF est possible.
Tout cela est bien, mais il n'y a pas que du bien et il arrive parfois un moment où le bon ne parvient plus à contrebalancer le mauvais. Ce moment, on croit toujours qu'il n'arrivera jamais, puis le refus de Moortopia le fait soudain apparaître à l'horizon et rappeler son existence, puis au fil du temps, lentement mais sûrement, l'enthousiasme s'étiole, les mauvaises choses que j'avais jusque-là réussi à ignorer reviennent, jusqu'à ce que je parvienne à cette conclusion triste mais malheureusement sans appel :
Quand je propose un livre à la publication, ça se termine soit par un refus, soit par un livre qui ne se vend pas.
Dans les deux cas, le résultat ne vaut pas les efforts investis.

Je n'ai pas de meilleurs mots pour résumer cela que ceux de Tegan Jowanka au Cinquième Docteur dans Doctor Who : "It has stopped being fun." C'est une belle aventure et je ne la regretterai sûrement jamais, mais je ne me sens pas capable de continuer. L'enthousiasme des débuts est retombé et fait place à la lassitude. Je suis lasse de voir qu'un ouvrage chasse l'autre et qu'au bout de quelques mois plus personne ne parle du mien (surtout qu'on n'en parlait déjà pas beaucoup à ses débuts), lasse des salons où j'attends des heures derrière un stand désert, lasse de ne pas me sentir à ma place dans le milieu de l'édition où je ne connais pratiquement personne, lasse de sourire à des journalistes qui vont se moquer de mon livre dans leur prochain numéro.

C'est pourquoi, et jusqu'à nouvel ordre, je ne proposerai plus de nouveau livre à des éditeurs. Mes contrats en cours continuent évidemment d'être effectifs, mais il n'y en aura pas d'autres. J'ai proposé Moortopia à un autre éditeur en début d'année, mais je ne me fais pas d'illusions, maintenant je connais le métier : s'il n'y a pas eu de réponse au bout de trois ou quatre mois, il n'y en aura jamais.

Cela ne signifie pas que je vais m'arrêter d'écrire. Je vais peut-être, tout simplement, me recentrer sur InLibroVeritas et Atramenta, où Alva & Eini est toujours en vente (sous forme numérique uniquement). Je suis consciente que je ne vais pas y gagner, voire que selon mes options je vais y perdre, de l'argent, mais ce que j'ai gagné jusque-là était de toute façon trop faible pour avoir une quelconque importance. Il est possible que Moortopia, puis peut-être Dernière Course, soit bientôt publié là-bas de manière payante ou gratuite.

Cette annonce n'appelle pas forcément de réactions, et je sais bien que le départ d'une autrice que personne ne lit ne va pas déclencher de mouvements de foule. Cependant cela avait besoin d'être dit, pour pouvoir enfin mettre des mots sur ce que je ressens et tourner la page, en attendant d'écrire un nouveau chapitre, suivi peut-être par d'autres plus tard.
La fin du voyage... ou une pause en attendant le prochain ? - Par Caspar David Friedrich [Domaine public], via Wikimedia Commons

mercredi 27 mars 2019

Camp NaNoWriMo et Dernière Course : c'est reparti pour 2019

Rappelez-vous : ma dernière (qui était aussi ma première) participation au Camp NaNoWriMo, c'était en avril dernier, pour donner un coup de boost à l'écriture de Dernière Course. Une tentative qui s'était soldée par un succès puisque j'étais même allée au-delà de l'objectif initial et que quelques mois plus tard, je mettais enfin le point final à Dernière Course.
Cependant, je savais que ce n'était qu'un premier jet avec des imperfections, et malgré ma satisfaction d'avoir réussi à écrire mon plus long roman en ce jour, je savais dès juillet dernier que Dernière Course, comme une des voitures de course dont il parle, allait avoir besoin d'un bon coup de polish, et avant cela, d'un petit examen du moteur et de la carrosserie pour réparer tout ce qui pourrait aller de travers. J'aime énormément Dernière Course, et c'est justement pour cela que je voulais le retravailler, pour être sûre que cette histoire aille au maximum de son potentiel, ou du moins au maximum où je peux l'emmener avec mes compétences d'autrice actuelles.
Beaucoup de choses m'ont empêchée de commencer ce travail jusque-là : ma répugnance naturelle pour la réécriture qui peut très vite me faire détester ce que j'ai adoré écrire, ma baisse de moral l'été dernier suite à la non-publication de Moortopia, la nécessité de terminer La Légende de Thaalia puis Le plan des hommes-métal, autant de choses qui ne m'ont pas aidée à me remettre à Dernière Course. Je gardais pourtant tout cela dans un coin de ma tête, notant des pistes d'amélioration parfois contradictoires ou trop détaillées, mais sans jamais perdre tout à fait de vue l'idée globale.
L'arrivée du mois d'avril et du Camp NaNoWriMo 2019 m'ont suggéré l'idée de boucler la boucle (ce genre de symbole a de l'importance pour la motivation) et de lancer enfin en 2019 la réécriture de ce que j'avais terminé en partie grâce à l'édition de 2018.
Je me suis d'ores et déjà installée dans une cabane avec des gens que je connais un peu grâce à Twitter, et pour la première fois dans un projet de type NaNoWriMo, je me fixe un objectif non pas en mots (Dernière Course est déjà globalement écrit et je n'ai pas pour but de l'étendre à l'infini) mais en heures, pour me forcer à passer du temps sur cette réécriture. En prévoyant un rythme d'1 heure par jour ouvré et 3 heures par jour de week-end ou jour férié (Lundi de Pâques inclus), c'est donc un objectif initial de 47 heures que j'ai choisi. Si je passe plus de temps, tant mieux. Si j'ai besoin de moins d'heures pour amener Dernière Course au niveau que je souhaite, tant mieux aussi, mais j'y crois moins.
Mes principaux axes de travail sont les suivants :
  1. Éliminer toutes les incohérences et les répétitions scénaristiques (entre autres, il y a une double amnésie qui me semble redondante, une seule perte de mémoire suffit et aura plus d'impact). C'est sûrement cette partie qui va m'occuper le plus.
  2. Accentuer le côté cyborg et connecté de Saïba, ainsi que l'intrusion dans son cerveau que cela implique.
  3. Donner un peu plus d'importance aux personnages de May et Uru, et éventuellement au "Chico de Cuba" qui est actuellement le moins présent de tous.
S'ajoutera évidemment à cela tout problème ou idée d'amélioration qui pourrait me venir en cours de "route"...
J'appréhende cette réécriture, et en même temps j'ai hâte de m'y remettre. Depuis juillet dernier, Dernière Course et ses personnages ne m'ont jamais totalement quittée, et il suffit parfois d'une image ou d'une musique pour que je me sente repartir sur la Transcontinental 50 avec William "Shadow" Chaser, Saïba et les autres. Après tout, il n'y a que les routes qui sont belles, et peu importe où elles nous mènent...
On the road again... - Par Regulator78 sur English Wikipedia [Domaine public]

samedi 19 janvier 2019

Message pour le futur

C'est un article assez particulier puisque plutôt qu'annoncer ce qui vient d'arriver ou ce qui va bientôt arriver, je laisse ici un message à mon moi du futur, mais qui peut aussi concerner d'autres auteurs et autrices, ce qui me pousse à le publier ici.
Le contexte : après avoir essuyé un refus de Moortopia de la part de mon éditeur, je me suis posé beaucoup de questions et j'en suis finalement arrivée à la conclusion que je ne voulais pas faire un retravail en profondeur sur ce roman, surtout sans aucune assurance que ça allait passer la prochaine fois. Mon intention initiale était de me concentrer plutôt sur la réécriture de Dernière Course, ce qui n'a pas été fait pour l'instant mais ce n'est que partie remise. Quant à Moortopia, j'envisageais de le mettre à plus ou moins long terme sur Atramenta au même titre qu'Alva & Eini, cependant sans être tout à fait sûre de ce que j'allais faire au préalable : plus de corrections externes ou pas, ou éventuellement chercher un autre éditeur.
Justement, début janvier, je suis tombée sur un tweet des éditions L'Atalante annonçant l'ouverture des soumissions de manuscrits pendant le mois. L'Atalante, c'est une maison nantaise (ma région d'origine) spécialisée dans le policier, le fantastique et la science-fiction, qui édite entre autres deux de mes idoles, Pierre Bordage et le regretté Terry Pratchett. Un must !
J'ai donc décidé de prendre mon courage à deux mains et de leur envoyer Moortopia pour voir. Après tout, tous les éditeurs se basent sur des critères subjectifs : ce qui est refusé par l'un sera peut-être accepté par d'autres.
Évidemment, ce message n'est pas seulement là pour annoncer l'envoi de Moortopia, bien que si cela intéresse quelqu'un, c'est déjà une bonne chose. Je connais mon caractère et je sais ce qu'un refus d'éditeur peut me faire. Je laisse donc un mot à mon moi du futur dans l'espoir de ne pas trop mal encaisser le choc d'un éventuel refus (il est également possible que Moortopia soit accepté, mais dans le doute, mieux vaut se préparer à toutes les éventualités).
Je ne vais pas trop m'attarder sur les consolations un peu éculées comme "JK Rowling a essuyé 8 refus avant de réussir à publier Harry Potter" ou autres "même les meilleurs ont été refusés à leurs débuts". Dans ce genre de moments, le reste du monde n'a de toute façon pas de grande importance, et quels que soient les faits, j'aurai toujours tendance à penser que tout le monde est publié sauf moi.
Je vais faire beaucoup plus simple : me dire qu'il ne peut rien arriver de mal. Si Moortopia est accepté (restons optimistes, si je pensais qu'il n'a aucune chance, je n'essaierais même pas de l'envoyer), alors j'aurai tout gagné. Et s'il est refusé... ça ne change rien. Je reprends simplement mon plan de l'auto-publier sur Atramenta, éventuellement en faisant appel à quelqu'un pour le corriger, sans aucun doute en faisant appel à quelqu'un pour la couverture. A moins qu'un autre éditeur ne s'y intéresse finalement, on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve.
Quelle que soit l'issue, l'exigence d'envoi du manuscrit de préférence au format EPUB m'aura également permis d'apprendre quelque chose : qu'on peut modifier ces fichiers facilement avec quelques connaissances en HTML et un outil comme l'éditeur d'e-book de l'excellent logiciel calibre.
J'attends donc de voir ce que cela donnera. D'ici là, j'ai encore du pain sur la planche. Il faut encore terminer une histoire de voyage dans le temps, rectifier un NaNoWriMo où j'ai repéré une incohérence scénaristique, mettre au format numérique une histoire de fantasy humoristique griffonnée sur mon moleskine, et encore et toujours (je me répète mais tant pis) me mettre enfin à réécrire Dernière Course !
Des nouvelles à suivre dans les mois à venir, et j'espère qu'elles seront bonnes... Souhaitez-moi bonne chance.
Croisons les doigts ! - Par Evan-Amos [CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

samedi 11 août 2018

Le blues de l'écrivain, le retour

Content warning : il est possible que je sois amère et/ou que je m'apitoie sur moi-même dans cet article. A vous de voir si vous avez envie de subir ça ou pas...

Tous les auteurs ont sans doute connu ce genre de moment, mais il se trouve que cette fois c'est mon tour : je viens de subir mon premier refus de manuscrit. Ici, je ne compte volontairement pas les anciens refus, il y a quelques années, de maisons d'édition à qui j'avais envoyé des manuscrits un peu au hasard comme bien des auteurs débutants. Ils n'étaient pas agréables, évidemment, mais ici c'est bien pire, puisque c'est Mü éditions qui, après avoir publié Le don d'Osiris et L'étrange affaire Nottinger, annonce, après de longs mois d'attente, devoir refuser Moortopia.
Même si je pense que la sentence aurait pu tomber bien plus tôt, je remercie quand même Davy d'avoir attendu que mon anniversaire soit passé histoire de ne pas le gâcher. Lui-même, il faut bien le dire, était clairement gêné de devoir m'annoncer ce refus, et insistait sur le fait qu'il ne ferme pas complètement la porte à Moortopia ou au reste, à condition que j'améliore mon écriture.
Une nouvelle difficile à encaisser après avoir publié deux romans, même au succès relatif, sans parler du fait qu'elle coïncide apparemment avec une critique peu élogieuse de L'étrange affaire Nottinger (si vous voyez de quoi il s'agit, merci de ne pas m'en envoyer ni le lien ni le contenu, je n'en ai pas besoin, et ceux qui l'ont publiée sont d'ores et déjà dans ma liste noire personnelle comme tous les rares auteurs de critiques négatives de mes livres). Je ne sais pas dans quelle mesure cette critique a influencé le refus de Moortopia et je crois que je préfère ne pas savoir.
La principale question sous-jacente est de savoir si je suis prête (je laisse pour l'instant de côté la question d'en être capable) à améliorer en profondeur mon écriture ? Elle est au cœur du problème pour une raison toute simple : pour moi, écrire est avant tout un plaisir et j'entends que cela reste ainsi. S'il s'agit de refaire toujours les mêmes choses, parfois jusqu'à l'ennui ou à l’écœurement, avec des gens insatisfaits face à moi, j'ai mon autre travail, et quoi qu'on puisse dire dessus, il a l'avantage d'être payé des milles et des cents. Quoi qu'il arrive, je ne veux pas que mon activité d'autrice finisse par ressembler à ça alors qu'elle n'aura probablement jamais la même compensation.
A partir de là, deux choix s'offrent à moi : soit tenter effectivement de m'améliorer en espérant que cela ne finira pas comme je le décris plus haut, soit me concentrer sur ce qui me plaît et me plaira toujours, à savoir écrire sans me soucier plus que cela de la qualité, et retourner quelque temps dans le "circuit" amateur avec Atramenta.
Après avoir goûté à la publication, aucun des deux ne me satisfait tout à fait. J'ai cependant tenté de reprendre l'écriture de La Légende de Thaalia en gardant bien à l'esprit qu'il n'y a aucun objectif en jeu et que ce n'est pas grave si le scénario s'écrit un peu au fur et à mesure.
Et histoire de bien enfoncer le clou, coup de théâtre : le contrat de publication d'Alva & Eini sur Atramenta, dont j'avais un peu oublié la date de début et la durée, se termine dans 3 mois. J'ai la possibilité de le renouveler, et contrairement à l'autre, cela ne me coûtera a priori qu'un peu d'argent, mais là aussi se pose la question du "à quoi bon". La dernière vente d'Alva & Eini en version papier remonte à 2014, la version e-book (moins chère) résiste un peu mieux avec quelques ventes début 2018, mais là encore on ne peut pas dire que le succès a été au rendez-vous. (D'ailleurs, si vous voulez acheter Alva & Eini mais que vous hésitez, je vous conseille de le faire maintenant, dans 3 mois ce sera peut-être trop tard.)
Je n'arrive pas à me décider sur aucune des deux questions pour le moment, tout ce que je sais c'est que j'ai déjà versé des larmes à cause de tout cela parce que l'écriture me tient à cœur, et que ce n'est peut-être pas encore terminé (il n'y a pas que Churchill pour promettre du sang et des larmes). Tous les messages de soutien, conseils avisés que ce soit dans n'importe quelle direction sont les bienvenus, et pour ceux qui voudraient profiter de cette période de doutes pour m'attaquer, sachez que ma liste noire personnelle est extensible.
"Mélancolie", Edgar Degas [Domaine public], via Wikimedia Commons

lundi 9 juillet 2018

"Dernière Course" passe la ligne d'arrivée !

C'est arrivé ce week-end, ce dimanche plus précisément, à peu près en même temps que l'arrivée de la 2e étape du Tour de France (qui passait près de chez mes parents, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je regardais) : j'ai enfin écrit le dernier mot de Dernière Course, après plusieurs mois d'écriture plus ou moins intensive et un bon coup d'accélérateur en avril pendant le Camp NaNoWriMo, suivi d'une petite baisse de régime en mai et en juin mais qui ne m'ont pas empêchée de mettre le point final au récit, avec le mot "liberté" qui implique bien plus de choses qu'on ne pourrait le croire avec un simple mot.
Je sais cependant que ce n'est qu'un premier jet, et que sans même avoir commencé à le relire (je laisse "décanter" pour l'instant pour y revenir plus tard), j'ai déjà remarqué qu'il y a des incohérences auxquelles il va falloir remédier, et peut-être même en profiter pour enrichir le récit, même s'il fait déjà plus de 77000 mots, ce qui en fait peut-être le roman le plus long que j'ai écrit jusque-là (à titre de comparaison, L'étrange affaire Nottinger fait environ 60000 mots, Alva & Eini environ 67000). Je sais que la longueur ne fait pas forcément la qualité, mais Dernière Course porte bien son nom : son écriture s'apparente à une véritable course d'endurance qui m'a donné l'impression de traverser une bonne partie des États-Unis avec ses héros.
Maintenant, il est temps de souffler un peu et de me pencher sur Moortopia, dont j'attendais des nouvelles pour fin juin mais l'éditeur est un peu en retard. Si Moortopia ne revient pas tout de suite sur le devant de la scène, je pourrai toujours terminer le conte fantasy que j'avais entamé et dont je ne sais pas exactement où il va aller, La Légende de Thaalia.
En attendant d'autres nouvelles de Dernière Course, voici quelques citations éditées via Quozio juste pour le plaisir des yeux :



lundi 30 avril 2018

Fin du Camp NaNoWriMo

Mon premier Camp NaNoWriMo se termine aujourd'hui, mais comme je l'avais prévu à mi-parcours, pas l'écriture de Dernière Course. Avec 63400 mots au compteur de mon LibreOffice et 63898 au compteur officiel du Camp NaNoWriMo (au moment où j'écris cet article ; le Camp NaNoWriMo se termine officiellement à minuit, mais je ne compte pas rester debout jusque-là même si le 1er mai est férié), Dernière Course est cependant assuré de battre un record puisqu'il est d'ores et déjà plus long que L'étrange affaire Nottinger.
Il ne reste plus grand-chose à écrire, ce sont les dernières étapes de la course et les personnages eux-mêmes en sont conscients. Pourtant, malgré un événement aussi inattendu qu'éprouvant (la mort d'un pilote en pleine course, et même si c'était un raciste qui votait Trump, le voir mourir en quasi-direct reste traumatisant), ils ne sont pas encore tout à fait au bout de leurs surprises ni de leurs épreuves. Le fait que le héros soit habitué à la compétition et aux défis, et surtout à les gagner, pourrait autant être un atout qu'un handicap dans les derniers rebondissements qui s'annoncent...
Je ne suis pas encore tout à fait certaine de l'aspect exact de la fin de Dernière Course. Il est d'ailleurs possible que je fasse une petite pause dans son écriture au mois de mai, d'abord pour essayer de voir ce que je peux faire d'une idée de conte fantasy qui me tourne dans la tête comme un fauve en cage, La Légende de Thaalia (titre provisoire), ensuite parce que les premiers retours sur Moortopia sont annoncés à peu près au moment des Imaginales, et même si mon éditeur a parfois tendance à être en retard, je dois quand même m'attendre à devoir bientôt retravailler sur Moortopia. Une intense activité d'écriture en perspective !
Gagné ! Cliquez ici pour voir les statistiques complètes du Camp NaNoWriMo et de "Dernière Course".

mercredi 20 septembre 2017

Le blues de l'écrivain

Ceux qui suivent mon blog savent que je suis éditée chez Le Peuple de Mü, ceux qui le suivent vraiment de près savent qu'il y a eu des déboires entre l'éditeur et son diffuseur-distributeur. Déboires qui ont débouché sur un procès maintes fois reporté et finalement jugé.
Apparemment ce procès n'a pas aidé l'éditeur. En effet, celui-ci, après m'avoir demandé de faire le brouillon d'un article Wikipédia pour sa maison et avoir ensuite maintenu le silence radio pendant 3 semaines alors que je lui demandais des documents indispensables pour terminer l'article, a fini par réagir à mon dernier message (il faut que je m'impatiente et que je m'énerve pour qu'il réagisse... je vais finir par croire que ça ne sert à rien d'être gentil)... pour annoncer de nouveaux problèmes financiers, et de gros changements à venir.
Il n'y a rien de précis d'annoncé là-dedans, une annonce plus précise doit venir plus tard, mais je ne suis pas dupe : je me doute bien que la sortie de L'étrange affaire Nottinger va être compromise. Au mieux reportée (alors qu'elle avait déjà pris bien du retard à cause de problèmes techniques de communication), au pire annulée faute de moyens.
A un moment où je me motive difficilement à relire Moortopia, et alors qu'après une longue période sans publication, j'attendais avec impatience la sortie de L'étrange affaire Nottinger et de la réédition du Don d'Osiris, inutile de dire que cette nouvelle tombe très mal. Et que même dans le cas où ces sorties seraient maintenues avec pas ou peu de retard, ça resterait un coup dur pour ma motivation.
Sans vouloir jouer les pleureuses, cette nouvelle n'est au fond qu'une nouvelle goutte dans le vase des trop nombreuses preuves que personne ne s'intéresse à ce que j'écris, et si même l'éditeur me lâche, sera-ce la goutte qui fera déborder le susdit vase ?
Il existe sûrement d'autres éditeurs de littératures de l'imaginaire si je ne peux plus continuer avec celui-là, mais je deviens lasse de chercher, sans parler de la crainte de penser tomber sur un bon éditeur, et d'avoir raison sur certains points... mais sur d'autres, me retrouver en position de dernière roue du carrosse, pas beaucoup plus lue que sur Atramenta et à la merci des problèmes financiers d'une petite maison d'édition.
J'espère que quelqu'un me détrompera. Sur n'importe lequel des points sus-cités. En attendant, j'arrête ici cet article car je suis lasse aussi de parler (et d'écrire) dans le vide.

samedi 20 mai 2017

Moortopia

J'ai parlé ici et là de Moortopia, mais sans donner beaucoup de détails, en particulier parce que je n'étais pas encore sûre à ce moment que ce serait mon projet d'écriture principal.
Mais puisque j'ai à présent dépassé les 30000 mots et que tout cela semble parti pour continuer, il est temps d'en dire un peu plus sur le sujet.
Moortopia est donc un projet entre steampunk et "radium-punk", c'est-à-dire que son esthétique rappelle davantage celle du steampunk mais de nombreux éléments tournent autour du radium, ou plutôt de son équivalent imaginaire le "radianium" (mot que j'ai composé à partir de "radium" et "uranium", lui conférant un aspect encore plus dangereux, si c'est possible). En particulier, les personnages, dont on adopte les différents points de vue tour à tour, font partie soit de la famille Taylor qui dirige un empire de l'industrie chimique ayant récemment découvert le radianium et ses applications, soit de ceux qui gravitent autour pour différentes raisons.
Publicité authentique de 1918 pour des cosmétiques au radium, les industries Taylor en produisent de similaires dans Moortopia. Par Radior cosmetics (site ad New York Tribune Magazine, page 12) [Domaine public], via Wikimedia Commons
En cette époque pseudo-victorienne où les riches sont très riches et les pauvres très pauvres (cela vous rappellerait-il une autre époque ?), on pourrait croire que les Taylor, qui dirigent leurs usines d'une main de fer et en récoltent les fruits abondants, sont au paradis. C'est en tout cas ce que pense la belle et capricieuse Victoria Moore, héritière d'une autre fortune industrielle et fiancée à Andrew Taylor, et donc destinée à faire le plus beau mariage de l'année. Elle a d'ailleurs reçu en cadeau de fiançailles "Moortopia", sorte de parc d'attractions privé aux allures de château de conte de fées (qui a dit Disneyland ?). Mais derrière les illusions se cache une dure réalité, révélée peu à peu par le radianium qui, comme le radium, a l'air d'un produit miracle mais détruit tout ce qu'il touche.
Bouteille de "Radithor", "médicament" au radium dont les effets ont inspiré l'histoire d'Andrew Taylor dans Moortopia - Par Sam LaRussa aux USA [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons
Et si on ajoute à cela de mystérieux automates beaucoup trop en avance sur leur temps, des ouvriers sous-payés et sous-considérés au bord de la révolte et une aventurière infiltrée dans la haute société, vous comprendrez que Moortopia a tout d'un cocktail explosif qu'il ne faut manipuler qu'avec des pinces, et si possible derrière un écran de protection. D'ailleurs, le temps d'enfiler ma combinaison plombée et je retourne à son écriture...